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Société

Ghana : La Pâques 2012 dominée par des soucis électoraux

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La célébration de la Pâques 2012 dans plusieurs églises à Accra, la capitale ghanéenne, ainsi que dans plusieurs autres villes et villages de l’intérieur du Ghana a été dominée par des messages qui prônent la paix, la tolérance et les préparatifs pour les élections générales de décembre 2012.

L’ambiance à Accra dans les milieux chrétiens et dans certains lieux publics retenus pour les services de Pâques ont imprimé cette année une tendance particulière à l’événement. A la différence de la journée de vendredi saint dernier avec l’observation de la passion du Christ où les chrétiens s’étaient vêtus de noirs, le dimanche et même hier, le lundi de Pâques, la plupart des chrétiens étaient en vêtements blancs pour signifier la résurrection de Jésus et sa victoire sur les forces ténébreuses.

A l’église catholique des Martyrs de l’Ouganda de Mamprobi à Accra, le Révérend père Christopher Sackey a exhorté les chrétiens à être des instruments de paix lors des élections générales de cette année. Touchant à l’essence de la résurrection de Jésus-Christ, le prédicateur a exhorté que «que la puissance de la résurrection emporte l’envie, la cupidité, la corruption et toutes les mauvaises choses qui sont associées à la nature humaine dans la mort de Christ de telle sorte que sa résurrection affranchisse la vie que nous menons».

Sur le plan national, il a déploré que certains Ghanéens profitent du recensement biométrique des électeurs en cours pour s’attaquer à d’autres et de ce constat, le leader religieux s’est interrogé sur qui se passera le jour du scrutin.

En alertant ses fideles sur les affres de la guerre, Sackey a rappelé aux Ghanéens qu’ils ont un seul pays et le fait de se trouver dans un autre pays en raison de la violence électorale voudrait dire qu’ils seraient privés de leur belle nation.
Même son de cloche pour le service de Pâques à l’église catholique Saint-Pierre d’Osu, centre ville Accra, où 30 nouveaux croyants ont été baptisés.

A la cathédrale anglicane Saint-Cyprien à Kumasi, une ville du centre Ghana, l’évêque Daniel Yinkah Sarfo a dirigé la congrégation dans la prière pour le renouvellement de la foi et le changement social attendu dans le pays. Il a appelé ses citoyens en âge de voter à s’inscrire dans leurs centres de vote et à voter pour des gens qui craignent Dieu le jour du scrutin.

À la cathédrale d’Abrepo, le célébrant du culte a d’abord exhorté les chrétiens et tous les Ghanéens à cultiver l’esprit de pardon avant de conseiller les responsables politiques à préserver la paix au Ghana avant, pendant et après l’élection générale de décembre prochain.

A l’église œcuménique de Legon où le Président Atta Mills a fait son culte de Pâques le dimanche, il a avertit les Ghanéens qu’ils ne doivent pas considérer la paix au Ghana comme un acquis car «nous faisons l’erreur de penser que nous avons le pouvoir, nous ne l’avons pas! C’est Dieu seul qui a le pouvoir».

Seule fausse note, dans certains quartiers musulmans à Accra tels que Fadama et Nima, les habitants ont passé le weekend dans l’indifférence ne sachant pas ceux que font leurs frères de la foi chrétienne qui ont l’habitude de ne pas associer les autres à leurs célébrations.

C.A.

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