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Société

Du civisme, et si on en parlait : Nécessité aux civils et aux corps habillés d’immatriculer leurs engins

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Le code de a route togolaise stipule «C’est l’immatriculation qui confère à un engin son état civil et son identification». Cependant, des citoyens de certaines villes de notre pays se croient au-dessus de la loi. Ils n’immatriculent pas leurs motos ou véhicules avant de les mettre en circulation. Cette manière comporte beaucoup de dangers.

D’une part, un conducteur de moto ou de véhicules non immatriculés, peut, après avoir ramassé un piéton, fuir. Dans ce cas, il sera difficile d’identifier le conducteur de l’engin qui a commis le forfait. D’autre part, les conducteurs de motos ou de véhicules non immatriculés peuvent être braqués et leurs engins volés. Dans ce cas également, il sera impossible de dénicher les brigands.

Il se raconte qu’une dame qui habite Atiégou, une banlieue de Lomé, a été braquée la semaine dernière par des brigands qui lui ont retiré sa moto nouvellement achetée et non immatriculée lorsque celle-ci revenait en une heure tardive du boulot.

Cette pratique est récurrente ces derniers temps. Chaque jour, on enregistre des cas. Pour beaucoup de personnes, la recrudescence de ce phénomène serait due au chômage des jeunes. Mais ce qui est choquant, c’est que les forces de sécurité qui devraient faire appliquer la loi en saisissant des engins non immatriculés préfèrent racketter les contrevenants puis les laisser partir.

En plus, ces hommes en uniforme, dans l’exercice de leur boulot, se croient au-dessus de la loi. En effet, ces derniers circulent en ville avec des motos et des véhicules non immatriculés, mais ce qu’ils oublient, c’est qu’ils peuvent être aussi victimes du vol. Un gendarme s’est fait voler sa moto qu’il avait garée devant la maison d’un de ses amis à qui il rendait visite. S’il avait immatriculé la moto, ses collègues la lui auraient retrouvée peut-être. La scène s’est passée populaire de la capitale. Un cri de «oh voleur !» retentit et l’agent en bon citoyen se lance à la poursuite du voleur, qui a pris la poudre d’escampette avec la moto. Le policier qui, n’ayant pas pu rattraper le voleur de sa moto, revint sur ses pas en sanglotant.

Ainsi, pour la sécurité des engins et des piétons, il est nécessaire aux civils et aux corps habillés d’immatriculer leurs engins.

D.M.

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