Médias

REVUE DE PRESSE

Advertisement

Les implications du rapport semestriel de la HAAC, la déposition de Kpatcha Gnassingbé à la CVJR, l’atmosphère de guerre à l’Université de Kara et l’issue de l’élection présidentielle au Sénégal, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

En fin de semaine dernière, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a, au lieu d’un rapport annuel conformément à la loi organique de cette institution, publié un rapport semestriel dans lequel elle a mis un accent particulier sur les dérapages de la presse privée.

Abordant ce sujet, «Akeklé, Le Scorpion, n° 530 du 26 mars 2012» qui titre à la Une : «Rapport semestriel de la HAAC : Le professionnalisme à l’épreuve de la liberté de la presse», écrit «03 juin 2011-31 décembre 2011, il y avait six mois que la nouvelle équipe de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris fonction. Afin de respecter son règlement intérieur qui lui impose un rapport à chaque six mois, cette institution dirigée par M. Kokou Tozoun a rencontré la presse le vendredi dernier pour présenter son bilan semestriel. Dans ce rapport, la presse a excellé dans ses travaux. Mais, il faut toutefois souligner qu’il y a eu des dérapages que la HAAC a toujours tenté de régler et continue par régler».

S’intéressant au même sujet, «Forum de la Semaine, n° 1153 du 26 mars 2012» titre en couverture : «Présentation du bilan semestriel de la HAAC : Les dérapages de la presse privée étalés à la place publique» et note : «Les locaux de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ont servi de lieu de rencontre entre cette institution et les médias vendredi dernier. C’était une occasion pour les responsables de la HAAC de présenter le bilan des six mois de leurs activités. Violations des règles d’éthique et de déontologie, ingérence dans la vie privée d’autrui affirmations sans preuves. Telles sont quelques unes des défaillances relevées par la HAAC dans la prestation des médias privés, sans toutefois oublier la disproportionnalité avec laquelle les médias publics traitent les informations».

Suite à ce monitoring, «Le Potentiel, n° 90 du 27 mars 2012» titre à la Une : «HAAC : Les prédateurs de la liberté de la presse ont sorti leur croc» et précise : «Le 23 mars dernier, tout le bataclan de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) était face à la presse dans les locaux de ladite Institution pour présenter les conclusions d’un supposé monitoring effectué sur l’ensemble des médias Togolais. A l’issue de cette présentation, il est révélé que la presse privée surtout celles qui critiquent le pouvoir de Faure Gnassingbé ne sont pas en odeur de sainteté avec l’institution, et se trouvent dans l’œil du cyclone. Par contre, les médias d’Etat dans leur ensemble et ceux qui louent à longueur de journée le Prince, ont leur côté qui monte à la puissance exponentielle».

Kpatcha Gnassingbé demi-frère du Chef de l’Etat, et le plus célèbre prisonnier du Togo aurait fait sa déposition à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) ce week-end.

S’intéressant à ce sujet, «Liberté, n° 1180 du 27 mars 2012» titre en manchette : «Prison civile de Lomé : Kpatcha Gnassingbé extrait de sa cellule et conduit vers une destination inconnue dans l’après-midi de dimanche». Révélant que les deux personnes arbitrairement arrêtées à Kara dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat demandent la réparation des préjudices subis, le confrère indique : «Des mouvements inhabituels ont été observés dans l’après-midi de dimanche dans la cellule de Kpatcha Gnassingbé à la prison civile de Lomé. Et pour cause, l’ancien ministre de la Défense en aurait été extrait et conduit à des destinations inconnues… Des sources affirment que l’ancien DG de la SAZOF serait brièvement sorti de prison et conduit sous haute surveillance au siège de l’OCDI (Organisation de la Charité pour un Développement Intégral, ndlr) dans le quartier Hedzranawé où il aurait été entendu par le président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), Mgr Nicodème Barrigah, sur les événements de 2005».

Abordant le même sujet, «L’Alternative, n° 131 du 27 mars 2012» qui titre à la Une : «Violences électorales de 2005 : Kpatcha Gnassingbé a fait sa déposition à la CVJR le week-end passé», souligne : «Cette visite intervient une semaine après une visite effectuée par le Président de la CVJR, Mgr Nicodème Barrigah au célèbre prisonnier dans sa cellule à la prison civile de Lomé. L’Evêque Président avait également profité pour s’entretenir avec Eugène Atigan-Améti qui avait entamé une grève de la faim. Selon des indiscrétions, des négociations seraient en cours pour trouver les voies et moyens de libérer l’ex-ministre de la Défense accusé et condamné dans une ténébreuse affaire de tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat».

Ebullition à l’Université de Kara, les étudiants de cette seconde université du Togo, qui réclament de meilleures conditions de vie et de travail sont réprimées par les forces de sécurité de cette ville du Togo.

Suite à ce bras de fer, «Liberté, n°1179 du 26 mars 2012» titre en manchette : «Crise Universitaire au Togo : Le Colonel Bakali accusé d’entretenir la terreur sur le campus de Kara» et écrit : «Nommé Préfet de la Kozah en remplacement de Abalodjam Kadja jugé trop tendre face aux mouvements estudiantins, l’ancien aide de camp du Chef de l’Etat, le Colonel Hemou Bakali entretient la terreur sur le campus universitaire. Depuis la semaine dernière, cet endroit du savoir est transformé en un champ de bataille où les forces de sécurité et les militaires du camp Landja habillés en gendarmes bastonnent tout ce qui bouge. Une situation qui risque de dégénérer si on se réfère à une lettre d’avertissement adressée par l’Union des Etudiants et Elèves du Togo (UNEET) au président de l’Université de Kara».

S’intéressant à ce sujet, «L’Alternative, n° 131 du 27 mars 2012» qui titre : «Kara toujours sous tension : l’Université paralysée depuis vendredi» précise : «Jeudi dernier, des militaires n’ont observé aucune retenue dans la répression d’une manifestation des étudiants. S’il n’y a pas eu de mort, comme les rumeurs tentaient d’abord de le faire croire, beaucoup d’étudiants ont été néanmoins gravement blessés avec plusieurs cas de fractures et un cas critique hospitalisé au CHU de la ville».

Suite à la déposition du député de la Kozah, «La Dépêche, n° 615 du 28 mars 2012» titre à la Une : «Le député Kpatcha renouvelle son souhait de voir la famille Gnassingbé se réconcilier» et écrit : «Concernant l’allégeance des officiers des FAT à Faure, sans nier le rôle qui a été le sien, il aurait déclaré qu’étant donné la tension au moment, ç’aurait été la meilleure façon de maintenir la paix. Si cet acte a été mal compris, il demande alors pardon. Enfin, le député Kpatcha aurait saisi l’occasion qui lui a été donnée pour demander aux membres de la CVJR de servir de médiation pour ramener la paix dans la famille Gnassingbé. Il aurait de nouveau demandé pardon au peuple togolais».

M. Macky Sall est devenu depuis dimanche dernier le nouveau président de la République Sénégalaise suite à la dernière élection présidentielle dans ce pays. Son adversaire Wade l’a félicité. C’est un geste courageux et démocratique. Cette leçon peut-elle être apprise par les acteurs politiques togolais?

Abordant ce sujet, «Le Potentiel, n° 90 du 26 mars 2012» titre en manchette : «Election présidentielle sénégalaise et victoire de Macky Sall : La leçon de Wade à Faure et celle des opposants sénégalais à leurs homologues togolais» et note : «La classe politique sénégalaise vient de donner une grande leçon de démocratie aux autres nations de la sous-région qui sont encore à la traîne en matière de bonne gouvernance et de démocratie. Parmi ces pays à la traîne, figure en pôle position le Togo régenté depuis près d’un demi-siècle par le pouvoir clanique des Gnassingbé et alliés qui se refuse à toute idée de démocratie. La classe politique sénégalaise a fait preuve d’une maturité politique qui doit servir de modèle spécialement aux gouvernants et opposants togolais qui oublient tous les intérêts du peuple et font preuve d’un égoïsme notoire».

S’intéressant à ce sujet, «Liberté, n° 1180 du 27 mars 2012», titre en couverture «Camouflet infligé à Abdoulaye Wade : Et si l’exemple sénégalais faisait des émules au Togo!» et précise : «Les Sénégalais ont réussi à se débarrasser de l’encombrant Wade qui voulait aller contre la volonté de tout un peuple. Cette réussite ne doit pas être conçue ni comme une victoire personnelle de Macky Sall, ni comme une défaite d’Abdoulaye Wade mais plutôt comme la victoire de la raison sur la folie, la victoire du peuple sénégalais tout entier. Mais que de sacrifices ont-ils consentis pour y arriver!».

Par Mawu K pour Togoportail.

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement