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Politique

OBUTS et ses femmes ont célébré le 8 mars

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Le monde entier a célébré ce 8 mars la Journée Internationale de la Femme. Au Togo, plusieurs manifestations étaient au programme de cette journée placée sous le Thème «autonomisation des femmes rurales, éradiquer la faim et la pauvreté».

Ce thème est plus que jamais d’actualité pour les Femmes Solidaires de OBUTS, parti politique au Togo. Elles ont célébré cette journée à leur manière en organisant une rencontre qui a permis aux “Femmes Solidaires” de réfléchir sur l’implication de la femme togolaise dans le processus de décentralisation.

«Autonomisation des femmes rurales, éradiquer la faim et la pauvreté», ce thème les renvoie à l’incessante lutte que mènent les femmes dans leur majorité écrasante sur la planète pour la jouissance effective de leurs droits afin que l’ensemble du corps juridique consacré à leur libération et leur épanouissement ne soit un vœu pieux dans la société contemporaine engluée dans les effets dévastateurs d’une mondialisation non bridée.

Pour les femmes de l’OBUTS, au Togo, le traitement discriminatoire dont les femmes sont victimes est patent, et le mépris dont elles font l’objet est une réalité qu’au moins l’Agence Nationale de Renseignement ne saurait nier.

Ainsi les femmes solidaires demandent solennellement au Président de la République de rendre effective la gratuité de la césarienne dans les milieux ruraux et urbains, de réévaluer les allocations familiales, de réévaluer les salaires, les bourses d’étude et les pensions, de rendre la parité effective dans l’attribution des postes de responsabilité dans les institutions de la république et de rendre les soins de santé gratuits pour tous au Togo.

Il faut aussi ajouter que ces femmes vont remarquer que, il y a de cela un an qu’elles ont fait un plaidoyer pour l’amélioration de la condition de la femme togolaise. Force est de constater qu’aucune réponse conséquente n’a vu le jour jusqu’à présent dans le sens de cette amélioration selon leurs propos.

« Nous espérons que dans la tourmente de la politique actuelle de la CNDH gate, Faure Gnassingbé saura porter attention particulière à notre cri de cœur» espèrent-elles avant de menacer «le cas échéant à l’instar d’Angelas Davis, nous braverons tout ce qui fait obstacle au respect des droits humains et à la justice sociale pour que plus jamais au Togo, ne soit versée quelque larme désespérée ou goutte de sang innocent sur la Terre de nos aïeux.»

Seulement que ces propos émanant des états majors des partis politiques, commencent par ne pas retenir l’attention du public habitué depuis quelques moments à ces genres de menaces verbales sans être jamais connaitre leur concrétisation. Le dernier est celui venant de Jean Pierre Fabre de l’ANC qui promettait aux militants de son parti, qu’il donnait un délai qui arrivé à terme ce 10 mars au président de la République pour appliquer à la lettre les recommandations de la CNDH et de punir illico presto les auteurs épinglés par ledit rapport, au cas échéant, lui Faure Gnassingbé sera illégitime dans ses fonctions de président de la République dont il serait obligé de départir. Aujourd’hui nous somme effectivement au 10 mars, et bien que les exigences de Fabre ne soient aucunement respectées, Faure Gnassingbé est toujours le président de la République du Togo.

Firmin Teko-Agbo

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