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Justice

Ghana : La peine de mort guette 138 prisonniers ghanéens

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Laurent Amesu, le directeur d’Amnesty International (AI) du Ghana atteste que son pays soutient encore la peine de mort même si dans la pratique elle n’est plus en cours d’exécution depuis l’année 1993. Laurent Amesu a fait cette mise au point le mardi dernier à Accra lors du lancement du rapport mondial de la peine de mort.

La branche ghanéenne de l’AI vient de réveiller dans les esprits l’existence de la peine capitale au Ghana car la conservation des textes de loi justifient que la pratique est toujours en vigueur.

En vue d’abroger la peine de mort, AI Ghana demande aux autorités et surtout au Président Atta Mills de décréter un moratoire d’urgence sur la base des recommandations de la Commission de révision constitutionnelle afin de radier cette pratique désuète de la constitution du pays. Le directeur d’Amnesty International Ghana a déclaré qu’il ne tolère pas le crime, ni l’exécution des auteurs de ces actes. Il a rappelé que la peine de mort est une violation flagrante des droits humains des victimes.

Les méthodes d’exécution sont entre autres la décapitation, la pendaison, l’injection du létale et le passage par arme à feu. Actuellement sur 1.8750 personnes qui attendent leur exécution dans le couloir de la mort, 138 prisonniers ghanéens figurent dans le lot.

Le rapport mondial de la peine de mort a établit que la Chine est le premier pays avec le plus grand nombre d’exécutions en 2011 car elle a mis à mort plus de personnes que dans le reste du monde. De ce classement, l’Iran vient en deuxième position comme le pays qui détient le plus grand nombre d’exécutions suivie par l’Arabie Saoudite.

L’Irak a été classé quatrième tandis que les États-Unis d’Amérique occupent la cinquième place, le Yémen sixième, la Corée du Nord septième et la Somalie huitième position.

Le rapport a par ailleurs montré que les États-Unis sont le seul pays du groupe du G8 à maintenir en vigueur la peine de mort.

Rappelons sur ce sujet que les confessions religieuses sont contre la pratique et maintiennent que le créateur est le seul qui donne la vie à tout être humain et qu’aucune autre personne ne peut décider du droit de la vie ou de la mort sur autrui. De cette thèse, les croyants estiment que la vie humaine est sacrée et a du prix devant Dieu, lequel en sa qualité de juge suprême peut en dernier ressort réclamer ou ôter la vie de tout individu en raison de ses actes.

C.A.

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