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Chronique de la Semaine n° 168 du 15 mars 2012 : Les dérives d’un président dans la logique de ses ambitions inavouées

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Le dossier rapport de la CNDH qui a récemment fait publier deux rapports contradictoires, a fait défrayer la chronique ces derniers temps. Et le sujet ne manque pas d’intéresser Chronique de la Semaine qui revient dans sa toute dernière parution sur le cas du président de cette Institution, qui a pris la clé des champs, et aujourd’hui s’est refugié en France. Et dans quelle France le tripatouilleur du rapport de la CNDH a t-il préféré vivre? Qui lui en veut tant et pourquoi? Pourquoi n’a-t-il pas informé le président de la République des menaces qu’il subissait? Des interrogations auxquelles notre confrère de Chronique de la Semaine dans son n° 186 du 15 mars a essayé d’apporter des éclaircissements.

Koffi Kounté demande l’asile politique en France

Qui le menace au Togo?

Le froid glacial de l’Europe plait-il tant à Koffi Kounté ? Telle est la question que l’on se pose suite à la décision de l’ancien président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) de demander l’asile politique en France. Selon nos confrères, le tripatouilleur du rapport de la CNDH préfère vivre dans le froid glacial de l’Hexagone que de rentrer au pays. Malgré les mesures sécuritaires prises par le gouvernement pour non seulement le rassurer, mais également protéger sa famille qu’il a abandonnée à Lomé, Koffi Kounté préfère donc la France où il veut vivre en tant que refugié politique. Pourtant, sous le régime Faure Gnassingbé, c’est plutôt le contraire que l’on observe c’est-à-dire que les refugiés politiques sont en confiance et rentrent au bercail. Malheureusement lui, il préfère ce statut de refugié politique en France. Et de quelle France? Celle qui aujourd’hui, rejette l’étranger. Si hier la France était une terre d’accueil où les réfugiés politiques et économiques étaient reçus à bras ouverts, aujourd’hui la donne a changé face à la montée de l’Extrême Droite xénophobe qui ne veut plus sentir l’étranger. C’est cette France là que l’ancien président de la CNDH choisit comme pays de refuge.

Qui lui en veut tant et pourquoi?

Depuis qu’il a librement quitté le Togo sans être inquiété par qui que ce soit, Koffi Kounté accuse l’entourage du Chef de l’Etat de le menacer. C’est qui l’entourage du Chef de l’Etat ? Les ministres, les conseillers, ses proches collaborateurs, le directeur de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) ? Nul ne sait qui de tout ce monde l’a menacé. En clair, Koffi Kounté a choisi la diversion pour embobiner tout le monde. Le Chef de l’Etat dont Kounté lui-même affirme dans sa déclaration qu’il était d’accord avec le rapport dit authentique, était encore au pays au moment où lui, il traversait la frontière Togo-Benin au vu et au su des éléments de l’ANR avant d’aller prendre un vol à Cotonou. Pourquoi n’a-t-il pas informé le président de la République des menaces qu’il subissait ? Autant de questions que les Togolais se posent, cherchant à comprendre les réels motifs qui animaient Koffi Kounté lorsqu’il tripatouillait le rapport et lorsqu’il avait décidé de quitter le pays, prétendant être menacé.
Selon certaines sources proches de sa famille, l’homme lorgnait un poste dans le système des Droits de l’Homme des Nations Unies. Pour assouvrir ses ambitions, il choisit de nuire à l’image de son pays. Sinon comment comprendre que pour un rapport dit authentique et signé de deux personnes, à savoir l’ancien président Koffi Kounté, lui-même, et le rapporteur Lawson-Banku, l’une crie à la persécution tandis que l’autre circule librement au pays sans être iniquitée. Si Me Lawson-Banku est libre de ses mouvements, comment Koffi Kounté peut-il dire que l’entourage du Chef de l’Etat veut lui faire la peau ? Ce qui dénote de la malhonnêteté de cet homme, c’est qu’il s’est juste appuyé sur ce rapport pour atteindre ses objectifs : devenir refugié politique dans un pays européen et pouvoir ainsi avoir la chance d’entrer dans le système des Droits de l’Homme des Nations Unies. Maintenant qu’il a atteint le premier objectif, il doit s’estimer heureux. C’est vraiment regrettable pour lui et sa fonction de magistrat.

ALIZIOU Dominique

AUTRES ARTICLES DE LA PARUTION

Coin du civisme

Entretenons les latrines et urinoirs publics

Dans la plupart des quartiers à Lomé, des WC et urinoirs publics sont construits et où chacun peut faire ses besoins à n’importe quelle heure de la journée. A Bè, Adawlato et ailleurs à Lomé, ces ”coins” publics permettent à des concitoyens ne disposant pas de WC dans leur maison, de se mettre à l’aise dans un cadre approprié. Ceci évite de répandre des crottes et autres déchets humains dans la nature.
L’existence de ces latrines publiques contribue aux efforts d’assainissement indispensables pour la santé et le bien-être des populations. Mais si la construction de ces ouvrages est à saluer, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils sont mal entretenus et constituent un vecteur de maladies, une menace pour la santé publique.
En effet, il règne un désordre et une insalubrité sans pareille dans ces lieux censés être gardés propres. Dans les WC publics, la plupart des usagers ne prennent pas la peine de mettre de l’eau afin de drainer leurs matières fécales. Ceci laisse dégager une odeur nauséabonde qui envahit l’entourage des WC. Et l’urine qui, très souvent est répandue sur le sol, crée une atmosphère désagréable dans ces lieux très fréquentés.
En outre, dans ces latrines, les papiers hygiéniques jonchent le sol. Plus grave, lorsque la fosse septique est remplie, elle n’est pas vidée à temps, ce qui accentue les mauvaises odeurs rendant ainsi ces lieux invivables. La fréquentation de ces endroits insalubres et pollués devient alors un risque que n’osent plus prendre beaucoup d’habitants de Lomé.
De jour comme de nuit, des citoyens sans scrupule, à l’abri des regards, prennent le malin plaisir de laisser leurs crottes dans des recoins, parce que tout simplement les WC publics sont inutilisables. C’est ainsi que les abords de la mer et de la lagune sont alors transformés en WC à ciel ouvert. Cette pratique malsaine constitue un danger permanent pour les populations riveraines.
Tout ce désordre observé dans les latrines publiques résulte du manque de civisme des usagers, mais aussi et surtout du nombre insuffisant de ces lieux devant lesquels on remarque souvent de longues files d’attente. Pour notre santé et la salubrité de notre cadre de vie, il est nécessaire pour nous de prendre un soin particulier de nos latrines et WC publics.

Carole AGHEY

Journée d’information à l’endroit des médias

Le CICR et la CRT prônent une bonne prestation

Une journée d’information à l’intention des médias a été organisée, vendredi 09 mars dernier, par le bureau du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en collaboration avec la Croix-Rouge Togolais (CRT) à son siège à Amoutivé à Lomé. Cette rencontre s’organise chaque début d’année avec les médias pour présenter de manière générale les actions humanitaires déployées par des organisations humanitaires sur les cinq continents, particulièrement en Afrique et plus spécifiquement au Togo.
” Cette journée d’information qui nous réunit ce jour revêt une importance capitale à nos yeux car, dans le village planétaire qu’est devenu notre monde en ce 21ème siècle, la communication a quitté son statut de simple outil d’information pour se transformer en un véritable instrument de développement “, a souligné M. Gagno Norbert Paniah, président national de la Croix-Rouge Togolaise. Selon lui, aujourd’hui plus qu’hier, la communication est devenue un secteur vital dans toutes les sociétés qui aspirent à grandir et à se donner de la visibilité. C’est pourquoi, il faut communiquer et échanger pour se faire connaître et de même, il faut communiquer et échanger pour connaître les autres.
Quatre communications ont meublé cette journée. La première communication a été faite par M. Emmanuel Placca, le chef du Bureau CICR Lomé, sur la présentation du Comité International de la Croix-Rouge. Pour lui, il y a sept principes fondamentaux du Mouvement, à savoir : humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité. Il a souligné également que la CICR a pour mission de fournir protection et assistance (alimentaire, médico-sanitaire, en eau et habitat) aux victimes civiles et militaires des conflits armés et de la violence interne, en agissant de manière strictement neutre et impartiale. Il a pour tâche :
– de visiter les prisonniers de guerre et les détenus civils ;
– de rechercher les personnes portées disparues ;
– d’organiser l’échange de massages entre les membres des familles séparés par un conflit ;
– de faciliter le regroupement des familles dispersées ;
– de fournir nourriture, eau et soins de santé aux civils privés d’accès à ces biens et services essentiels ;
– de faire mieux connaître le droit humanitaire et d’en contrôler le respect ;
– d’attirer l’attention sur les violations du droit humanitaire et de contribuer à son développement.
” Présentation du Fonds spécial pour les personnes handicapées (FSH) ” est le thème de la seconde communication, présentée par M. Michel Deffontaines, directeur de FSH. C’est une branche indépendante qui travaille en étroite collaboration avec le CICR. Il a pour but de donner la chance aux handicapés de marcher afin de mener une vie pleine et active. Ses actions consistent notamment à apporter des appuis aux structures de réadaptation physique en leur fournissant des matériels orthopédiques. Il intervient dans une période courte à la demande du partenaire. Au Togo, il est présent depuis 2003 et appuie depuis plus de dix-huit (18) mois l’ENAM (Ecole Nationale des Auxiliaires Médicaux et le CNAO (Centre National d’Appareillage Orthopédique).
M. Kenneth Lawson, chargé de communication de la Croix-Rouge Togolaise, a présenté les récentes interventions humanitaires en faveur des populations vulnérables au Togo. Il a surtout parlé des inondations, la lutte contre la traite des enfants, la rééducation des malades hydriques et aussi des projets en cours.
Par ailleurs, M. Adem Siekro, assistant du Chef de Bureau CICR Lomé a présenté l’introduction au Droit international humanitaire. Pour lui, ce droit est l’ensemble des règles appartenant à une branche du droit public et applicables en périodes de conflits armés. Il a appuyé sa communication d’un film intitulé : En détention, l’humanité entre les murs.
Rappelons que le Comité international de la Croix-Rouge est une organisation humanitaire créée en 1863 et basée en Suisse et est l’organe fondateur du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le CICR dispose d’un mandat que lui a conféré la communauté internationale : être le gardien et le promoteur du Droit international humanitaire. Il est présent dans le monde entier évolue pour faire face aux conflits armés et autres situations de violence. Actuellement, le CICR dispose de bureaux dans 80 pays et compte plus de 11 000 collaborateurs à travers le monde.

Carole AGHEY

Promotion des valeurs démocratiques et du développement durable

Lomé accueille les travaux de la Commission Politique de l’APF

C’est demain vendredi 16 mars que prendront fin les travaux de la Commission Politique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) que Lomé a l’honneur d’abriter au Palais des Congrès depuis le 13 mars dernier. Pendant trois jours, les élus du peuple de l’espace francophone échangent sur les questions liées aux politiques d’apaisement, aux valeurs démocratiques et à la promotion du développement durable pour l’ensemble des populations.
C’est le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Dr Komi Selom Klassou qui a, au nom du président de l’Assemblée nationale, président de la section togolaise de l’APF, ouvert les travaux de cette rencontre en présence du président de la Commission politique de l’APF, le député André Schneider du Bas-Rhin (France), et des autres délégations des parlements et du corps diplomatique et consulaire. Le premier vice-président de l’Assemblée Nationale du Togo, tout en félicitant le président de la Commission de l’APF et l’ensemble de ses collaborateurs pour la pertinence des thèmes retenus, s’est réjoui de ce que cette institution commune à l’espace francophone demeure fidèle à ses objectifs, à savoir : contribuer à l’apaisement politique et au développement durable de ces pays ayant en partage le Français.
” Je suis convaincu que l’organisation chaque année de la réunion de la Commission politique, un des démembrements essentiels de l’APF, est la preuve de notre engagement commun et de notre détermination à continuer d’œuvrer au raffermissement des liens au sein de la grande famille francophone. C’est aussi une occasion propice pour nous de maîtriser les arcanes de la souveraineté parlementaire afin de mieux faire entendre la voix de l’Assemblée parlementaire francophone dans le monde entier “, a-t-il indiqué.
Les thématiques au menu de cette rencontre concernent en effet :
– l’adoption du relevé de décisions de la dernière réunion tenue à Kinshasa,
– le passage en revue et au peigne fin des situations politiques dans l’espace francophone,
– l’institution de l’ombudsman dans l’espace francophone, c’est-à-dire l’institution des personnes chargées de la défense des droits du peuple face à l’administration, ce qu’il convient d’appeler les médiateurs,
– les défis démographiques du 21ème siècle,
– les ressources naturelles et les conflits potentiels afférents,
– la révision des dispositions réglementaires concernant les statuts des sections de l’APF.
Le député André Schneider a, pour sa part invité les uns et les autres à se serrer les coudes en matière de développement et de promotion des valeurs démocratiques dans l’espace francophone au risque de se retrouver en ce 21ème siècle, dans des situations indésirables. ” Moi, je pense que toutes les démocraties devraient concourir à faire de l’Afrique, le vrai continent émergent “, a-t-il affirmé en mettant l’accent sur les ressources aussi naturelles qu’humaines, de l’ensemble des pays du contient.
Signalons que la mémoire de tous ceux qui ont disparu dans la récente explosion du dépôt de minutions survenue le dimanche 4 mars à Mpila à Brazzaville (Congo) a été honorée par une minute de silence.

Carole A.

Meeting d’explication de l’UFC à Aného

Gilchrist Olympio en phase avec les populations des Lacs

Après le vent qui a soufflé sur l’Union des Forces de Changement (UFC), il y a deux ans, les premiers responsables du parti multiplient des rencontres avec leur base, question d’élucider les malentendus et d’expliquer la nouvelle donne politique. Samedi 10 mars dernier, le président national de l’UFC, Gilchrist Olympio et certains cadres du parti avaient rendez-vous avec leurs militants des Lacs à Aného.
Colmater les brèches, écouter la base et lui faire des propositions pour un avenir radieux, tels sont les objectifs qui ont conduit les responsables de l’UFC, parti de l’opposition, dans l’un de leurs fiefs, Aného. Et le pari a été osé et gagné par Gilchrist Olympio et ses lieutenants après les vagues qui se sont déferlées sur le vieux parti de l’opposition, occasionnant des défections de taille au sein même du bureau directoire du parti. Aussi, des rumeurs qui avaient couru dans cette ville historique d’Aného traitant l’UFC d’appendice du pouvoir et de corrompue, ne laissaient aucune chance à un retour des dirigeants de l’UFC à Aného.

Le face-à-face d’explication

La place Badji-Boca à Aného était noire de monde quand Gilchrist Olympio, entouré de certains cadres du parti parmi lesquels Djimon Oré, Eliott Ohin, François Galley, Bouraïma Diabacté, etc. ont fait leur apparition en début d’après-midi. Accueillis par des cris de joie, des tam-tams et une fanfare des grands jours, le président national de l’UFC apparu un peu émoussé par le poids de l’âge, et son cortège, après un détour d’exhibition, laisseront la place au podium à l’honorable Kouévi-Koko Folly, président fédéral du parti de la préfecture des Lacs.
Après son mot de bienvenue, Kouévi-Koko ne passera pas par quatre chemins pour entrer dans le vif du sujet. Pour lui, cette rencontre tant attendue était nécessaire pour aplanir les divergences et le doute nés de la dernière crise au sein du parti.
Organisée et entretenue par la bande à Jean-Pierre Fabre, cette fronde visait à détrôner le président national du parti. Face à l’échec de cette manœuvre politicienne, les “rebelles” pris de panique, vont continuer leur manège jusqu’à la création de leur propre formation politique, histoire d’éviter de s’effacer sur la scène politique togolaise.
Evoquant la décision de l’UFC d’entrer au gouvernement, Folly Kouévi-Koko estime que c’était une décision collégiale car, 37 fédérations sur les 40 existantes sur l’ensemble du territoire national, avaient voté pour cette option. Et le président national du parti, Gilchrist Olympio, de confirmer qu’après une tournée dans le pays, des chefs et gardiens des us et coutumes avaient trouvé opportun que le parti change de stratégie après plusieurs décennies de lutte politique infructueuse.
Ainsi, la décision de cohabitation avec le pouvoir RPT n’a pas été une décision de Gilchrist Olympio comme tente vainement de faire croire une frange de politiciens. Elle a été une volonté populaire mue par l’envie de la plupart de tourner dos à ces pages sombres de l’histoire commune des Togolais. Et pour cela, Gilchrist Olympio promet aux populations des lendemains meilleurs, en réponse aux chapelets de doléances portées par l’honorable Kouévi-Koko. ” Il ne faut pas garder rancœur. Il faut penser à la construction de notre pays, de nos villes “, souligne le président national de l’UFC avant de poursuivre : ” Il faut penser à notre lendemain. Aného regorge de sites touristiques malheureusement tombés en décrépitude. Il va falloir les rénover afin de permettre à la ville de vivre du tourisme, et pourquoi pas de la pêche aussi, avec cette ouverture sur la mer et l’existence du Lac-Togo “. Insistant sur le fait que l’on ” ne veut plus de violence chez nous “, Gilchrist invite les populations à prendre l’exemple chez les voisins et à travailler main dans la main pour le bonheur de tous. ” Le meilleur changement, c’est dans la paix “, a martelé le président national de l’UFC qui a révélé qu’il a des projets de développement pour le pays mais il lui faut le soutien de ces populations en vue de leur réalisation.

…Puis la réconciliation

C’est dans une atmosphère de gaieté que ce meeting d’explication s’est déroulé. Visiblement satisfaites des déclarations du président national de l’UFC, les adeptes du ” Détia” à Aného ont offert à Gilchrist Olympio un grand portrait, preuve qu’ils le garderont toujours dans leur cœur. Les militants très heureux d’avoir retrouvé leur président après près de deux ans, lui ont renouvelé leur confiance, qui lui sera d’un grand apport dans les prochains mois lors des législatives en vue.
C’est fort de ces promesses de fidélité que Gilchrist et son cortège ont pris congé de leurs hôtes peu avant dix huit heures.

Jean-Pierre B.

Fait divers

La cause est entendue

A peine né le club des amis de Matékpo doit se présenter devant le juge. Les membres de ce Club dénommé CAMA devront répondre des chefs d’accusations de délits de droit commun dirigés contre eux. L’audience est fixée au 23 mars 2012 devant le tribunal correctionnel de Lomé. En effet, il serait reproché aux membres de cette organisation d’une célébrité négative d’avoir, individuellement ou collectivement, courant mois de février 2012, en tout cas, de tout temps non couvert par la prescription, tenté de violenter, de voler pour ensuite tuer et consommer sept porcs et douze chiens sans le consentement des propriétaires légitimes desdits animaux. Une dizaine de plaintes seraient déposées au greffe de cette institution judiciaire contre le CAMA qui compte en son sein 12 membres, tous Togolais. Le CAMA serait dirigé par le très redoutable ZIGUIDOU. Il serait un autochtone et exercerait la profession de boucher. Il a autour de lui 11 autres compatriotes issues de plusieurs ethnies, majoritairement composés d’acquéreurs de terrains à Matékpo.
Si au départ, le club avait un objet noble, c’est-à-dire mener une guerre contre les animaux errant dans la nature et détruisant les biens des habitants, il semble que les membres se seraient fixé un autre objectif : s’alimenter avec la chair des animaux appartenant à autrui, que ces bêtes détruisent ou non les biens de ceux qu’ils prétendent protéger. Pire, ils n’attendent plus que les animaux errent ou qu’ils aient détruit quoique ce soit. Ils traquent les bêtes jusqu’à leur dernier retranchement, les tuent et les consomment. Selon certaines indiscrétions, les membres du CAMA auraient institué cinq soirées sur sept de bamboula dans la semaine. Ils appellent ça, ” surprises parties “, une opportunité qui leur permet d’inviter leurs petites amies pour leur offrir du plaisir. La dernière sortie festive du club aurait été organisée le dimanche 26 février 2012. Tout s’était bien passé. Trois bêtes auraient été tuées pour la seule circonstance et au profit de 12 couples. Anani, le patron de l’orchestre sollicité pour entretenir l’ambiance sur les lieux était formel : ” Je n’ai jamais vu ça. La fête était à son comble. Mon équipe et moi avons été tout simplement gâtés “. L’homme ajoute: ” Pourtant, nous avons été invités pour vendre nos services mais ce que l’on nous a offert ici à manger était au-delà de nos attentes. Même si nous n’étions pas payés, nous n’aurions rien perdu “. Il conclut en ces termes : ” Vu la quantité de viande consommée, rien qu’au cours de la soirée, j’ai bien peur pour les organisateurs. Vraiment, c’était de trop “. Qui aurait cru à une fin ci cruelle ? C’est arrivé ! C’est dommage que cela soit ainsi. Dans tous les cas, on ne saurait regretter qu’une entreprise qui tourne pour le grand malheur des populations connaisse une fin. En attendant qu’ils répondent de leurs actes, nous osons croire que leur séjour carcéral leur offrira l’opportunité de cogiter et pourquoi pas de dresser le bilan de leur forfait.

B. TALOM

Lumière

La prostitution de la femme dans l’Eglise autorisée des pasteurs (Suite)

Si vous êtes dans un lieu où la femme est Pasteur, sortez vite de là. Dieu a défendu à la femme de parler dans son église. 1 Corinthiens 14:33 à 38 :” Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l’Eglise. Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? Ou est- ce à vous seuls qu’elle est parvenue? Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. Et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore”.
Nombreux sont ces faux prophètes qui disent que c’est à cause du désordre qui régnait dans l’église de Corinthe que Paul leur avait adressé ce message et que Paul ne parle pas à toutes les Eglises. L’Apôtre a bien précisé: ” Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées “. Il n’a pas dit: ” comme dans l’Eglise de Corinthe, que les femmes se taisent “. Non, faux docteurs! L’apôtre a bien dit ce vous avez lu et que vous avez du mal à croire. L’Eglise dans laquelle la femme parle n’est’ pas sainte. C’est un groupe de païens qu’on ne peut même pas appeler Eglise mais un club de• sorcellerie.
Au Verset 35, l’Apôtre dit: ” Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l’Eglise “. Que doit alors faire la femme qui n’a pas son mari dans l’Eglise? Elle se tait aussi comme toutes les autres et, à la fin de la réunion, elle peut, si elle le veut, s’approcher d’un frère ou du Pasteur pour poser ses questions. Au verset 36, Paul s’adresse à vous, faux prophètes et faux docteurs, à vous, qui donnez la parole à la femme dans l’Eglise: ” Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? Ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue” ?

Frère Koffi 90 21 31 58

A suivre…

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