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Environnement

Célébration de la Journée mondiale de l’eau : Ban Ki-moon eveille les consciences pour une utilisation rationnelle des ressources eau

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La Journée mondiale de l’eau qui a été instituée par l’Organisation des Nations unies après le sommet de Rio en 1992 se célèbre le 22 mars de chaque année. L’objectif est de réduire de moitié le pourcentage actuel de la population n’ayant pas accès à l’eau potable, et ce, d’ici 2015. A l’orée de la célébration de cette journée, Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU s’est adressé au monde entier, sur le thème de cette année, «L’eau et la sécurité alimentaire»

Chaque année, la Journée mondiale de l’eau se présente sous un thème différent afin de mettre en évidence un aspect spécifique de l’eau douce. Pour cette année, «L’eau et la sécurité alimentaire» est le thème choisi.

A quelques jours de la célébration de cette journée, le Secrétaire général de l’Organisation des nations-Unies (ONU), Ban Ki-moon, s’est adressé dans un message publié à l’occasion, au monde entier.

Ce message qui porte sur l’importance d’exploiter de façon rationnelle l’eau, la plus stratégique des ressources dont nous disposons en quantité limitée, n’a pas manqué de souligner la pertinence du thème de cette année.

Cette année, la Journée mondiale de l’eau a pour thème «l’eau et la sécurité alimentaire». Étant donné que l’agriculture est de loin l’activité qui consomme le plus d’eau douce, à moins d’adopter des pratiques agricoles plus raisonnables à cet égard, nous ne pourrons pas éliminer la faim et nous nous exposerons à bien d’autres maux comme la sécheresse, la famine et l’instabilité politique.” a mentionné le Secrétaire général de l’ONU, dans son message.

Il a dressé la relation d’interdépendance entre la sécurité alimentaire et la sécurité de l’approvisionnement en eau, en précisant l’évidence selon laquelle : “alors que près d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim et que quelque 800 millions n’ont toujours pas accès à l’eau potable, il y a beaucoup à faire – et c’est notre devoir – pour consolider les bases de la stabilité locale, nationale et mondiale”.

Tout en exhortant tous les partenaires à saisir pleinement les possibilités offertes par la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio +20), Ban Ki-moon conclue dans l’esprit des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), son message sur une bonne note d’espoir en rassurant que l’eau jouera un rôle central dans la construction de l’avenir auquel nous aspirons.

Faut-il le rappeler, il vient de se tenir à Marseille, en France, le 6e Forum mondial de l’eau, une rencontre internationale à la quelle a participé le Togo et qui a réuni différents acteurs du domaine, pour des échanges et approches importantes autour des enjeux de l’eau et de l’assainissement.

Voici en entier le message de Ban Ki-moon, publié à l’occasion de la journée mondiale de l’eau:

Le Secrétaire général

Message publié à l’occasion de la journée mondiale de l’eau

22 mars 2012

Au cours des prochaines décennies, il sera impossible de nourrir une population mondiale de plus en plus nombreuse et de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous sans augmenter la production de denrées alimentaires. Or, cette augmentation n’est envisageable que si l’on parvient à exploiter de façon rationnelle la plus stratégique des ressources dont nous disposons en quantité limitée : l’eau.

Cette année, la Journée mondiale de l’eau a pour thème « l’eau et la sécurité alimentaire ». Étant donné que l’agriculture est de loin l’activité qui consomme le plus d’eau douce, à moins d’adopter des pratiques agricoles plus raisonnables à cet égard, nous ne pourrons pas éliminer la faim et nous nous exposerons à bien d’autres maux comme la sécheresse, la famine et l’instabilité politique.

Dans de nombreuses régions du monde, la pénurie d’eau s’aggrave et la croissance de la production agricole ralentit. Parallèlement, les changements climatiques exacerbent les risques et les aléas qui pèsent sur les agriculteurs, en particulier les plus pauvres d’entre eux qui vivent dans les pays à faible revenu et sont les plus vulnérables et les moins à même de s’adapter.

Ces problèmes interdépendants intensifient la concurrence entre communautés et entres pays dans la course aux rares ressources en eau et, de ce fait, aggravent les problèmes de sécurité anciens, en créent de nouveaux et empêchent la réalisation des droits fondamentaux à la nourriture, à l’eau et à l’assainissement. Alors que près d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim et que quelque 800 millions n’ont toujours pas accès à l’eau potable, il y a beaucoup à faire – et c’est notre devoir – pour consolider les bases de la stabilité locale, nationale et mondiale.

Si l’on veut assurer durablement la sécurité alimentaire et la sécurité de l’approvisionnement en eau, il faudra que tous les secteurs et tous les acteurs se mobilisent pleinement. Cela supposera des transferts de technologie dans le domaine de l’eau, l’autonomisation des petits producteurs de denrées alimentaires et la préservation des services écosystémiques essentiels. Il faudra adopter des politiques visant à promouvoir le droit à l’eau pour tous, à renforcer la réglementation et à assurer l’égalité entre les sexes. Les investissements dans les infrastructures d’alimentation en eau, le développement rural et la gestion des ressources hydriques joueront un rôle clef.

Nous devrions tous nous sentir portés par le regain d’intérêt politique suscité par la sécurité alimentaire, dont témoignent la place accordée à cette question dans les programmes de travail du Groupe des Huit et du Groupe des Vingt, l’accent mis sur les liens entre alimentation, eau et énergie dans le rapport du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale que j’ai créé et le nombre croissant de pays s’impliquant dans l’initiative Renforcer la nutrition.

En cette Journée mondiale de l’eau, j’exhorte tous les partenaires à saisir pleinement les possibilités offertes par la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio +20). Il s’agira, à Rio, de tisser des liens entre la sécurité de l’approvisionnement en eau et la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre d’une économie verte. L’eau jouera un rôle central dans la construction de l’avenir auquel nous aspirons.

La Rédaction

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