pub
Faits divers

Affaire de trafic du sang humain à Lomé: Le présumé tueur en série arrêté par la gendarmerie nationale a été présenté à la presse

Advertisement

On ne pourra oublier de si tôt la peur viscérale qui s’emparait des habitants de Lomé et de ses environs vers la fin de l’année 2011, avec l’affaire des meurtres en série. Une particularité de ces tueries en série, il est systématiquement pratiqué une mutilation des appareils génitaux des victimes (généralement des jeunes filles). Depuis quelques jours, l’information selon laquelle les auteurs de ces crimes crapuleux sont arrêtés par la gendarmerie togolaise nous est parvenue. L’un des acteurs de ces meurtres en série qui se déroulaient à dans les parages d’Agoé, une banlieue nord de Lomé, a été présenté aujourd’hui à la presse. Au cours de cette rencontre avec la presse, le mode opératoire peu commun du malfrat et de ses commanditaires a été exposé. Voici comment procédaient les malfrats pour commettre leurs crimes crapuleux

Courant 2011, une douzaine de corps qui ont été mutilés, a été découverte par vague, dans les parages de Agoè Nyivé, banlieue nord de Lomé. Saisie de cette affaire et chargée de mener les enquêtes en vue de découvrir les auteurs de ces crimes crapuleux, la gendarmerie nationale du Togo a finalement mis la main sur la niche de malfrats qui ont mis en fonction un système de trafic d’organes humains.

Le nommé Kossi Kpatcha Simliya, est le présumé tueur qui exécutait sur le terrain, le mode opératoire de l’élimination physique et de la mutilation des parties génitales des victimes. Les victimes, principalement de jeunes filles âgées de 12 à 25 ans sont ciblées pour la plupart dans les environs de marchés publics et des endroits d’expositions ventes aux carrefours bien animés. Généralement, elles sont de revendeuses ambulantes de petites marchandises de fortune.

Elles ne sont pas abordées par hasard. Kossi Kpatcha Simliya, le présumé auteur des crimes, les pistes en prenant soin de connaitre leur parcours habituel avant de passer à sa besogne au terme duquel il va ôter la vie et disposer des attributs sexuels de ses victimes. Celles-ci pour la plupart naïves, et exposées à une condition de vie peu envieuse, tombent facilement dans les pièges des promesses séduisantes et fallacieuses que leur fait leur bourreau (Kossi Kpatcha Simliya). Celui-ci connaissant leur faible, exploite ce facteur en faisant miroiter aux jeunes filles revendeuses, l’opportunité d’affaires juteuses avec possibilité de faire écouler rapidement des lots de leurs marchandises. L’appât mord et la revendeuse dans l’euphorie de pouvoir réaliser un bon chiffre d’affaires, n’hésite pas à se confier à son interlocuteur (Kossi Kpatcha Simliya). Elle se laisse conduire par ce dernier vers une sœur imaginaire, supposée richissime qui achèterait en gros les marchandises.

Dans leur course, les jeunes filles sont conduites vers des endroits peu fréquentables, généralement inhabités, le plus souvent au cœur d’une broussaille à l’abri d’éventuels passants. Les jeune filles revendeuses sont ainsi livrées à la merci de leurs bourreaux. Étranglées sans aucune forme de procès, les victimes sont vidées de leur sang à l’aide d’une seringue avant d’être amputées de leurs organes génitaux, véritables butins de mission pour les malfrats et leurs commanditaires. Les bouteilles remplies de sang humain sont également emportés pour des besoins à satisfaire par la bande de criminels.

«Kossi Kpatcha Simliya a été interpellé le 15 mars au moment où il conduisait une revendeuse ambulante de gâteaux âgée de 16 ans qui devrait connaitre une fin malheureuse comme les autres victimes…Après plusieurs heures d’interrogatoire, il reconnaît être en train de planifier l’assassinat de la revendeuse et être au service ce jour, d’un certain Antonio Monteiro Dos Anjos, qui lui a recommandé du sang humain. Il déclare se reconnaître dans les multiples cas d’assassinats perpétrés dans les secteurs de la réserve de Cacaveli, de la Direction générale de Togo télécom (GTA), du champ de tir et de Guénécopé…» a précisé le Colonel Yark Damehame.

D’autres complices sont également cités par le présumé tueur. Du lot de ses acolytes, est annoncé un certain Bruno Amah, un responsable de Togocellulaire, qui est un opérateur de téléphonie mobile au Togo.

Suite à la perquisition effectuée par la gendarmerie togolaise des corps de délit ont été retrouvés au domicile de Kossi Kpatcha Simliya. Il s’agit d’un foulard dans lequel sont enroulés des slips ensanglantés pour femmes, un lot de perles et des soutien-gorges.

Un véritable psychopathe, ce Kossi Kpatcha Simliya qui a reconnu les faits qui lui sont reprochés”, conclu l’un membre d’une des victimes.

La Rédaction

Togoportail, toute l’info à votre portée

Advertisement