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REVUE DE PRESSE

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Les raisons de la déchirure de la famille Gnassingbé sept ans après la mort du président Eyadéma, les conséquences d’une probable grève des travailleurs du secteur public et le dilemme de Faure Gnassingbé face à la dissolution programmée du RPT, sont les sujets abordés par les journaux togolais cette semaine.

Loin des Togolais d’oublier que feu président Eyadéma Gnassingbé a régenté le Togo d’une main de fer pendant 38 ans. Mais, 7 ans après sa mort, un profond malaise s’installe dans sa famille. Des frères naguère unis, s’affrontent. D’aucuns pensent que c’est le partage de l’héritage paternel qui est la source de cette fameuse déchirure.

Abordant ce sujet, «Liberté, n° 1144 du 6 février 2012» titre en manchette : «Sept ans après la mort du général Eyadéma : L’héritage paternel ‘‘confisqué’’ par Faure divise la famille Gnassingbé» et écrit : «Si ‘‘papa’’ leur a dit de ne jamais perdre le pouvoir et qu’il serait difficile de le conquérir, ‘‘papa’’ n’aurait en revanche rien dit sur l’héritage qu’il a laissé. Faure Gnassingbé, gestionnaire des biens depuis le temps du général président, est accusé par les autres membres de la famille de faire main basse sur le legs. Et le procès de l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat a permis de comprendre la portée de la brouille familiale. C’est l’un des détenus Essolizam Gnassingbé, un autre demi-frère de Faure qui a reçu un traitement spécial lors de leur incarcération qui a révélé les problèmes qui déchirent la famille. A la barre, il a déclaré que deux fois de suite, en décembre 2008 et janvier 2009, ses frères et lui-même, se sont retrouvés au domicile de Kpatcha pour réfléchir sur la situation financière de certains de leurs frères qui n’avaient plus de sources de revenus. La faute à Faure qui a tout bloqué».

S’intéressant au même sujet, «Courrier de la République, n° 264 du 06 février 2012» titre en manchette : «07 ans après la disparition du général Eyadéma : Profonde déchirure au sein de la fratrie Gnassingbé».

S’intéressant si c’est Eyadéma qui a été un mauvais éducateur ou si c’est ses enfants qui sont caractériels, le confrère note : «Quand sous d’autres cieux des unions sacrées sont constatées au sein de la famille pour sauver les acquis ici au Togo, les Gnassingbé se vouent une haine viscérale. Le refrain se résumant à pourquoi lui et non moi ? Si quelques mois seulement après le décès du vieux, l’entente n’avait duré que le temps d’un éclair, il faut avouer que la pomme de discorde a fini par surgir. Outre les ambitions démesurément gloutonnes des uns et des autres, il y aurait d’après certaines sources bien informées l’héritage à eux laissé qui divise. Quel est le montant de l’héritage laissé par feu Eyadéma pour ses enfants qu’on en arrive à ces extrémités dans l’intolérance ? Tout compte fait, la péril a été de justesse. Tous les enfants du général ne sont pas appelés à jouer les mêmes rôles. Tant que les doigts de la main ne seront pas égaux, les enfants d’un même père ne le seront aussi».

Ces derniers temps, les travailleurs du secteur public menacent sérieusement de faire grève. Raisons : leurs conditions de vie et de travail ne sont pas améliorées malgré les promesses faites par le gouvernement. Ceux-ci estiment que le sentiment a trop duré.

S’intéressant à ce sujet, «L’Alternative, n° 117 du 7 février 2012» titre : «Cri de colère des syndicats des travailleurs : Le gouvernement face à ses promesses mensongères» et précise : «Le monde du travail est depuis quelques jours en ébullition. En effet, après les mouvements des médecins qui a coûté la vie à plusieurs patients dans les hôpitaux, des étudiants qui a abouti au bouleversement des cours et même à la fermeture des deux Universités pour les rouvrir un peu plus d’un mois plus tard, la grogne des enseignants qui a secoué le monde de l’éducation, c’est le tour des syndicats des travailleurs de monter au créneau pour fustiger la léthargie du gouvernement vis-à-vis de leurs nombreuses doléances».

Abordant le même sujet, «Forum de la Semaine, n° 1118 du 06 février 2012» titre en manchette : «Promesse d’une augmentation conséquente des salaires en 2012 : Joute verbale entre les Centrales syndicales et le ministre du Travail, Nicoué Broohm».

Indiquant qu’un spectre d’une grève des travailleurs plane, le confrère écrit : «Le gouvernement togolais n’a pas respecté son engagement sur la hausse des salaires en 2012. C’est l’accusation que l’on a pu entendre toute la semaine dernière de la bouche des responsables de plusieurs centrales syndicales des travailleurs. Plus incisive, la Confédération Nationale des Travailleurs du Togo (CNTT) a décidé de déposer un préavis de grève sur la table du gouvernement le lundi 6 février 2012». Suite à cette tension entre les travailleurs et le gouvernement, «Le Correcteur, n° 319 du 06 février 2012» titre à la une : «Levée de boucliers des syndicats de travailleurs suite aux promesses non tenues : La fuite en avant du gouvernement Houngbo risque d’enflammer le pays» et indique : «Les travailleurs du secteur public font la moue. La fin de mois de janvier a vu briser leurs rêves d’avoir plus de revenus qu’auparavant. Même les 10 % d’augmentation de salaire promis par le gouvernement se sont réduits à une vitesse plus forte que celle de la peau de chagrin de Balzac. La déception est telle que les travailleurs qui ont brillé par leur soutien insensé à la politique du Chef de l’Etat ont senti que si la situation perdure, ils seraient plus que des dindons de la farce. Ainsi dans une déclaration en date du 3 février de la Conférence Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) a tenu à dénoncer «la fuite en avant» du gouvernement».

La question de la difficile dissolution du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) est toujours d’actualité. Les journaux y vont de leurs commentaires pour expliquer les reports du congrès du vieux parti.

Suite à cette situation qui embarrasse Faure Gnassingbé, «Le Combat du Peuple, n° 705 du 06 février 2012» qui titre en couverture : «Décryptage, Spéculation et théâtralisation à haute dose : La dissolution du RPT, un point de fixation inutile», souligne : «Les spéculations et la théâtralisation auxquelles se sont livrés la plupart des journaux qui ont commenté le report sine die du congrès du RPT paraissent au prime abord compréhensibles. Cependant cet enthousiasme à vouloir commenter un événement qu’on ne maîtrise pas est le fruit de la mauvaise appréciation d’une situation qui n’est en rien comparable à ce qui s’était passé en 1991 parce que les données ne sont plus les mêmes. Au jour d’aujourd’hui, le contexte a beaucoup changé et ce qui se dit sur ce dossier n’est qu’un faux débat que la presse a orchestré mais qui ne portera pas à conséquence».

Le confrère «Courrier de la République, n° 264 du 06 février 2012» aborde autrement ce sujet. Titrant à la Une : «Le président Faure face à un dilemme : Le RPT, les amis et les barons, une difficile équation», il précise : «Le président Faure Gnassingbé livre à l’heure actuelle un véritable combat dans son propre champ politique. Pour un travail d’équilibriste, celui relatif à la prochaine dissolution du RPT en est bien un et Faure devrait se donner le temps de faire comprendre aux uns et aux autres que la dissolution du RPT n’est dirigée contre personne et elle ne saurait être la victoire des jeunes sur les anciens. Le temps presse et plus ça dure, plus les données se compliquent sur le terrain».

C.A.

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