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Environnement

Lomé : Les experts de l’Uemoa en atelier régional sur les questions préoccupantes de la Biosécurité

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Comment détecter un OGM? Comment évaluer et gérer les risques liés à son évaluation ? De quelle manière faut-il contrôler sa circulation dans l’espace UEMOA ? Quel type d’information partager avec le public pour faciliter sa participation à la prise de décision, quels sont les droits et les devoirs de chaque acteur? Autant de questions sur lesquelles des universitaires et quelques acteurs de l’Union économique et Monétaire Ouest-Africaine vont se poser depuis ce début de semaine dans la capitale togolaise. Pendant 5 jours, les séminaristes chercheront à trouver des réponses à ces préoccupations au cours d’un atelier en cours.

Organisé par la Commission de l’UEMOA dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Régional de Biosécurité de l’UEMOA, cet atelier a pour but d’accompagner ses Etats membres dans leurs efforts pour parachever la mise en place de leur régime de biosécurité. Une démarche qui est de nature à promouvoir l’utilisation saine des nouvelles applications scientifiques et technologiques au profit du développement et du bien être des populations.

Selon Abdou Senyi, Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA au Togo, les OGM demeurent une préoccupation pour les populations. “La mission des organisations d’intégration économique régionale est de fournir des solutions sécuritaires à tous, sans compromettre les capacités de satisfaction des besoins alimentaires et sanitaires des citoyens toujours plus nombreux et toujours plus exigeants” a t-il souligné.

Ainsi, le premier rempart face aux risques encourus lors de manipulations de produit OGM est la formation et l’encadrement à travers des règles appropriées sur toute la chaine des opérations. ajoute-t-il.

A cet effet, la Commission a pris l’engagement de doter l’espace communautaire d’un cadre juridique communautaire de Biosécurité, assorti d’un manuel de procédures d’évaluation scientifiques et de gestions des risques en vue d’assurer un niveau adéquat de protection contre les risques potentiels liés à l’utilisation des biotechnologies modernes et produits dérivés. C’est conformément à cet esprit que les différents acteurs venus des pays membres de l’Uemoa vont prendre part à aux travaux de réflexion et d’échanges durant cette semaine.

Lançant les travaux au nom de son ministre tutelle de l’Environnement et des Ressources Forestières, M. Ouro Djéri Essowè, tout en exhortant les participants à s’approprier les éléments développés au cours de l’atelier, a mentionné que la meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient.

Rappelons que durant cette rencontre de Lomé, les acteurs vont se familiariser avec les techniques de communication, d’information et de sensibilisation du public afin de lui permettre de contribuer efficacement à la gestion et à la préservation de la biodiversité. Ces formations bénéficieront de la contribution de spécialistes de haut niveau et permettront à la région d’avoir une vision éclairée sur les différents aspects de la Biosécurité, a conclu M. Abdou Senyi.

Retenons que le présent atelier, marque la deuxième étape d’une série de cinq sessions de formation sur la question de gestion rationnelle des Organismes génétiquement Modifiés (OGM) dans l’espace Uemoa.

La Rédaction

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