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Elections présidentielles Sénégal 2012 : Les premières tendances mettent coude à coude les candidats Abdoulaye Wade et Macky Sall

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La date du 26 février sera sans nul doute un tournant décisif dans l’histoire du Sénégal. Marquée par la tenue des premiers tours de l’élection présidentielle du pays, cette journée du 26 février a enregistré un fort taux de participation au scrutin dont les premières tendances dégagent les candidats en tête d’affiche; il s’agit des candidats Macky Sall et Abdoulaye Wade qui probablement vont passer au second tour si ces tendances venaient à se confirmer. Une nuit électorale marquée par deux batailles déterminantes, la bataille psychologique et la bataille des chiffres que les médias ont intensivement alimenté, mais dans les règles strictes de l’art du métier et de la déontologie.

En lice avec 13 autres candidats, le président sortant Abdoulaye Wade, a enregistré une première satisfaction avec un taux de participation avoisinant les 60% et une seconde avec le déroulement d’un scrutin sans violences et apaisé. Ce dont s’est félicité
Doudou Ndir, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), dans une déclaration faite ce dimanche soir, où il a adressé ses compliments aux Sénégalais «qui sont allés voter dans le calme et la discipline», lors d’un «grand jour pour le Sénégal».

Toutefois, le président Abdoulaye Wade a eu à vivre quelques écueils, notamment des huées les non moins nourries, dont il a fait l’objet dans son quartier historique de Dakar. En effet, le président sortant s’est heurté à sa sortie du bureau de vote, à des scènes insoutenables de contestation qui se sont amplifiées dans l’enceinte du lycée où il a voté vers midi. Un incident qui a failli déclenché des affrontements entre certains de ses partisans et des contestataires. Visiblement irrité, l’air grave, il n’a pas fait de déclaration malgré la forte présence de journalistes sénégalais et étrangers, et montrant des signes d’énervement.

Une autre situation inattendue pour Abdoulaye Wade, c’est la peur ou la sérénité qui a semblé changé de camp, depuis que les premières tendances ont commencé par se dégager à la fermeture des bureaux de vote.

En effet, les premières tendances dégagées placent les candidats Abdoulaye Wade et Macky Sall en tête d’affiche avec le partage des meilleurs taux du suffrage exprimé. Si ces premières tendances se confirmaient, l’on s’achemine sans nul détour vers un second tours qui pourrait être, toute impartialité gardée, suicidaire au président sortant.

Pour la petite histoire, il est très rare en Afrique de voir un parti au pouvoir remonter la pente au second tour et bénéficier de la majorité des voix. Et pour un président sortant manifestement hué de la sorte, le pire est à craindre pour lui en cas d’un éventuel second tour de tous les dangers. D’ailleurs pour Cheikh Sarr, directeur adjoint de campagne de la Coalition Benno ak Tanor, une des formations de l’opposition sénégalaise, «c’est la première fois je vois un président sortant hué, donc humilié. C’est très grave». Selon lui, «les Sénégalais ont manifesté ainsi leur ras-le-bol. Ce comportement est représentatif de ce qui se passe dans le pays».

Lui qui avait promis tambours battants lors des campagnes présidentielles, écraser ses adversaires aux premiers tours .

C’est sur cette allure feutrée et ombragée de petits calculs établis sur la base des premières tendances annoncées sur des médias nationaux et internationaux que les états majors respectifs des deux candidats se sont livrés à des jeux de bataille psychologique et de chiffres pour se prévaloir du côté d’Abdoulaye Wade, d’une prétention d’avoir remporté les élections au premier tour du scrutin, et quant au Macky Sall, de se réjouir d’avoir obtenu des résultats satisfaisants ouvrant la voie à un second tour.

Apparemment, les acteurs du camp du candidat sortant ne veulent pas entendre parler d’un second tour très redouté pour les partisans d’Abdoulaye Wade. Certains observateurs ne manquent de soutenir que c’est à raison, puisque le président sortant sait qu’un second tour lui serait chaotique. Lui seul contre Macky Sall qui certainement bénéficiera des voix de toute l’opposition, la suite ne sera que la pire des désolations entrainant une humiliation et un échec cuisant pour le parti au pouvoir.

Pour ce dernier, la bataille psychologique représente un grand enjeu afin d’éviter à ses partisans de céder à cette désolation. Il s’en suivi est au cours de cette nuit électorale, une suite de réactions diverses dans chacun des états majors de deux camps, qui se sont adonnés à des confirmations ou des rejets des chiffres favorables ou défavorables avancés.

Le Directeur de campagne du candidat du PDS a affirmé détenir des résultats fiables qui les mettent largement en avance des autres candidats; des résultats qui donnent Abdoulaye Wade vainqueur du premier tour.

La réplique a été immédiate du côte de Macky Sall qui lui même animera tard dans la nuit une conférence de presse pour mettre en garde le camp adversaire contre toute tentative de fraude et de tripatouillage des résultats qui donneraient une prétendue victoire à Abdoulaye Wade à qui il est impossible de réunir les 50% des votes; Selon lui, les résultats en sa possession le mettent coude à coude avec le président sortant.

Au regard de ses affirmations, tout porte à croire que le camp adversaire se prépare à tripatouiller les résultats, remettant en cause la volonté de tout un peuple qui a fait son choix libre et démocratique.

Une nuit électorale qui ne fait qu’annoncer les prochains jours de vives tensions qui peut être, guetteraient le Sénégal, si jamais le verdict des urnes ne se fait pas valider par la Commission électorale nationale autonome (CENA) à qui revient toute la responsabilité d’un Sénégal en face de son destin.

Mais pour le moment, retenons que rien n’est encore joué avant la proclamation officielle des résultats provisoires attendus pas avant la journée de demain, mardi. Même si la confiance est de mise chez les militants de l’APR qui commencent à jubiler dans les rues, il va falloir patience gardée.

Car le président sortant s’est dit de son coté persuadé d’avoir une “majorité écrasante” dès le premier tour, assurant qu’une révolte des Sénégalais contre lui n’est pas possible, dans un entretien à l’hebdomadaire français le Journal du Dimanche.

Les prochaines heures nous situerons et Togoportail veille au bon grain pour vous situer au moment opportun.

La Rédaction

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