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Société

Du rififi à l’Université de Kara : l’Etat togolais forme t-il des insurgés ou des rebelles?

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Après les crises universitaires antérieures qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive décorées de violences et sanctionnées du décret de résolution du 14 janvier, l’on se croyait à un apaisement de la situation et à une jubilation extrême mais hélas. Depuis quelques temps maintenant, un vent de soulèvement souffle sur l’université de Kara, longtemps considéré comme le bastion de la révolution étudiante.

En effet, c’est la sortie partielle des allocations de secours de 1500 étudiants sur 13000 qui à été le goute d’eau qui a débordé la vase de cette farouche soulèvement à l’Université de Kara le 16 février 2012.

On assiste désormais aux arrestations dans les rangs des leaders d’association dudit université. La chasse aux étudiants, c’est la méthode désormais adoptée pour réprimer et étouffer les poches de contestation et les démêlés étudiants. Après la violente répression du 16 février, des étudiants ont été ciblés et arrêtés comme étant les timoniers de ces grognes.

Parmi eux on note Yves moukalawa Alinki, président de l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Togo (UNEET), Birenam Birenam dit «colonel bits», Massana Agnité dit « Guillaume Soro » et Patoke, interpellés près de la frontière du Bénin après avoir été traqués et pourchassés par les forces de l’ordre de la gendarmerie de Kara.

D’après nos informations ils ont été libérés après quelques jours de détention mais les séquelles des tortures demeurent sur les victimes. L’engagement sans relâche de ces étudiants à arracher à tout pris leurs droits prouvent à suffisances que le Togo forme des insurgés sans se rendre compte. Il faut que le président de la république s’investisse personnellement dans la résolution de ces polémiques qui tournent autour des allocations et aides universitaires en engageant des discussions dans un esprit d’ouverture avec les représentants des étudiants afin d’aller à un dénouement rapide de la crise qui semble plongé dans l’impasse, sinon cette poudre risque de trainer jusqu’à l’université de Lomé qui flotte aujourd’hui avec plus de 65000 étudiants.

Le dialogue est aujourd’hui la voie royale pour asseoir durablement la réconciliation nationale et la consolidation de la démocratie.

Emmanuel vitus Agbenonwossi

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