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Société

Du civisme, et si on en parlait? Evitons de décrocher nos téléphones portables en pleine circulation

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La violation des feux tricolores ou l’excès de vitesse ne sont pas les seuls facteurs à l’origine des accidents de circulation. Même s’il faut reconnaître qu’ils se situent en bonne place, l’autre facteur que l’on a tendance à minimiser mais dont l’implication n’est pas des moindres est l’utilisation de téléphone portable en pleine circulation, c’est-à-dire à vélo, à moto et au volant.

Aujourd’hui l’utilisation d’un appareil portable en pleine circulation est devenue un fléau qui mine la libre circulation de beaucoup de personnes qui foulent aux pieds les consignes des autorités compétentes. Visiblement, on a l’impression qu’au Togo, les usagers ne pensent pas à leur vie.

Partout les chauffeurs, les motocyclistes et autres font preuve de laxisme et d’incivisme. Que ce soit dans les grandes villes ou dans les coins les plus reculés, ce phénomène est devenu chose courante au point qu’elle semble rentrer dans les mœurs des Togolais. Recevoir ou effectuer un appel en pleine circulation laisse indifférents les agents de sécurité qui n’ont d’yeux que pour les motos sans immatriculation et les zémidjans, qu’ils rackettent à longueur de journée et surtout les nuits.

Plusieurs fois déjà, les campagnes de sensibilisation à travers les médias par les autorités, en l’occurrence le directeur des Transports Routiers, interdisant de décrocher le téléphone en pleine circulation ont été menées. Malheureusement, les usagers rechignent à respecter les consignes. Et pourtant chaque jour que Dieu fait, de paisibles citoyens en font les frais.

Le samedi 11 février dernier sur l’axe Déckon-Agoenyivé, un grave accident s’est produit. On a dénombré deux morts. La raison principale c’est que le chauffeur recevait un coup de fil. Par inadvertance, il a perdu le contrôle de son volant et a ramassé un motocycliste et un vendeur de portables. Ces malheureux ont succombé suite au violent choc qu’ils ont reçu.

Interrogé par la Police, le chauffeur qui pleurnichait a tenté de justifier l’injustifiable. Il allègue qu’il a perdu un parent et qu’il ne se contrôlait pas quand on venait de l’appeler. Ce chauffeur pouvait-il bénéficier d’une circonstance atténuante parce qu’il a perdu un parent ? Ne pas décrocher le téléphone en pleine circulation doit rentrer dans nos mœurs.

Ailleurs, à coté de nous, au Bénin, au Ghana et dans beaucoup de pays de la sous-région, ne plus prendre le téléphone en pleine circulation est rentré dans les habitudes. Il n’y a que chez nous où le phénomène est toujours récurrent.

Pour éviter des pertes en vies humaines gratuites, nous devons nous interdire de décrocher nos téléphones en pleine circulation. Il en va pour notre sécurité.

Mawu K.

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