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Société

Crise sociale au Togo : Une semaine test de la bonne volonté du gouvernement togolais à améliorer les conditions de travail des fonctionnaires

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Plusieurs centrales syndicales des travailleurs du Togo ont tenu en fin de semaine dernière, des conférences de presse pour informer leurs membres et les journalistes de leur mécontentement face à ce qu’ils appellent «la mauvaise foi » du gouvernement togolais dans la mise en exécution de l’augmentation salariale annoncée pour janvier 2012. Si la CSTT menace de descendre dans les rues, la CNTT opte pour 3 jours de grève.

Cette nouvelle semaine est marquée par des signes de mécontentement des fonctionnaires togolais qui sont montés au créneau pour introduire au premier ministre togolais un préavis de grève de cinq jours assorti d’une plate forme revendicative. Cette plate-forme, au-delà de la hausse des traitements, réclame la révision de la grille indiciaire, l’adoption consensuelle (gouvernement et syndicat) d’une nouvelle grille salariale et son application, le respect des accords signés avec les organisations syndicales sectorielles( Santé et éducation), le statut général de la fonction publique, la jouissance effective et sans délai par les travailleurs de l’administration publique par les prestations de l’assurance maladie (INAM), ainsi que le vote immédiat d’un nouveau texte sur l’allocation de départ à la retraite et sa jouissance sans délai pour tous les retraités ….

Dans la foulée, une rencontre a eu lieu ce mardi entre une délégation des centrales syndicales et le gouvernement dans le but de trouver une issue favorable à la crise.

La Confédération syndicale des travailleurs du Togo CSTT, dénonce avec rigueur la mauvaise application de la promesse du gouvernement relative à l’augmentation des salaires.

Selon les «camarades mécontents», le gouvernement au cours du Dialogue National Social, avait promis une augmentation de 10 à 12%. Cependant, les travailleurs n’ont observé qu’une hausse de 5% des salaires.

Le président de la CSTT M. Sébastien Ayikoé Tèvi pense que de nouvelles séances de discussions devraient avoir lieu dans les prochains jours pour une suite favorable. Cependant, il demande aux travailleurs de rester mobilisés et répondre en cas de besoin aux mouvements de grève à venir jusqu’à la satisfaction totale des revendications. Il est attendu à la suite de 5 jours de préavis actuellement en vigueur, le déclenchement d’une grève de 3 jours, soit les 13, 14 et 15 février, si les doléances restaient non satisfaites.

Roger Adzafo

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