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Société

Civisme, et si nous en parlons? Halte aux tapages nocturnes!

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La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Ce principe de la démocratie est fort peu respecté aujourd’hui par des citoyens qui par leur comportement ont tendance à abuser de leur espace de liberté au détriment des autres. Les tapages nocturnes sont un exemple du non respect de la liberté d’autrui.

La nuit est faite pour le repos, dit-on. Pendant ce moment, hommes, femmes, adultes et enfants, travailleurs ou non, s’invitent au sommeil qui permet à l’organisme d’évacuer la fatigue et le stress accumulés dans la journée et de se mettre en condition pour le lendemain. Le sommeil est d’autant plus important qu’il est médicalement recommandé. Il faut 8 heures de sommeil pour le corps, conseillent les médecins. Un sommeil fait dans de bonnes conditions stimule notamment l’activité cérébrale et a d’autres effets bénéfiques pour l’organisme. C’est pourquoi d’ailleurs il est conseillé de faire la sieste dans la journée.

Malheureusement, dans beaucoup de quartiers à Lomé, il est impossible de trouver le sommeil la nuit : bruits de musique et autres tintamarres empêchent les habitants de goûter à ce plaisir.

En effet, lorsqu’on parcourt la ville de Lomé on est surpris par le brouhaha qui y règne même à des heures inimaginables de la nuit. Hauts parleurs et autres instruments de musique installés dans les bars, restaurants, cafétéria… tonnent à rompre le tympan. Des noctambules invétérés se donnent rendez-vous dans ces lieux pour faire la fête jusque tard dans la nuit et parfois jusqu’au petit matin lorsqu’il y a un événement particulier. Que ce soit à Déckon, à Agoè ou ailleurs, la situation demeure la même. Il n’est pas exagéré de dire que dans ces quartiers, la nuit n’existe que de nom et ne diffère de la journée que par l’obscurité. On se demande comment dans ces conditions, les habitants arrivent à dormir quand on sait qu’il est quasiment impossible de trouver le sommeil lorsqu’il y a du bruit.

Ainsi la situation semble désespérée vu la profusion des bars et maquis qui naissent à Lomé comme des champignons.

Faire du bruit en pleine nuit n’est pas uniquement l’apanage des bars et des autres lieux précités. On observe la même scène dans certaines maisons où des individus sans scrupule mettent la musique à fond empêchant leurs voisins de dormir. Ceci est bien souvent la cause de nombreux conflits qui au mieux, finissent au commissariat, au pire dans le sang.

«Je vivais dans une maison où il était pratiquement impossible de dormir la nuit, raconte un habitant de Adidogomé. La nuit mon voisin direct, celui dont la chambre jouxtait la mienne, plombier de son état, ne cessait de nous casser le tympan en mettant la musique à fond. Lorsque je m’en suis plaint, il me répondit qu’il n’avait pas d’ordre à recevoir de moi et que je n’étais pas le propriétaire de la maison. Vexé par sa réaction, je le convoquai au commissariat où il avait été rappelé à l’ordre. Il prit très mal la chose et me vouait une haine viscérale. La situation était devenue très tendue dans la maison et j’ai dû déménager».

Par ailleurs, les habitants des environs immédiats des églises sont également victimes de tapages nocturnes. En effet, dans la plupart des églises charismatiques, sont fréquemment organisées, des veillées de prières très bruyantes qui perturbent le sommeil.

De ce qui précède, il est clair que la situation est inquiétante et doit interpeller notre conscience citoyenne.
Jouer la musique en pleine nuit n’est pas une mauvaise chose en soi pourvu qu’on sache choisir les morceaux. On peut par exemple jouer des chansons douces ou slow qui d’ailleurs bercent le sommeil et le rendent agréable.

Dans un tout autre registre, les églises charismatiques doivent faire preuve de modération dans leurs veillées de prières. Le sommeil est important; halte aux tapages nocturnes!

D.M.

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