Société

Le Ghana va-t-il suivre le Nigeria dans la contestation du prix du carburant ?

Advertisement

Les Ghanéens s’apprêtent à descendre dans la rue le 25 janvier 2012 pour exiger du gouvernement le rétablissement de la subvention du prix des produits pétroliers. C’est en substance l’appel qui a été lancé lors d’une conférence de presse par la société civile le mardi dernier à Accra à la population. Tout est parti le 28 décembre 2011 quand l’Autorité Nationale du Pétrole (NPA) a, dans une décision approuvée le gouvernement, décidé d’augmenter de 20 pourcent le prix des produits pétroliers à la pompe dans le pays.

Au Ghana, on s’achemine vers une épreuve de la rue entre les autorités et les consommateurs des produits pétroliers qui ne veulent pas que l’Etat se désengage du service qu’il apporte à la population. Pour se faire entendre, un groupe de pression, l’Alliance pour une Gouvernance Responsable (AFAG) invite la population d’Accra et de ses environs à s’embarquer dans la grande démonstration « Atta-Wayo » le 25 janvier 2012 pour obliger le gouvernement NDC du Président John Atta Mills à faire marche arrière.

Si tel est que le gouvernement veut s’intéresser à d’autres secteurs au point de ne peut plus continuer par subventionner le carburant, l’AFAG lui demande de se servir des 690 millions de Ghana cedis, une somme illégalement perçue par la NPA lors de la récente hausse controversée des prix du carburant pour subventionner les prix sur une période de 20 ans. Pour l’Alliance, les cris et les douleurs du ghanéen ordinaire doivent cesser maintenant. Dans sa détermination, l’Alliance s’engage résolument à exposer le niveau d’incompétence, le copinage et la corruption graves au sein du Congrès National Démocratique (NDC), le parti au pouvoir.

Rappelons que le doublement du prix des produits pétroliers a entrainé depuis le début de cette semaine une grève générale illimitée au Nigeria avec des conséquences telles que des pertes en vie humaine et des manques à gagner pour l’économie du pays. Le Ghana va vouloir t-il vivre ces tristes scenarios avant de revenir sur les conditions qui ont conduit les gouvernements précédents à subventionner le carburant ? En tout cas, pour les Union Syndicales Ghanéennes qui appellent elles aussi le gouvernement à la raison, la nécessité de subventionner les prix des produits pétroliers est une urgence et le pouvoir se doit d’agir pour anticiper la furie du peuple.

CA

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement