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Société

GHANA : Les autorités gagneront t- elles leur croisade contre les moto-taxis ?

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Les moto-taxis appelés « Okada » deviennent en cette période de Noel et de fin d’année à Accra, un moyen de transport crucial pour les usagers afin de contourner la file indienne de voitures qui bloquent la circulation aux heures de pointe dans la capitale. Quoique le phénomène ait entrainé une augmentation du chiffre d’affaire des conducteurs de ces motos, sa pratique reste tout de même prohibée par la loi dans le pays. Mais pourquoi les Okada malgré la chasse que les policiers leur livrent en ville, gagnent-elles toujours du terrain ?

Les festivités de la fin d’année 2011 à Accra font endurer aux usagers de la route un calvaire. Souvent aux heures de pointe dans la circulation plus rien ne semble bouger et la circulation reste ainsi bloquée. A l’arrêt de bus du marché de Makola, à Kwame Nkrumah Cercle ou à la gare de Kaneshie, c’est à une véritable bataille que livrent les passagers afin d’avoir accès au bus MetroMass ou aux voitures « trottros ». Mais une fois ce pari gagné, vous êtes bloqué dans la circulation.

Alors pour éviter toutes ces tracasseries, les Okada refont leur entrée dans la circulation pour dépanner d’une part ceux qui n’en peuvent plus de supporter ces arrêts prolongés et indéterminés de la circulation et d’autre part ceux qui ne veulent pas arriver en retard au service. De l’avis d’un conducteur d’Okada, c’est un travail promettant car en moyenne dans une journée il peut gagner environ 25.000 F Cfa. La mobilité de ces engins en période d’embouteillage fait qu’ils commencent à gagner le cœur de certains Ghanéens de la capitale qui sont fiers de dire qu’en empruntant ce moyen de transport commercial non autorisé, ils arrivent à rallier en un temps records leurs lieux de travail ou domicile.

Mais du niveau des autorités, la Police est toujours en état de veille pour traquer les Okada malheureux qui jouent à la sourde oreille. Du niveau des taxis, moyens conventionnels de transports, on blâme les Okada de détourner les passagers les passagers habituels.

Mais signalons que le problème d’embouteillage à Accra en ce moment est dû en partie à des déviations que l’on rencontre sur certaines routes en raison de leurs construction ou de leur réaménagement. Peu avant la fête de Noel, le ministère en charge des transports a exhorté les citadins à laisser leurs véhicules à la maison pour emprunter le transport public, ce qui allégera un temps soit peu la circulation. Malgré cette mesure, l’embouteillage sur les routes perdure et les policiers qui régularisent souvent la circulation s’embourbent des fois dans cette routine. Et pendant ce temps dans les coins et recoins de la capitale, les Okada gagnent du terrain.

C.A.

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