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Finances

Ghana : Le trésor ghanéen ne veut plus payer les fantômes

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Le ministère des Finances et de la Planification Economique (MFEP) au Ghana vient de mettre en exécution à Accra la suppression de 34.000 noms des agents illégaux dans la base de ses données de la masse salariale des retraités dans le pays. Ces agents qui percevaient gratuitement les fonds de l’Etat sont en fait des fonctionnaires fantômes qui n’existent pas sur le terrain.

L’initiative lancée par le ministère des Finances ghanéen en février 2011 pour assainir ses comptes, a connu en ce début d’année 2012, un résultat palpable avec la découverte de noms fantômes de retraités qui sucent les fonds de l’Etat à chaque fin du mois. Selon les services du ministère, les 34.000 noms fantômes représentent environ 38 pourcent des retraites enregistrés au Ghana.

De l’avis George Gyamfi, un informaticien au ministère des Finances, sur un effectif de 88.467 retraités qui sont répertoriés dans sept régions du Ghana, le ministère n’a pu recueillir que les données biométriques de quelques 54.544 personnes. Certains des retraités se sont plaints d’avoir été ignorés lors de recensement mais Gyamfi a assuré qu’ils seront pris en compte mais leur nombre est insignifiant. Le fait notoire a-t-il fait remarquer est que dans certaines régions, les retraités sont morts, mais leurs noms sont restés dans les registres et à ce titre des personnes inconnues continuent de réclamer et de percevoir leurs indemnités soit une somme annuelle de près de 2,4 millions de dollars.

Des statistiques issues de la première vague des enquêtes menées en 2011 par le ministère de l’Economie dans les dix régions du Ghana ont révélé que la région métropolitaine d’Accra détient le fort taux de noms fantômes avec 18.527 personnes inconnues.

En vue de lutter efficacement contre ce système qui gangrène l’économie ghanéenne depuis quelques années déjà, l’administration de l’ex Président Jerry Rawlings avait initié depuis les années 90 un système intégré de données de paie des salariés. Pour améliorer ce système, l’actuel ministre de l’Economie, Kwabena Duffuor, a déclaré que l’initiative actuelle d’identification des retraités contribuera de manière significative à éliminer la fraude dans la masse salariale et aussi pour réduire les dépenses publiques sur les émoluments de l’Etat.

Avec ce nouveau système, l’Etat ghanéen vise à terme à dépenser en cette année 2012 une somme de six milliards de dollars et à économiser 1,5 milliards de dollars.

C.A.

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