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REVUE DE PRESSE

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Les implications de l’accident du bus de l’Etoile Filante à Gléi, la répression barbare de la manifestation de l’ANC à Sokodé et les appréciations du bilan des activités de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Le football togolais a encore reçu un coup dur suite à un grave accident, ce week-end, du bus de l’Etoile Filante à Gléi avec à la clé six corps calcinés et de nombreux joueurs grièvement blessés. Le peuple togolais, dès l’annonce de cette triste nouvelle, a été profondément touché.

Abordant ce sujet, «Le Correcteur, n° 304 du 28 novembre 2011» qui titre en manchette : «Le football togolais de nouveau en deuil/Grave accident du bus de l’Etoile Filante à Gléi : Six corps calcinés, huit joueurs grièvement blessés par brûlure et dix-sept légers», écrit : «La série de drames qui frappe le football togolais continue. Le bus transportant les joueurs de l’équipe de l’Etoile Filante de Lomé en direction de Sokodé où ils devraient affronter le dimanche leurs homologues de Sémassi Football Club à la faveur de la 5ème journée du championnat de football de première division n’a pas pu atteindre sa destination. Le bus a pris feu à la suite d’une crevaison peu avant Atakpamé le samedi 26 novembre 2011. On dénombre six (06) corps calcinés, des blessés dont huit (8) grièvement par brûlure et 17 légers. En effet, des sources proches de la délégation indiquent que c’est à Gléi, un village situé sur la route nationale n° 1 à quelques dizaines de kilomètres de la ville d’Atakpamé que l’un des pneus du bus s’est éclaté. Après plusieurs tonneaux, l’autocar a quitté la route pour se retrouver dans un ravin où il a pris feu par la suite».

S’intéressant à ce sujet, «Liberté, n° 1102 du 28 novembre 2011» qui titre à la Une : «Le football togolais en deuil : Accident du bus de l’Etoile Filante à Gléi : 6 morts, 26 blessés dont 8 graves», précise : «Selon certains joueurs qui ont pu s’exprimer, il y a eu éclatement de pneu, le chauffeur a perdu le contrôle et le bus est rentré dans la brousse et a fait plusieurs tonneaux avant de prendre feu. Les autorités administratives et militaires de la ville d’Atakpamé, avec à leur tête le Préfet Allagbé se sont rendues sur les lieux, accompagnés de la presse pour constater de visu les faits».

Sur le même sujet, «Courrier de la République, n° 252 du 28 novembre 2011» plutôt spirituel, titre en manchette : «Football togolais : Plusieurs morts au sein de l’Etoile Filante : L’accident de trop aux relents sataniques ; colère, choc à l’extrême et l’émotion» et note : «Toutes les fois que l’embellie tente de se faire au sein du football togolais, il y a toujours des événements bien douloureux qui viennent endeuiller la famille du cuir rond».

Suite à ce deuil qui a frappé le peuple togolais, «Forum de la Semaine, n° 1076 du 29 novembre 2011» titre : «Accident du bus de l’Etoile Filante : Pluie de campassions sur le football togolais ; Blatter, Hayatou, Nyantakyi, Kablan et Adébayor compatissent».

Pour la réintégration de ses 9 députés à l’Assemblée nationale, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a décidé de manifester dans toutes les villes du Togo. Malheureusement, la manifestation à Sokodé, chef-lieu de la Préfecture de Tchaoudjo, a été sauvagement réprimée, le mercredi 23 novembre 2011.

S’intéressant à ce sujet, «Le Correcteur, n° 304 du 28 novembre 2011» titre en couverture : «Répression sauvage de la manifestation de l’ANC section Tchaoudjo : Sept blessés dont un cas grave, le Préfet Tchimbi pointé du doigt» et indique : «Les militants de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) session Tchaoudjo ont été victimes, mercredi 23 novembre dernier d’une répression sauvage des policiers et gendarmes aux ordres du Préfet Tchimi Tchimbi qui a fait plusieurs blessés dont un cas grave. Alors que leurs camarades de Lomé manifestaient tranquillement, ce même mercredi pour dénoncer «les propos irresponsables de Louis Michel» et exiger la réintégration de neuf députés de l’ANC abusivement exclus de l’Assemblée, les partisans de l’ANC qui ont tenté d’organiser les mêmes manifestations à Sokodé se sont confrontés au refus du Préfet Tchimi Tchimbi. Ce refus n’ayant pas été justifié, ces derniers ont tenté le regroupement mais ils vont être très vite dispersés. Bilan : sept blessés dont un cas grave. Aussi certains militants ont-ils été appréhendés par la police avant d’être relâchés. Le bureau fédéral de l’ANC section Tchaoudjo a rigoureusement protesté contre cette répression à travers une lettre ouverte ».

Abordant le même sujet, «Liberté, n° 1103 du 29 novembre 2011» à la Une : «Le Préfet de Tchaoudjo indexé dans la répression barbare de la manifestation de l’ANC à Sokodé» et souligne : «Si le cycle des répressions policières sur les populations semble en net recul à Lomé, où il est désormais possible de manifester en semaine, cela n’est pas le cas à l’intérieur du pays qui demeure encore sous la chape de plomb du parti au pouvoir… – Mama- Seidi Mourtala a vigoureusement dénoncé la hargne avec laquelle les forces de l’ordre envoyées par le Préfet ont opéré dans leur tentative d’étouffer la manifestation malgré le respect de toutes les procédures».

Les responsables de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) ont présenté le bilan de la phase des audiences. C’était lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Institution le jeudi dernier.

Suite à ce bilan, «Le Correcteur, n° 304 du 28 novembre 2011» titre en couverture : «Bilan des activités de la Commission Barrigah : La réconciliation victime de l’hypocrisie et de la mauvaise volonté politique» et écrit : «Comme s’il était écrit que le Togo ne réussirait jamais ce que d’autres ont fait avant lui, le processus de réconciliation dans notre pays se révèle de plus en plus comme une entreprise et un rêve de plus. Au mement où la Commission Barrigah a eu le plus besoin d’accompagnement politique pour réussir sa mission, le pouvoir RPT s’est montré très peu actif, se contentant de quelques actions trompe-l’œil. Conséquence : Mgr Barrigah et ses collègues ont constaté à l’heure du bilan que le bilan est loin d’être ce qu’ils attendaient».

S’intéressant au même sujet, «Togo Réveil, n° 42 du 25 novembre 2011» titre en couverture : «La CVJR à l’heure du bilan et des conclusions de la phase des audiences : Les clivages politiques et ethniques, les premières causes des violences» et précise : «L’analyse des dossiers pris en audiences permet à la CVJR de dire avec exactitude que les clivages politiques et ethniques sont les premières causes des violences qui ont jalonné le cours de l’histoire du Togo et dont le paroxysme a été atteint en 2005. La tension au niveau de la population est beaucoup plus perceptible lors des consultations électorales où les gens ravivent leurs rancoeurs contre tel ou tel autre concitoyen… La Commission déplore à la fin de ces audiences la faible participation des populations aux audiences dans certaines régions du Sud du pays notamment à Tsévié, à Aného et à Lomé, la rareté des aveux des auteurs présumés et la non comparution de certains acteurs-clés de notre histoire nationale».

M.D.

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