pub
Médias

Jeudi à la Une de Chronique de la Semaine : Les non dits de la crise universitaire

Advertisement

Le gouvernement a procédé à la fermeture des deux universités du Togo, en l’occurrence celles de Lomé et de Kara le 08 décembre dernier. Cette fermeture est intervenue suite aux violentes manifestations des étudiants surtout de Kara qui se sont soldées par la destruction des biens publics et privés. Après cette fermeture, le gouvernement a rencontré, le 11 décembre à la primature, les différentes associations et les délégués des étudiants des deux universités pour une mise au point.

Les membres du gouvernement présents à cette rencontre ont clairement signifié aux étudiants que la réouverture des deux campus sera conditionnée à la présentation d’une plate-forme commune de toutes les associations qui écument les deux universités ainsi qu’à leur engagement de proscrire toute violence. Face à ce message de fermeté du gouvernement, les responsables de ces associations au lieu d’harmoniser leur revendication et de prendre langue avec le gouvernement pour relancer le dialogue, s’activent plutôt dans la rédaction de communiqués provocateurs et prennent d’assaut les radios privées pour menacer le gouvernement. L’on se demande quel intérêt ces responsables ont à menacer le gouvernement à qui ils doivent soumettre leurs doléances.

Le comble, c’est lorsque ces responsables donnent des ultimatums au gouvernement. Dans un communiqué rendu public le mardi dernier, l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Togo (UNEET), l’une des associations de Kara qui ont participé à la manifestation violente dans cette ville, exige du gouvernement la réouverture, sans conditions et sans délai, des deux universités du Togo. “Si d’ici le 23 décembre 2011, le gouvernement ne trouve aucune suite aux revendications des étudiants et ne rouvre pas les deux universités, un appel au soulèvement sera lancé à tous les Togolais“, déclare le Vice-président de l’UNEET, Bitsioudi Birénam.

De son côté, le président du MEET, Adou Sédou, a choisi Radio Kanal FM pour exiger une rencontre avec le chef de l’Etat. “Nous avons déjà écouté tous les ministres, nous avons fait l’évaluation de la situation et nous avons l’impression que le premier responsable de l’Etat n’est pas informé de ce qui se passe. Sinon, il ne peut pas laisser, au lieu de résoudre les problèmes, que l’on se permette de gazer les étudiants et les élèves tous les jours “, a-t-il vociféré.

Quand à l’ULEETOD (Union Nationale des Elèves et Etudiants du Togo), elle a choisi la voie de la manifestation de rue pour faire entendre ses revendications. C’est ainsi qu’elle a appelé étudiants, élèves et parents d’élèves à une grande marche hier mercredi. Malheureusement pour elle, non seulement personne n’a répondu à cette ” grande mobilisation ” mais aussi les forces de sécurité étaient présentes. L’ULEETOD a donc lamentablement échoué dans son entreprise.

Source: Chronique de la Semaine n° 176 du 22 décembre 2011

Lire les autres articles de la publication en téléchargeant le document joint :
chronique_176.pdf

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement