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Ghana : Des refugiés ivoiriens réclament la libération de Gbagbo

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L’Association Ivoirienne des Réfugiés de la Diaspora a lancé un appel le 8 décembre dernier à Accra à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour qu’elle relâche l’ex-Président Laurent Gbagbo. Pour Komenan Brown, le président de cette association, l’arrestation de Gbagbo n’est pas un moyen pour mettre un terme à la crise mais plutôt une cause pour attiser les tensions dans le pays.

A l’image des partisans de l’ex président Gbagbo à l’intérieur de la Cote d’Ivoire, ceux de la diaspora, singulièrement les refugiés qui ont trouvé asile au Ghana réclament à cor et a cri la relaxation pure et simple de leur champion qui a été transféré à la Haye depuis le 29 novembre dernier.

Pour ces derniers, ce transfert n’a obéit à aucune règle, d’où leur exigence à un retour à la case départ. Ces refugiés estiment que la Côte d’Ivoire doit gérer ses propres affaires pour assurer un développement durable et harmonieux entre ses fils.

En vue de trouver une issue à la crise postélectorale dans le pays et surtout le sort de Gbagbo, Komenan se demande «pourquoi ne pas créer une commission nationale pour résoudre de manière pacifique la crise qu’au lieu de choisir le chemin de la CPI. Gbagbo doit être libéré car je ne pense pas que les accusations portées contre lui tiennent réellement. Je ne vois aucune preuve en cette démarche».

A la CPI, Gbagbo est soupçonné de crimes contre l’humanité, de viols et d’assassinats après les élections présidentielles contestées de 2010 lesquelles ont débouché sur un conflit interne armé.

Mais ironie du sort, à l’encontre de ces personnes qui revendiquent la relaxe de Gbagbo, le pouvoir du Président Ouattara vient de lancer un mandat d’arrêt contre 200 d’entre elles, des refugiés ex-combattants en territoire ghanéen.

Peu avant le début de la première comparution de Gbagbo le 5 décembre dernier à la Haye, Jerry Rawlins, l’ex Président Ghanéen a fustigé le transfert de Gbagbo vers la CPI en qualifiant l’acte d’enlèvement. De ce précédent, Rawlings a lancé un appel tous les Africains à trouver des moyens internes pour rendre justice à leurs propres citoyens de sorte à mettre un terme à l’influence de la CPI sur le continent.

C.A.

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