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Politique

Temps des révélations à la CVJR : Le Coup d’Etat raté du 25 Mars 1993 élucidé

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Encore un voile levé à la CVJR ce 16 Novembre. Les Togolais ont depuis plus de 18 ans des versions divergentes sur le Coup d’Etat du 25 mars 1993. Qui en sont les tenants et les aboutissants ? Les Instigateurs, ou sont-ils ? Première nouvelle. Le premier mea culpa est tombé. Jean Yao Dégli, ancien Conseiller Juridique du Gouvernement de la Transition déclare avoir été le principal Instigateur du présumé putsch raté. Murmure dans la salle.

L’ancien opposant farouche au Général Eyadéma fait montre d’une menace de mort que le Général président laissait peser sur lui. Il dit affirme avoir été à plusieurs reprises chez le Président d’alors suite à ses appels. Et ce dernier qui lui demande de travailler avec lui. Refus catégorique, lui oppose-t-il toujours. Ce qui indispose le Général qui l’a menacé à maintes fois en face de le tuer. L’intéressé déclare aussi à l’assistance qu’il a aussi échappé bel à plusieurs tentatives d’assassinat de la part du Général Gnassingbé, Président de la République.

Pour se sauver, Me Jean Dégli fuit le Togo pour le Ghana. Pays qui le voit préparer le coup du 25 mars.
L’Avocat fait remarquer que cela pouvait marcher mais au finish le Général ne se trouvait pas dans sa chambre au camp. Et de plus celui qui devait faire la déclaration sur la Radio Lomé à l’époque s’en était abstenu pour une raison non convaincante. Au fait l’objectif du coup selon le commanditaire était de faire moins de victimes possibles, d’arrêter le Général Président pour le faire passer en jugement et de relancer la transition puisque celle lancée par la Conférence Nationale souveraine de Juillet 1991 avait échoué.

Toujours par rapport au coup du 25 Mars, le Juriste fait tomber un deuxième masque. D’aucuns ont dit à cor et à cri au Togo que Gilchrist Olympio est le principal initiateur de ce coup et que le Colonel Koffi Tépé était le Chef de file. Mais Yao Dégli démontre publiquement que le Sieur Olympio président de l’UFC, parti politique du Togo n’avait rien à voir avec ce coup.

Mais du moins il leur avait quand même promis quelques moyens matériels et financiers. «La promesse n’a été tenue jusqu’alors», déplore l’Ancien Conseiller Juridique du Premier Ministre d’alors Joseph Koffigoh. De plus, pour ce qui concerne la mort de Tépé, Me Dégli fulmine qu’il ne connait pas personnellement le Colonel. Et que le crime du colonel était d’avoir eu le courage de dire après le mouvement du 05 Octobre 1990 que l’armée doit ètre neutre et qu’elle ne peut jamais soutenir le Régime en place. Ce qu’il a payé le lendemain du 25 Mars c’est-à-dire le 26 Mars.

Ajoutons aussi que Me Jean Dégli déclare avoir été détruit par tout ce qu’il a vécu. Il dit pendant les dernières minutes de son intervention merci au Président de la République Togolaise Faure Gnassingbé dont la politique lui a permis de regagner sa terre natale en 2008 après plus de 15 ans d’exil. «A cesar, ce qui est à Cesar», conclue-t-il.

Firmin Teko-Agbo

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