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REVUE DE PRESSE

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Les accusations et les récusions devant la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) et la terreur qui prévaut à l’Université de Kara sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Les audiences de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) se poursuivent à Lomé avec à la clé des témoignages sur les massacres de Fréau Jardin en 1993 et les violations des droits humains en 2005. De ces audiences, fusent des accusations et des récusions.

Abordant ce sujet, «Le Combat du Peuple, n° 696 du 14 novembre 2011» titre à la Une : «Commission Vérité, Justice et Réconciliation : Les petits arrangements d’Agbéyomé avec la vérité doivent cesser» et écrit : «Depuis quelques temps, les séances d’audition de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, font leur petit bonhomme de chemin. Les différents témoins ou victimes défilent pour dire leur part de vérité. Cependant, les déclarations d’Agbéyomé, Kodjo au sujet de la fusillade de la place «Fréau Jardin» devenu «Place Anani Santos» ont soulevé un véritable tollé dans l’opinion. Qui plus est, les contradictions d’Agbéyomé Kodjo à savoir le Professeur Gnininvi, M. Fambaré Natchaba Ouattara et M. Komikpim Bamnante, ont infligé, un véritable camouflet à ce tribun déchu qui voulait se faire une virginité après avoir commis des atrocités dans notre pays… Agbéyomé Kodjo doit comprendre que la CVJR ne doit pas servir de lieu de propagande pour ses mensonges. Il s’agit d’abord de dire la vérité et c’est à ce seul prix que la Justice et la Réconciliation se feront».

S’intéressant également aux audiences de la CVJR, «Liberté, n° 1092 du 14 novembre 2011» qui titre en couverture : «Travaux de la CVJR et attentat du 25 mars 1993 contre le Général Eyadéma : Jérôme Planitéyé, ancien DG de la LONATO accuse, Jean Yaovi Dégli récuse» note : «Me Jean Yaovi Dégli sserait-il un terroriste reconverti ? La question mérite d’être posée à la lumière des révélations qu’a lâchées la semaine dernière devant la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), le sieur Jérôme Planitéyé, ancien collaborateur du Premier ministre de transition Me Joseph Kokou Koffigoh qui accuse le président du Front Sage d’être l’un des commanditaires de cette attaque du 25 mars 1993 qui a fait plusieurs morts. Mais, Me Dégli dans un communiqué rendu public au lendemain de la sortie de Jérôme Planitéyé, a fourni au public togolais, une importante documentation sur ces événements. Donnant l’impression d’en savoir suffisamment sur cette affaire d’attaque contre le camp RIT, l’ancien résistant écrit : ‘‘(…). Cette déclaration qui est un véritable tissu de mensonges émanant de l’imagination fertile d’une personne qui s’est toujours comportée en mythomane d’après les informations que ses proches amis ou proches parents colporteraient sur lui dans les années 90, appelle de ma part un droit de réponse et des démentis aux nombreuses inexactitudes que le personnage en question a cru devoir monter en parlant d’événements réels dont il n’a appris que des bribes et des faits supposés ou inventés’’».

L’Université de Kara connaît des mouvements suite à l’arrestation d’étudiants et du Professeur Kpatimbi. De ce fait, la rentrée universitaire 2011-2012 est profondément perturbée.

S’intéressant à ce sujet, «Forum de la Semaine, n° 1066 du 15 novembre 2011» titre à la Une : «Université de Kara/Affaire d’arrestation d’étudiants et du Professeur Kpatimbi : La rentrée universitaire perturbée par une marche des étudiants sur la présidence». Indiquant que des craintes de manifestations en solidarité aux étudiants de Kara planent sur l’UL, le confrère précise : «Décidément l’Université de Kara ouvre ses portes sur une note d’instabilité. Selon des informations rapportées par notre confrère en ligne mo5.togo, les étudiants de l’Université de Kara ont marché hier lundi, jour de la rentrée, pour réclamer la libération de leurs camarades emprisonnés et du professeur Hervé Kpatimbi Tyr. Ce mouvement aurait gagné en nombre grâce à la participation des étudiants non informés au départ mais qui ont rallié spontanément les manifestants agrandissant ainsi les rangs des contestataires. Les amphis ont été vides».

Abordant le même sujet, «Le Regard, n° 759 du 16 novembre 2011» qui titre en couverture : «Terreur à l’Université de Kara : Trois étudiants et un enseignant enlevés par des agents de sécurité» indique : «Les organisations togolaise de la Société Civile ont tenu une conférence de presse ce lundi 14 novembre 2011 au siège de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) à Lomé. Au cours de cette rencontre, ces organisations ont exprimé leur ras-le-bol face au climat d’insécurité qui règne dans certains quartiers de la capitale depuis plus de trois mois. Il s’agit des exécutions sommaires des jeunes filles dans les quartiers Agoè et Adidogomé à Lomé. Elles ont en outre dénoncé les enlèvements arbitraires de trois étudiants survenus dans la nuit du 07 novembre 2011 à l’Université de Kara et d’un enseignant de ladite université par les forces de l’ordre. Plus inquiétant est le mutisme des autorités qui sont indifférentes face à la situation».

D.M.

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