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REVUE DE PRESSE

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La cherté des voitures d’occasion au Port Autonome de Lomé et ses problèmes subséquents, les protestations de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) en vue de la réintégration de ses députés à l’Assemblée Nationale et l’insécurité grandissante à Agoè, banlieue de Lomé, sont des sujets abordés par les journaux togolais cette semaine.

Les voitures d’occasion communément appelées au Togo Venus de France, deviennent de plus en plus chères depuis que le sieur Marc-Antoine a mis en place sa société de contrôle des châssis dénommée COTEC. Cette structure que nombre de Togolais qualifient de mafieux serait appuyée par le Ministère de l’Economie et des Finances du puissant Adji Otèth Ayassor.

Abordant ce sujet, «Liberté, n° 1088 du 08 novembre 2011» titre en manchette : «Vente de voitures d’occasion au Port Autonome de Lomé : Un réseau mafieux dirigé par Marc-Antoine en complicité avec le ministère de l’Economie et des Finances». Indiquant que les voitures d’occasion de plus en plus chères au Togo, le journal écrit, «Il n’y a pas longtemps Lomé était considérée comme la ville où les voitures d’occasion étaient les moins chères de l’Afrique de l’Ouest. Une ville où ces voitures venues d’Europe s’achetaient à bas prix avec des droits de dédouanement qui défiaient toute concurrence. Ivoiriens, Maliens, Nigériens, Béninois et autres citoyens des pays de la région ouest-Africaine prenaient d’assaut la capitale togolais pour leurs achats avec toutes les retombées économiques que le Togo pouvait en tirer. Mais hélas, fini cette époque où chaque citoyen pouvait, avec une petite somme d’argent, s’offrir une Toyota, une BMW ou une Audi d’occasion, la COTEC et son tout-puissant boss, le sieur Marc-Antoine – d’aucuns estiment que ce ne serait pas son vrai nom – sont passés par là. Depuis que cet homme et sa société ont pris le contrôle du secteur avec la bénédiction de certaines sommités de l’Etat, les clients étrangers choisissent d’autres destinations pour s’approvisionner en voiture d’occasion et refusent de faire le déplacement de Lomé pour se faire plumer par les nouveaux patrons du secteur. Quant aux citoyens togolais, ils se sont repliés sur les magasins de vente de motos venues de Chine. Bienvenue dans le royaume de la nébuleuse COTEC et de son patron, le consul du Canada au Togo, Marc-Antoine».

S’intéressant au même sujet, «L’Alternative, n° 103 du 08 novembre 2011» qui titre en manchette : «COTEC-STCA-STAC : Enquête autour du réseau Marc-Antoine : Pourquoi les Togolais sont condamnés à acheter cher les voitures d’occasion ?» note : «Le Togo est un pays particulier où n’importe quel aventurier peut s’enrichir en un temps record, juste en s’alliant avec les gouvernants à travers un business plus ou moins obscur. C’est ainsi qu’on voit débarquer dans notre pays, des gens de moralité douteuse qui deviennent des milliardaires à la vitesse de l’éclair, devenant ainsi des monstres pour les citoyens. Nous avons connu dans ce pays la vague des Libanais qui faisaient la pluie et le beau temps. Aujourd’hui, c’est le cas d’un autre expatrié de moralité douteuse qui attire notre attention, tant la misère que lui et ses complices du régime imposent aux citoyens togolais est devenu révoltante et insupportable… Là où les Douanes faisaient avant 3 milliards, aujourd’hui elles font juste 1 milliard. Mais chose bizarre les concepteurs du projet e leurs complices continuent de soutenir le contraire en manipulant les chiffres en brouillant les pistes. Pendant que les Togolais peinent à s’acheter une voiture d’occasion et que les recettes diminuent, les affaires du fameux Marc-Antoine et ses complices togolais prospèrent».

Voilà qui portera un coup à l’engouement des Togolais pour l’achat des véhicules d’occasion en vue de circuler librement dans l’espace CEDEAO, une communauté dont le verdict de la Cour de justice continue de défrayer la chronique.

A cet effet, «Forum de la Semaine, n° 1060 du 07 novembre 2011» s’interroge : «Après la ‘‘guerre’’ des interprétations, place à l’affrontement physique ?». Relevant que c’est un nouveau mercredi mouvementé à Lomé, le confrère indique : «Mercredi 9 novembre 2011, c’est le jour choisi par les responsables de l’ANC épaulés par leurs collègues du FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement), pour réinstaller les ex-députés UFC exclus du parlement togolais depuis 2010. Un usage de force qu’ils comptent traduire dans les faits par le biais d’une marche, en se fondant sur une décision de la Cour de Justice de la CEDEAO qu’ils disent, ordonnant implicitement à l’Etat togolais de réintégrer ces ex-députés pro-Fabre. Une interprétation qui n’est pas du goût de l’UFC qui a vite fait de les remplacer par des suppléments, et aussi du gouvernement togolais qui depuis, la semaine dernière, a dit instruire le ministre en charge des Finances de prendre des dispositions en vue de payer aux députés en question les 3 millions de F CFA clairement retenus par la Cour pour réparer le préjudice subi par ces derniers, pour n’avoir pas été entendu».

Abordant le même sujet, «Le Potentiel, n° 75 du 8 novembre 2011» qui titre en manchette : «Décision de la Cour de Justice de la CEDEAO : Ce pourquoi l’ANC doit marcher», souligne : «Le Conseil des Ministres du 02 novembre en aura rajouté à la polémique qui subsiste quant à la décision rendue par la Cour de Justice de la CEDEAO au sujet des neuf députés proches de l’ANC exclus de l’Assemblée nationale avec la bénédiction de la Cour Constitutionnelle. En effet, le communiqué sanctionnant cette assise a royalement ignoré la partie de ladite décision demandant à l’Etat togolais la réparation de la violation subie par les neuf députés et s’est juste penché sur le payement des dommages-intérêts. C’est dans ce contexte que la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme a rendu publique le 07novembre, une mise au point où sans détour elle demande à l’Etat togolais de faire preuve de bonne foi dans l’application de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO. Elle y soutient en outre l’initiative ayant pour but de faire rétablir les élus du peuple dans leurs droits et donc, la marche que compte organiser l’ANC et ses alliés du FRAC pour faire réintégrer les députés exclus de l’Assemblée Nationale», une assemblée qui rechigne à interpeller le ministre Latta Gnama par rapport à l’insécurité galopante à Lomé.

A propos, «Forum de la Semaine, n° 1060 du 7 novembre 2011» titre à la Une : «Agoè, une zone à insécurité grandissante ? Découverte macabre du corps d’une femme sans vie vidé de sang». Appelant la population d’Agoè à manifester, le confrère écrit : «Le feuilleton ‘‘la Série noire’’ continue à Agoè et fait la pluie et le beau temps. Le dimanche dernier, jour de fête de la Tabaski pour le monde musulman, un corps sans vie d’une femme a été découvert dès l’aube au quartier Main de Dieu à Agoè sur la route de Mission Tové, devant l’Eglise du Miracle du Christ en abrégé «EMC». Plusieurs témoins évoquent la thèse d’une mort criminelle, puisque la vieille serait vidée de son sang. Encore la gent féminine. Et toujours à Agoè».

Suite au mutisme du pouvoir, «L’Alternative, n° 103 du 08 novembre 2011» titre : «Découverte des corps sans vie de jeunes filles à Agoè : Les autorités passives devant ce décompte macabre». Pour le confrère, «Ce silence de tombeau des autorités et surtout du ministère en charge de la Protection Civile suscite des interrogations. Est-ce parce que les filles qu’on tue ne sont membres de la famille présidentielle, ou les autorités sont-elles complices de cette barbarie ? Sinon, il est impensable que jusqu’à présent les auteurs de ces actes ignobles ne soient pas appréhendés. Et pourtant, ce ne sont pas des agents de sécurité qui manquent pour être lancés aux trousses de ces assassins !»

D.M.

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