pub
Politique

Les rideaux sont tombés sur les audiences publique de la CVJR, l’étape de Kpalimé

Advertisement

Les audiences de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), démarrées dans la région des Plateaux-Ouest à Kpalimé, le samedi 29 octobre dernier, viennent de s’achever ce mercredi 02 novembre 2011. Au total, la CVJR a examiné dans cette région, en audiences publiques, privées et à huis clos (in camera), 49 dossiers relatifs aux violences intercommunautaires suivies de déplacements de populations, aux abus d’autorité orchestrés lors de différentes consultations électorales par des militants de partis politiques, aux interventions excessives des éléments des Forces Armées Togolaises, aux agressions physiques et à la chefferie traditionnelle.

Ce mercredi, dernière journée des audiences à Kpalimé, la commission a enregistré douze (12) auditions, dont deux (02) en privé, consacrées notamment aux violences électorales de 2005, aux problèmes de chefferie traditionnelle à Kpélé Goudévé et à Danyi Elavagnon, au déplacement de populations originaires du sud, de Sotouboua vers Kpalimé et à divers abus d’autorité et violations des droits humains.

S’agissant des violences de 2005, les témoins et victimes ont fait le récit d’arrestations et de détentions arbitraires, d’usage excessif d’armes à feu par les militants de partis politiques, mais aussi par les forces de l’ordre et de sécurité. Ils ont regretté qu’ils aient été violentés sans motif ou en raison de leurs convictions politiques. Ils ont exprimé le souhait d’une meilleure organisation des consultations électorales afin d’éviter les heurts et violences et recommandé la formation citoyenne des Togolais pour l’appropriation de leurs droits et devoirs en période électorale.

En ce qui concerne les problèmes de chefferie traditionnelle, les témoignages ont révélé la récurrence des affaires de spoliation de trônes dans le grand Kloto qui alimentent rancoeurs et querelles entre les familles des divers prétendants. Il en résulte une contestation permanente de la légitimité de certains chefs de canton.

Quant au déplacement vers Kpalimé de populations originaires du sud installées à Sotouboua, il s’agit d’une conséquence des événements de Bodjé survenus en 1992. Redoutant des affrontements avec les déplacés de Bodjé, ces populations, malgré les exhortations des autorités administratives et politiques, ont préféré regagner leurs lieux d’origine.

Dans sa mission d’œuvrer pour un pardon et une réconciliation sincères entre les responsables des actes de violences et victimes, la CVJR a déploré toutes les formes de exercées au nom de l’appartenance à un parti politique, de la force et de l’autorité dont certains citoyens sont détenteurs. La CVJR a également pris acte de la récurrence des problèmes liés à la chefferie traditionnelle et a renouvelé son engagement à poursuivre les investigations, afin de faire les recommandations idoines. C’est ce qui ressort du Communiqué final de la commission, sanctionnant la fin des audiences à Kpalimé.

Par ailleurs, la CVJR exhorte ceux qui hésitent encore à reconnaitre leurs torts, à faire acte de contrition, étant entendu que le pardon est la seule voie pour le triomphe de la justice transitionnelle

Après Kpalimé, antépénultième étape de la phase des audiences démarrées depuis le 7 septembre dernier, les membres de la CVJR sont attendus à Lomé où les audiences se poursuivent du lundi 07 au jeudi 17 novembre 2011.

La Rédaction

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement