pub
Culture

Les 37 ans de carrière d’Afia Mala: L’artiste confirme la tenue de la grande fête malgré le manque d’appui sponsoring!

Advertisement

De son vrai nom Catherine Afiwavi Mawulana Missohou, Afia Mala la Diva de la musique togolaise est en pleins préparatifs de la célébration de ses 37 ans de carrière musicale. Dans la suite de ces préparatifs, l’artiste au grand cœur, Présidente Fondatrice de l’Ong Vie et Vivre qui œuvre dans l’humanitaire, s’est confiée à exclusivement Togoportail au cours d’une rencontre restreinte avec la presse. L’occasion pour l’artiste de faire le point des préparatifs et de dévoiler l’agenda programme de la grande fête qui sera célébrée en grande pompe à l’intérieur du pays comme à Lomé.

Annulée déjà par deux fois par manque de sponsors prêts à soutenir l’évènement, l’artiste qui a un palmarès assez révélateur de son talent et densité artistique au plan international, a finalement décidé de célébrer ses 37 ans de carrière avec ou sans accompagnement sponsoring. “On a envoyé des dossiers qui sont restés jusqu’ici sans suite“. “J’avais voulu célébrer cet anniversaire, il y a deux ans, mais faute de sponsor, je l’ai ajourné. Cette année, pas toujours de sponsor. Mais j’ai décidé de faire avec, je ne l’ajournerai pas. Je sais qu’il y a une minorité qui adore la culture et c’est gens-là sont en train de m’aider. Ces gens là, c’est la jeunesse. La fête auar bel et bien lieu malgré l’héistation des sponsors à soutenir l’évènement“, a-t-elle assuré.

Le temps passe vite, si je regarde dans le rétroviseur : les difficultés et les angoisses du métier. Je sais qu’il me reste encore beaucoup de choses à faire et beaucoup de choses à donner“, a souligné Afia Mala.
Qui aurait cru que l’Etat togolais n’a jamais payé de billet d’avion à la Diva Afia Mala pour la représenter à l’extérieur. “Mon pays ne m’a jamais aidé en tant que tel, mon pays ne m’a jamais envoyé nulle part pour le représenter. Mon pays ne m’a jamais payé un billet d’avion pour aller le représenter. Certains sont toujours partis représenter le Togo dignement aux frais du pays, mais moi, non”, a-t-elle souligné.

Mais je suis fière, parce que je sais que j’ai représenté mon pays à la dimension internationale. Je sais que j’ai fait quelque chose pour mon pays“, a renchérit l’artiste.

Selon l’artiste, la musique togolaise à beaucoup bénéficié ces dernières années d’une dimension promotionnelle, lui accordant un début d’émergence assez prometteuse. Suite à la révélation de nouveaux et jeunes talents, les anciens s’étant un peu retirés, par la force des chose, de l’ornière liée à l’art musical au Togo, la musique togolaise est marquée d’une bonne éclosion d’artistes qui continuent de vivre dans la précarité, malgré leur succès; Pour l’artiste les gangrènes et affres de la piraterie favorisent également cette situation de précarité.

La musique ne nourrit plus tellement son homme. Il n’y a pas de producteurs, il n’y a pas d’éditeurs au Togo. En plus, les pirates sont à vos trousses“, a souligné la princesse des rives du Mono, qui s’est beaucoup consacrées ces derniers temps à sa Fondation Vie et Vivre qui est sur le chantier actuellement de Sapé, une localité environnante de la Ville de Vogan située à environ 80 Km de Lomé, pour doter ce village de nouveaux bâtiments scolaires.

D’ailleurs, les recettes du grand concert du 17 décembre seront versées au bénéfice de la Fondation.

Nous irons à l’intérieur du pays, rencontrer nos fans. Nous serons dans presque toutes les villes du pays. L’apothéose, c’est le 16 décembre à Lomé avec la soirée VIP et lendemain, la soirée pour mon public fan, tout âge compris“, a-t-elle ajouté.

Plusieurs artistes étrangers sont invités dont Pierre Claver Akendéngué, Awana Africa, Zéinab, Boncana Maïga et aussi le célèbre groupe béninois “Polyrythmo” composé d’anciens musiciens.

Des artistes togolais ne seront pas en reste. Il y aura King mensah, Ana diséni, Santi Dorine, Kézita etc…

La carrière musicale d’Afia Mala a véritablement démarré en 1974 où elle chante devant près de 5000 spectateurs au Palais des Congrès de Lomé. Un véritable exploit à cette époque.

La suite a été explosive de confirmations et de succès illustrés à tarvers un palmarès très dense avec plusieurs albums dont “Angelia” et “Plaisir” réalisés par Yves Njock, “Es La Manana” produit par Afia et arrangé par Bonkana Maïga et “Lonlon Vevie” produit à Paris par Malpani. Le dernier acte de record que détient l’artiste est l’exceptionnelle œuvre réalisée avec le célèbre orchestre Orquesta Aragone à la Havane à Cuba, terre sainte des rythmes et de la chaleur afro.

La Rédaction

Toute l’information à votre portée

Advertisement