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Le Ghana oppose une fin de non recevoir aux menaces de Royaume-Uni

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Le Ghana a, par la voix de son Président John Atta Mills, décidé le 2 novembre 2011 à Accra que le pays ne va légaliser l’homosexualité et qu’au delà le Ghana n’entend pas se soumettre à une quelconque volonté du Royaume-Uni ni a un pays tiers. Cette fin de non recevoir est une conséquence logique qui découle des menaces du Premier ministre anglais, David Cameron, qui veut couper l’aide de son pays, le Royaume-Uni au Ghana ainsi qu’aux pays Africains anti-gay qui ne veulent pas reformer la loi contre leurs citoyens homosexuels.

Après la tempête de réactions de la part de certains députés Ghanéens, des organisations confessionnelles, des leaders de la classe politique, des leaders d’opinion, et de la population en général, c’était le tour hier du Président Atta Mills de s’insurger contre les interférences du Royaume-Uni dans les affaires internes du Ghana.

Devant les journalistes réunis au Palais Présidentiel à Accra, Atta Mills a tapé du point sur la table en affirmant qu’en sa qualité de Président de la République du Ghana, il ne pourra cautionner, ni encourager le vote d’une loi qui instaurerait la pratique de l’homosexualité dans le pays.

Trouvant des conditions atténuantes à la déclaration du Premier ministre David Cameron, le Chef de l’Etat Ghanéen a déclaré que le Chef du gouvernement anglais a le droit d’émettre des propositions, de prendre des initiatives ou de faire des déclarations qui reflètent les valeurs de la société britannique, mais il ne peut se targuer à imposer ses points de vue aux autres nations souveraines en ce qui concerne la manière dont elles doivent régir leurs sociétés.

En parlant de l’aide financière, Atta Mills a reconnu qu’elle participe au développement du pays mais que son gouvernement n’acceptera pas une aide assortie de conditions car elle ira à l’encontre des intérêts du peuple souverain.

En réactualisant son opposition aux homosexuels et au delà à David Cameron qui lutte avec pression pour leur cause, Atta Mills a déclaré qu’il s’en tient à la Constitution de 1992, texte de lois suprêmes qui régit la vie et la conduite des affaires politico-socio-économiques du Ghana.

Signalons qu’outre la détermination d’Atta Mills à tenir tête à l’ancienne puissance colonisatrice du pays, les organisations de la société civile s’élèvent aussi contre Cameron. La Comite des Imams du Ghana est allé plus en annonçant qu’il lancera une « fatwa » contre les homosexuels et leurs parrains dans le pays si jamais les autorités cèdent à la pression du Royaume-Uni.

Avec cette antagonisme qui a trouvé peut être son épilogue ici avec la prise de position officielle d’Atta Mills, les conversations vont bon train à Accra et les Ghanéens se demandent si après 50 ans d’indépendance, les interférences de certaines puissances occidentales dans certains pays Africains ne sont-elles pas synonymes du seconde recolonisation du continent qui pointe déjà le nez.

C.A

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