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Enquêtes & Interviews

Folo un artiste comédien hors du commun

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Toujours prêt à sortir une blague sur tous les sujets entre amis ou sur scène, Folo, comme il se fait appeler, a l’art du rire. Avec les Gbadagog sur la TVT les dimanches soirs, il est de ceux qui aujourd’hui allient mieux l’humour à la peinture des faits sociaux au Togo.

Folo, c’est plutôt original comme nom d’artiste. D’où vous vient-il?

A l’état civil, je m’appelle Foli Foli. Pour le besoin de la scène, j’ai transformé un Foli en Folo. C’est une manière de faciliter l’appellation aux uns et aux autres.

Comment êtes vous devenu comédien?

Au cours primaire déjà, dès que l’enseignant était absent, je m’amusais à faire rire mes camarades. J’ai poursuivi cette passion au collège et au lycée. Je me rappelle qu’au lycée de Nyékonakpoè, j’ai participé à un concours de théâtre lors duquel j’ai remporté le premier prix. Ça a été pour moi une sorte de confirmation. Depuis, je n’ai cessé de travailler en vue d’une carrière professionnelle.

Quelle est la part que l’inspiration tient dans votre travail?

Le niveau professionnel exige que l’artiste travaille beaucoup son art en préparant sa scène du début à la fin. Ce préliminaire fait, le reste sur scène est une fusion entre le texte préparé et l’inspiration ou les circonstances du moment. C’est vrai aussi que j’ai une facilité à saisir les situations et en faire des histoires pour faire rire. J’ai d’ailleurs eu un prix de l’improvisation au CCF de Lomé.

Vos fans attendent impatiemment un album de vos meilleures histoires.

Pour l’instant, je suis en train d’y réfléchir avec mon staff. La sortie ne devrait pas tarder. Mes fans n’auront qu’à bien se tenir car ce sera le rire à gogo.

Avez-vous un producteur?

Pour le moment, je n’en ai pas. Je profite de votre canal pour lancer un appel aux bonnes volontés. L’art a besoin du soutien de tous.

Parlez-nous un peu de votre parcours scolaire.

Juste après mon bac D, je me suis lancé à fond dans la comédie. J’ai suivi quelques formations dans le domaine à l’Institut français de Lomé au temps où c’était le CCF puis au Goethe Institut…

Pouvez-vous dire aujourd’hui que vous vivez de votre art?

C’est très difficile de vivre de son art au Togo. Mais c’est le métier que nous avons choisi et nous espérons que les choses iront mieux avec le temps et que l’artiste togolais aura la reconnaissance qu’on lui doit. Les autres pays le font déjà.

Vous travaillez beaucoup avec la troupe Gbadagog. En êtes-vous membres?

Je ne suis pas dans cette troupe mais nous travaillons toujours ensemble sur beaucoup de projets. Un projet commun que les Togolais connaissent bien, c’est celui de la «Chancellerie de l’humour» que nous organisons chaque début d’année au Palais des Congrès de Lomé. Actuellement nous sommes en train de nous préparer pour l’édition de 2012.

Avez-vous parmi les grands noms qui ont marqué la comédie au Togo, un modèle?

De tous les anciens, j’adore Politicos. Parmi les contemporains, Alpha Ramsès est mon idole. C’est lui qui m’a inspiré à faire de la comédie.

Beaucoup de vos fans filles se demandent si votre cœur est déjà pris?

(Rires, rires et rires) Je préfère qu’elles me le disent les yeux dans les yeux, face à face. Là, je saurai quoi répondre.

Entre la blague et le sérieux, comment vous y prenez-vous pour faire la cour à une fille qui vous intéresse?

(Encore rires) Vous savez, les filles croient que moi je ne suis jamais sérieux. Lorsque je les aborde, elles croient que c’est la comédie qui continue et je profite de l’humour pour dire les choses sérieuses et ça marche.

Ce ne doit pas être facile de passer inaperçu quand on est Folo.

Je ne vous le fais pas dire. C’est difficile, mais on gère tant bien que mal. Tout le monde t’appelle à gauche, à droite. Pour d’autres, c’est prendre des photos avec toi. Que voulez-vous? C’est le métier!

Nous, on vous voit bien candidat à l’élection présidentielle 2015.

Je veux devenir tout, sauf président. Je suis Folo, le comédien et je reste égal à moi-même.

Vous faites de l’humour. Sika’a (un magazine d’humour de la place) aussi, en fait. A quand le featuring?

(Il rit puis renfrogne la mine) Je suis prêt. Dès que vous le serez aussi, on y va! En attendant, je fais un coucou à tous mes fans et tous ceux qui me soutiennent dans l’ombre.

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Stéphane Afekson

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