pub
Politique

Audience de la CVJR à Lomé : Difficile de faire la lumière sur la tuerie de Fréau Jardin

Advertisement

L’audience de la journée du mercredi 09 novembre 2011 devrait éclairer l’opinion nationale sur la tragédie du Fréau Jardin. Les personnes auditionnées notamment le ministre de l’intérieur de l’époque M. Kodjo Agbéyomé, le ministre des affaires étrangères d’alors M. Natchaba Fambaré et l’honorable Bamante Komikpime n’ont pas pu éclairer la Commission de Mgr Barrigah sur les auteurs de ce crime. Au contraire ces grands témoins se sont livrés à un scénario qu’on pourrait comparer à une comédie.

M. Agbéyomé à l’époque ministre de l’administration territoriale et de la sécurité déclare avoir reçu l’information du complot de tuerie que 30 minutes avant le début des manifestations. Cette information lui serait d’ailleurs apportée par l’honorable Bamante Komikpime. M. Agbéyomé a déclaré avoir eu des contacts avec le Prof Gnininvi à l’époque président du Collectif de l’Opposition Démocratique COD2, ceci dans le but de l’annulation de la manifestation.

Il a également expliqué à l’assistance à travers la vidéo qu’il a essayé en vain de joindre le président de la République.

Agbéyomé impute la responsabilité de ces actes ignobles à certains éléments incontrôlés des forces de l’ordre (la Brigade Rouge ) et à un mouvement estudiantin dénommé HACAM.

Ces propos de M. Agbeyomé seront balayés du revers de main d’abord par le prof Gnininvi puis par l’honorable Bamante Komikpime. A en croire ces deux derniers M. Agbeyomé n’aurait pas rendu visite à M. Gnininvi. Il ne pouvait pas non plus ignorer l’existence d’une telle manifestions. «Je m’étonne que M. Messan Agbéyomé Kodjo, ministre de l’intérieur d’alors, témoigne aujourd’hui devant cette auguste Commission qu’il n’était au courant de rien sur ce qui s’est passé à Fréau Jardin… Que Agbéyomé me regarde droit dans les yeux et me dise en sa qualité de ministre de l’intérieur d’alors, qu’il ne connaissait pas la ligne téléphonique directe du Président à Pya… » a laisser entendre l’honorable Bamante Komikpime très furieux.

«Nous sommes bien dans la vérité», a déclaré un observateur avisé présent dans la salle.

Rappelons que le 25 janvier 1993 alors que le Collectif de l’Opposition Démocratique (COD II) manifestait pour exprimer son soutien à une mission de facilitation dépêchée à Lomé par la France et l’Allemagne, un coup de feu retentit dans un camion de la police présente sur la place. Ce fut le début d’une tragédie dont le nombre de décès reste jusqu’alors imprécis.

Roger Adzafo

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement