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REVUE DE PRESSE

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Les implications de l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, l’acquisition de matériels performants par le régime pour mettre sur écoute téléphonique les citoyens togolais et les révélations des câbles de l’Ambassade des USA au Togo sur la crédibilité de la CVJR et la persistance des syndicats des enseignants de boycotter la rentrée scolaire du 03 octobre prochain, sont les sujets qui meublent la revue de presse cette semaine.

L’affaire de tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat ne finit pas de faire couler d’encre et de salive. Alors que certains journaux pensent que cette affaire est source de l’écroulement de la «maison Gnassingbé», d’autres révèlent que des codétenus de Kpatcha sont nuitamment transférés dans des prisons de l’intérieur du pays.

Abordant ce sujet, «La Voix de la Kozah, n° 210 du 26 septembre 2011» qui titre en manchette : «Affaire du complot d’atteinte à la sûreté de l’Etat : Un procès à caractère révélateur qui de l’inculpation à la condamnation devrait faire tomber plus de têtes que prévu mais…» écrit : «Pour raison de précarité financière de la progéniture de feu président Eyadéma, il faut renverser l’héritier fatal qu’était devenu le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Saisie de l’affaire, la justice restée indépendante des tentatives politiciennes, elle a dit le droit pour faire école. Après la sentence, tout le monde a été surpris, mais les plus surpris de tous – désagréablement, on peut l’imaginer – auraient été Kpatcha et sept coaccusés qui ont été condamnés à des peines allant de 12 mois à 20 ans de réclusion».

S’intéressant au même sujet : «Courrier de la République, n° 242 du 26 septembre 2011» titre en manchette : «L’écroulement de la ‘‘maison’’ Gnassingbé : Feu Eyadéma, Faure et les autres, l’encombrant héritage» et précise : «La progéniture de feu président Eyadéma a fini par s’clater dangereusement et malin sera celui qui pourra anticiper sur ce qu’il en est demain de la fratrie Gnassingbé. Il faut reconnaître que la ‘’maison’’ Gnassingbé laissée par le père ne reposait aucunement sur une base solide. Sinon, comment comprendre que moins de cinq ans après sa disparition, un aussi grand malaise puisse s’emparer de cette famille?».

Suite au transfèrement de certains détenus à l’intérieur du pays, «Liberté, n° 1058 du 26 septembre 2011» titre : «Affaire de coup d’Etat, panique au sommet après le verdict : Sept des codétenus de Kpatcha Gnassingbé «enlevés» et transférés à l’intérieur du pays». Indiquant que la sécurité des détenus est de plus en plus menacée, le confrère écrit : «le gangstérisme d’Etat continue avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. Sept (7) des détenus de l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat ont été pratiquement kidnappés à la prison civile de Lomé et conduits aux geôles de l’intérieur du pays. Un «enlèvement» qui est intervenu à l’aube du samedi dernier, au grand dam des agents de l’administration pénitentiaire».

Abordant dans le même sens, «Le Correcteur, n° 287 du 26 septembre 2011» titre en manchette : «Affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat ; Le calvaire de Kpatcha et ses coaccusés continue : Six détenus nuitamment extirpés de leurs cellules et transférés dans les prisons de l’intérieur». Révélant que les avocats de la défense dénoncent une mesure cavalière digne d’un ‘‘Etat voyou’’, le confrère note : «Selon certains témoignages, les bus grillagés qui ont servi à l’opération ont été garés la veille autour de 16 heures dans les environs de la prison civile de Lomé. Aux dernières nouvelles, le Capitaine Casimir Dontéma et Sassou Efoé Sassou ont été déposés à la prison civile de Sokodé. Le Commandant Abi Atti et Tchinguilou Sondou pour leur part se sont réveillés le samedi à la prison civile d’Atakpamé. Kouma Towbéli et Esso Gnassingbé ont été repérés à la prison civile de Tsévié. Pour l’instant, Kpatcha Gnassingbé, l’adjudant Seydou, Esso Kassiki et Lambert Adjinon sont encore à la prison civile de Lomé. Le Général Tidjani quant à lui, est admis au pavillon militaire pour cause de maladie “grave”».

Loin d’être indifférent à ce sujet, «L’Alternative, n° 98 du 27 septembre 2011» titre à la Une : «Affaire Kpatcha Gnassingbé : Le transfèrement des détenus à l’intérieur du pays ou l’expression d’une méchanceté gratuite».

Il se raconte dans les milieux médiatiques que l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), pour sécuriser le pouvoir de Faure Gnassingbé, se dote de matériels pouvant lui permettre de mettre sur écoute téléphonique les Togolais. En d’autres termes, on se sert de l’argent du contribuable pour mettre sur l’écoute téléphonique le contribuable.

S’intéressant à ce sujet, «L’Alternative, n° 98 du 27 septembre 2011» qui titre en manchette : «Confidentiel : Le pouvoir de Faure va au-delà des écoutes téléphoniques et se dote des moyens de reconnaissance vocale» indique : «Le pouvoir de Faure Gnassingbé est dans une dérive sécuritaire sans précédent. La hantise du coup d’Etat permanent qui le ronge et la peur de perdre un pouvoir sommet toute illégitime le poussent à se doter des moyens sophistiqués pour mettre sur écoute les citoyens, une pratique illégale selon l’article 29 de la Constitution de 1992 qui stipule que ‘‘l’Etat garantit le secret de la correspondance et des télécommunications. Tout citoyen a droit au secret de sa correspondance, de ses communications et télécommunications».

Suite à cette dérive du régime de Faure Gnassingbé, «Liberté, n° 1059 du 27 septembre 2011» qui titre en manchette : «Les Togolais sous haute surveillance : En plus des écoutes téléphoniques, le pouvoir de Faure se dote de matériels performants pour la reconnaissance vocale» souligne : «Après avoir mis les Togolais sur écoute – une initiative déjà coûteuse pour un pays où plus de 60 % vivent en dessous du seuil de pauvreté –, Faure Gnassingbé vient de se doter de matériels ultra-performants pour la reconnaissance vocale, apprend-on de sources dignes de foi».

Wikileaks révèle que selon les câbles de l’Ambassade des USA au Togo, les Américains émettent une réserve sur la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

Abordant ce sujet, «Le Correcteur, n° 287 du 26 septembre 2011» titre en couverture : «Togo-USA : Nouvelles révélations de Wikileaks ; Les doutes des services américains sur la neutralité de la CVJR» souligne : «Plus d’un an après le début des consultations nationales pour la composition et la mission d’une Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) au Togo, le Conseil des Ministres a publié un décret nommant les membres. Dans une réunion du 16 juin avec l’ambassadrice, quatre des membres décrivent la tâche à accomplir et les problèmes qu’ils prévoient quand le Togo commencera à s’attaquer à son histoire politique, contentieuse et souvent violente. Les membres de la nouvelle CVJR sont dans l’ensemble des figures respectées de la société togolaise. Cependant, l’inclusion de plusieurs membres controversés, en particulier Tchangaï Walla, met en doute la neutralité de toute recommandation que la Commission pourrait faire».

S’intéressant au même sujet, «Liberté, n° 1058 du 26 septembre 2011» qui titre à la Une : «Révélations des câbles de l’Ambassade des USA au Togo : Les Américains émettent du doute sur la neutralité de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation» et écrit : «C’est ce qui ressort des câbles de l’ambassade des Etats-Unis au Togo publiés par le site Wikileaks de Julian Assange. L’ancienne ambassadrice Mme Patricia Hawkins pourtant très proche de Faure Gnassingbé, estime que la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) est loin d’être impartiale».

La rentrée scolaire de cette année connaît des ébullitions puisque le syndicat des enseignants maintien son mot d’ordre de grève. Selon ce syndicat, les revendications pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants ne sont satisfaites.

Abordant ce sujet, « Chronique de la Semaine, n°164 du 29 septembre 2011 » titre à la Une : «Menacé sur la reprise de la rentrée scolaire du 03 octobre : les enseignants du public brandissent des revendications au gouvernement» et écrit : «Les enseignants menacent de faire échec à la rentrée scolaire du 03 octobre prochain si rien n’est fait pour répondre à leurs attentes. Selon une source proche de la Coalition des Fédérations des Travailleurs de l’Enseignement du Togo, des négociations auraient déjà été entamées avec le gouvernement sans succès ».

S’intéressant au même sujet, «Liberal, n° 39 du 28 septembre 2011» titre en couverture : «Vers un sauvetage de la rentrée scolaire du 03 octobre : Le ministre LEGUEZIM-PALOUKI en discussion avec les syndicats des enseignants» et précise : «Selon nos informations, la Ministre PALOUKI Essohanam des Enseignements Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation était en discussion ces derniers jours avec deux syndicats notamment l’Union Syndicale de l’Education du Togo (USET) et la Fédération National (FENEN). A l’origine de ces discussions, la menace de grève, que les syndicats des enseignants mettraient à exécution le 03 octobre prochain, jour de la rentrée scolaire au Togo. Mais ces discussions ont–elles permis aux autorités de l’enseignement de désamorcer la grève au risque de perturber la reprise des cours qui d’ailleurs a déjà pris du retard. Pour l’instant, rien n’a filtré de ces discussions».

Revue de presse élaborée par Komi Mawu

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