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Politique

Poursuite des audiences de la CVJR à Sokodé : une victime soulève la question de la réparation des préjudices

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Vendredi 07 octobre 2011 à l’hôtel central de Sokodé, les audiences de la CVJR tournent autour des abus d’autorités, les affrontements entre militants de partis politiques, les exactions des Forces Armées Togolaises et les agressions physiques ayant entrainé des pertes en vies humaines.

En tout , la CVJR a auditionné 09 personnes. Parmi eux le Dr Gandi
Bouzoura
, Pharmacien de son Etat. Il a indiqué que ses malheurs ont commencé au lendemain de la création de l’Association Togolaise de Lutte contre la Manipulation des Consciences (ATLMC) en 1991.

Echappé à plusieurs tentatives d’assassinats à cause de son appartenance à l’opposition, sa pharmacie, ses maisons, ses voitures ont été saccagées dans la ville de Sokodé par les rivaux politiques.

Le clou des acharnements contre lui ont été atteint à la mort de l’opposant Djobo Boukari dont il est le neveu. En ce moment là, a t-il affirmé, la gendarmerie est venue le chercher et il a été mis en prison sans jugement, successivement à Sokodé puis à Kara pendant 20 mois avant d’être libéré.

Poursuivant, le Dr a révélé que après sa sortie de la
prison, les menaces de mort sur sa personne impliquant les forces de
l’ordre l’ont contraint à regagner la clandestinité et à fuir en
Allemagne par la suite.

Il n’est revenu au Togo qu’en 2007, après les élections législatives.
Le témoin et victime parmi tant d’autres, se dit être criblé de dettes
avoisinant les 45 millions suite aux dégâts matériels occasionnés par
la destruction de son officine, de ses maisons et de ses voitures. «
À quoi servira une réconciliation sans
dédommagement? » s’est demandé cet homme qui aujourd’hui tente de payer ses dettes contractées à la banque.

Ainsi, il a suggéré à la commission de s’appesantir sur le volet des
dédommagements dans ses recommandations.

Plusieurs victimes des violences qui ont jalonné l’histoire
mouvementée du Togo traine les séquelles de ces évènements à l’image du vieux Agodomou Idrissou qui tombé dans les mailles des bérets rouges avait été molesté sérieusement. Le vieux a perdu ses dents suite à cela et a aujourd’hui , il a des ennuies de santé.

Il y en a, parmi les victimes, qui n’ont pas pu assurer l’avenir de leurs enfants suite aux conséquences directes de ses exactions.

On peu citer Dame Tagba dont le mari, un soldat, avait été brulé vif le 28 janvier 1993.

Selon la Madame Tagba qui a relaté l’histoire du décès tragique de
son mari, à la mort de son époux, elle n’a pas bénéficié du veuvage
ainsi ses enfant n’ont pas puis poursuivre leur étude.

« Les audiences sont essentiellement pédagogiques et exercent une
fonction cathartique dans la mesure où elles nous libèrent de nos
angoisses et nous permettent de tourner la page du passé après les
avoir lues à travers la détresse de ceux qui acceptent de témoigner »
a dit le président de la CVJR, Mrg Nicodème Barrigah, à l’ouverture
des audiences à Sokodé.

De notre envoyé spécial à Sokodé Germain Kokoura

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