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Culture

Musique!!! Au coeur des propos exclusifs de Afia Mala dans la droite ligne des préparatifs de ses 37 ans de carrière musicale

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Le monde du show biz togolais attend un évènement de taille pour décembre prochain. La Diva de la musique togolaise, Afia Mala qui a commencé une exceptionnelle carrière musicale en 1974, marque ses 37 ans de parcours musical cette année. Evènement qu’elle s’apprête à célébrer en décembre prochain dans une allure bien festive, grandiose et sous bonne attraction de la musique afro mondiale avec la présence de figures célèbres de cette tendance. A quelques semaines de cet évènement, Togoréveil a réalisé une interview exclusive avec l’artiste qui a à son actif huit albums d’antologie dont le dernier réalisé à la Havane à Cuba, terre sainte des rythmes et de la chaleur afro.
Togoportail vous propose cette interview dans laquelle Afia Mala, la princesse des rives du Mono, aborde les questions concernant l’évènement grand concert du décembre prochain et sur bien de souvenirs relatifs à sa riche carrière qui fait des émules et des valses depuis près de quarante années de parcours atypique.

TOGOREVEIL : 37 ans de carrière, on vous donnerait difficilement cet âge. Afia MALA à quelle source de jouvence vous abreuvez-vous et quelle est votre secret ?

AFIA MALA : (Rires !) franchement il n ya pas de secret ! Je peux vous dire que la paix intérieure y a contribué un peu. Et puis comme toutes les femmes, je m’entretiens. Il y a aussi l’amour que je porte pour moi-même et celui que j’ai pour les autres. Je pense que tout ça a contribué un tout petit peu. (Rires)

1974 -2011, le chemin a été long n’est-ce pas ?

Il y a été long et très difficile, avec les hauts et les bas. Mais depuis toujours je me suis rappelée cet adage, cette sagesse des vieux de chez nous qui dit que la persévérance et le courage réunis sont un chemin d’or. Je l’ai donc pris ce chemin là, de 1974 à 2011, je suis toujours là !

Vous avez choisi le mois de décembre pour célébrer l’évènement. Dites-nous comment vont les préparatifs de ce qui est annoncé pour être un grand rendez-vous ?

Les préparatifs vont bon train et je suis persuadée que les projections seront réalisées.

Une question que certains se posent, c’est de savoir pourquoi vous avez préféré célébrer les trente-sept ans au lieu d’attendre le quarantenaire qui n’est pas si loin ?

Il faut dire qu’il y a deux ans de cela, nous a voulu célébré les 35 ans et faute de sponsors, on l’a ajourné et l’ajournement a duré jusqu’aujourd’hui. Aujourd’hui l’occasion s’y prête et on l’a choisie. Pour revenir aux 37 ans, si on fait un jeu de chiffres : 3+7 ça fait 10 et 1 + 0 égal 1 et pour moi le chiffre 1 est très important, parce que c’est l’unité.

Afia Mala, quelles seront les grandes étapes de cette célébration ?

Nous prévoyons une grande tournée nationale ce que je n’ai jamais fait. Je pense que nos fans à l’intérieur du pays aussi ont envie de nous voir. C’est très difficile par exemple pour venir à Lomé voir un spectacle d’Afia mala, de King Mensah ou d’un autre par exemple. J’ai donc choisi d’aller à la rencontre de ce public que j’adore. Donc nous partons de kpalimé jusqu’à Dapaong et l’apothéose sera à Lomé. On fera un mémorable spectacle au Stade de Kégué, on prévoit aussi un spectacle VIP Et voilà, tout ça ce sera pour le mois de décembre.

Revenons un peu à votre carrière et à ce retour au bercail après plusieurs années en France et un peu partout dans le monde, surtout à Cuba d’où vous nous êtes revenue avec un récent authentique album. Comment vous définissez-vous finalement par rapport à cette grande expérience et à cette carrière d’exception ?

Le mot définir est un mot qui m’effraie. Je ne peux me définir. Tout ce que je sais aujourd’hui, c’est que j’ai porté un nom, je porte encore ce nom. Et Voilà…. Je ne peux me définir. Je suis Afia Mala c’est tout.

Pouvons-vous conclure qu’Afia Mala est aujourd’hui une artiste satisfaite de sa carrière ?

Vous voulez dire comblée ?

Oui ! Si vous voulez !

Ah Bien si c’est ça ! Oui ! Oui !
Et Oui ! Trois fois… (Rires)

Quels ont été les moments les plus mémorables que vous gardez encore de ce parcours ?

Il y a eu plusieurs moments mémorables, mais si vous voulez, je me rappelle il y a quelques années de cela, on m’a invitée pour un grand festival mondial au Kazakhstan et plus précisément dans la capitale Almati. J’ai été à ce concours, il y avait à peu près de 27 candidats et j’ai remporté la troisième place. Il y avait au total trois prix : le premier est allé au Kazakhtan, le pays organisateur, le second à l’Italie et moi j’ai remporté le troisième et je représentais le Togo. C’est un évènement qui m’a beaucoup marqué car il y avait à ce festival la présence de plusieurs grands noms de la musique mondiale comme Patricia Kaas et Julio Iglesias dont j’adore beaucoup les chansons.
Je ne pourrais pas non plus oublié les quatre semaines que j’ai passé à la Havane, plus particulièrement à Cuba, dans les célèbres studios de la Egrem où j’ai rencontré par hasard Charles Aznavour qui venait aussi réaliser son dernier album. Franchement, c’était l’un des plus baux jours de ma vie, entourée de tous ces grands artistes musiciens comme Aragon, Carmen Florès, celle qui à part feu Celia Cruz, représente aujourd’hui la salsa cubaine. J’ai la chance de rencontrer Rubalcaba, Laito Sureda, le feu Tata Guines. Je suis même partie me recueillir sur la tombe de Beni More, celui qui est considéré comme l’ancêtre de la Salsa cubana. Franchement ça peut ne pas dire beaucoup de chose aux gens mais pour moi qui suis aujourd’hui dans ce domaine qu’est la salsa, rencontrer toute ces stars de la salsa…

A côté de tous ces bons moments, y a-t-il eu des regrets ?

Oh là ! Non ! Et c’est ce qui étonne d’ailleurs beaucoup de gens. Je ne regrette rien. No Nida ! J’ai eu la chance de faire beaucoup de choses et de rencontrer beaucoup de gens qui m’ont aidé depuis le début de ma carrière jusqu’aujourd’hui. Non, je ne regrette rien.

Afia Mala, c’est également une femme de cœur qui fait dans le social et l’humanitaire, notamment à la tête de cette fondation que vous avez créée et qui s’appelle « Vie et Vivre » Où en en êtes-vous en ce moment ?

La fondation « Vie et Vivre » existe, elle traille d’arrache-pied sur certains projets en ce moment. Il y a d’ailleurs l’un des volontaires avec lesquelles je travaille, M. GOMADO Raphël qui vous parlera un peu de ce que nous faisons actuellement.

Musique africaine musique togolaise, hier et aujourd’hui, quelle appréciation en faites-vous ?

En ce qui concerne la musique africaine en général, elle a fait un grand bond. Pour notre musique à nous, la musique togolaise, je suis optimiste, quand je vois ce que font les jeunes aujourd’hui, les TOOFAN par exemple, je suis très optimiste. C’est fort et je ne vois que la lumière. Aucun nuage dans le ciel de la musique togolaise. Nous sommes bien partis.

Un passage à l’endroit des togolais à la veille de cette phase préparatoire ?

Le premier message, c’est que je remercie tout le peuple togolais, je remercie le ciel de m’avoir créée togolaise. Je remercie le peuple togolais pourquoi ? Parce que c’est un public qui ma aimé, ce public m’a soutenu, c’est ce public qui m’a faite et j’espère qu’il sera toujours à mes côtés jusqu’à la fin de mes jours. Je ne dirai pas la fin de ma carrière parce que la fin de ma carrière sera la fin de mes jours. J’espère donc qu’il sera là une fois encore à travers tous les coins du pays que nous allons parcourir à l’occasion de la célébration de mes 37 ans de carrière. J’espère don qu’il sera là pour faire la fête avec nous car ce sera l’éclosion totale.

Merci et bon Anniversaire par anticipation. Et à bientôt pour la grande fête

Merci à tous ! Merci à Togoréveil !

Source : Togoréveil n° 036 du 30 septembre 2011

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