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Politique

Enquête!!! Togo : Vers une succession à Faure Gnassingbé en 2015? Des signaux et clichés révélateurs de cette potentielle mutation au sommet de l’Etat

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La création du nouveau parti de Faure Gnassingbé n’est plus qu’une question de jours. A partir du 22 octobre prochain, les missionnaires de Faure Gnassingbé iront, ivre d’un rêve héroïque, conquérir les cœurs des populations longtemps acquises à la cause du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le parti du père.

En voulant créer son propre parti, Faure Gnassingbé s’inscrit dans la logique de la rupture avec le passé. Passé entaché de violences, d’impunité, de crimes économiques et de dictature. Aussi, aspire t-il à créer une nouvelle classe politique dont il tiendrait les ficelles. A ce propos Gilbert Bawara, l’un des ses conseillesr a affirmé dans les colonnes de nos confrères de l’Union pour la patrie que “C’est légitime pour un parti politique comme le RPT, dont le parcours, le rôle et l’importance dans notre histoire nationale sont connus, de réfléchir sur les évolutions de la société togolaise et sur les mutations qui ne cessent de se produire et de s’interroger sur les voies et les moyens permettant d’être mieux attentif aux préoccupations et aux aspirations des populations, et de chercher à répondre plus efficacement à leurs attentes. Mieux, le retard considérable accumulé par notre pays dans son développement au cours des années de crise socio-politique et les défis immenses qui en résultent exigent de nouvelles vertus et un nouveau type de comportements dans la gestion du pays”.

Aujourd’hui, beaucoup de togolais s’interrogent sur une éventuelle candidature du Chef de l’Etat pour les élections présidentielles de 2015. La réponse à cette interrogation passe par les prochaines échéances législatives qui détermineront la nouvelle coloration de l’Assemblée Nationale. Ce sera aussi l’occasion pour les partis politiques actuels de démontrer leur représentativité sur l’échiquier national.

Si tout va bien comme l’envisagent les stratèges du Chef de l’Etat, le nouveau parti risquerait d’avoir une majorité non négligeable aux prochaines élections législatives. Et c’est à dessein que la constitution sera révisée.

En ce qui concerne la candidature de Faure Gnassingbé en 2015, la réponse à première vue est évidente : oui, puisque la constitution en son état actuel ne présente aucune limitation de mandat. Donc, le président sortant peut se présenter autant de fois.

Mais une autopsie des faits actuels et de la situation sociopolitique présage que Faure Gnassingbé est en train de préparer sa sortie de façon honorable tout en espérant revenir aux affaires quelques années plus tard. Tel que cela se dessine et se prépare en Russie avec Vladimir Poutine et Medvedev. Certes on soutiendra que le Togo est différent de la Russie, mais cette stratégie peut faire école sous d’autre cieux et notre pays n’en est pas épargné.

Le Chef de l’Etat a commandité les travaux de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) en vue de réconcilier les togolais entre eux, et pour revisiter l’histoire nationale sous toutes ses facettes.

Il s’est personnellement engagé pour relancer les discussions au sein d’un cadre de dialogue dit CPDC rénové pour amender les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il n’a aucun intérêt à ramer dans le courant contraire c’est-à-dire refuser l’alternance politique qui dérange les populations depuis l’avènement de la démocratie dans les années 90.

La préoccupation qui trouble le sommeil de Faure et son entourage repose sur la stratégie à mettre en œuvre pour sortir du palais de la Marina et y revenir quelques années après sans aucune difficulté. Et c’est là que les uns et les autres pensent à la stratégie russe mais calquée sur le modèle togolais.

Si cela a marché sans incident en Russie, c’est parce que Mejdeved n’a pas déçu son mentor. Il a relégué ses ambitions au second plan et a manifesté sa loyauté à son maître Poutine. C’est à cet épineux exercice que se prête actuellement le Président Faure Gnassingbé. Une enquête dans son entourage révèle que trois de ces proches collaborateurs seraient pressentis pour jouer la partition. Il s’agit de Mme DOGBE née TOMEGAH Victoire Marie-Noëlle, S. Dzidudu, directrice de Cabinet du Président de la République, ministre de Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et l’Emploi des Jeunes; de BODJONA Akoussoulèlo Pascal, ministre de l’Administration Territoriale de la Décentralisation et des Collectivités Locales, porte-parole du gouvernement; de BAWARA Badjilembayéna Gilbert, actuel conseiller du Président de la République, ex patron de la diplomatie togolaise.

Mme DOGBE née TOMEGAH Victoire Marie-Noëlle, S. Dzidudu adore les défis et est passionnément orientée vers la gestion d’entreprise dès son jeune âge. Elle a obtenu, en 1982, sa maîtrise en gestion d’entreprise à l’Université de Lomé complétée par un programme spécial en « General Management course », option marketing et finance en 1988 à AARHÜS au Danemark à Jutland Technology Institute et plus tard en 1996 par une formation de haut niveau en “Orchestrating winning performance” à l’International Institute For Management Development » à Lausanne en Suisse.

En novembre 1999 où elle entra dans la grande famille des Nations Unies du PNUD au Togo, son ascension ne fût que fulgurante. De 1999 à mai 2002, elle occupe le poste d’assistante au Représentant Résident chargée des Opérations. De 2002 à octobre 2004, elle assume les mêmes responsabilités, mais cette fois-ci au Congo Brazzaville. En octobre 2OO4, elle a été Représentante Résident adjointe, Directeur des opérations au PNUD Burkina.

BODJONA Akoussoulèlo Pascal, ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales porte-parole du gouvernement est le second pressenti. Après son DEUG II option droit des affaires obtenu à l’Université de Lomé, il poursuit ses études respectivement à l’Université Haward et à Columbus University couronnées par le Bachelor of science, option Public Administration. Il est également titulaire d’un certificat d’études de l’Institut d’Etudes Politiques de Washington D.C.

M. Pascal BODJONA est également diplômé de l’Ecole John Kennedy School of Government de la prestigieuse Université de Haward de l’Etat de Massachusetts aux Etats-Unis d’Amérique.

La troisième personne non des moindre est BAWARA Badjilembayéna Gilbert, actuel conseiller du Président de la République.

Une fois son Baccalauréat série A4 obtenu en 1988, il s’inscrit à l’Université de Genève (Suisse) de 1988 à 1995. Et obtint successivement une licence puis un diplôme d’Etudes supérieures (postgraduate) en Droit.

De 1994 à 2004, M. Gilbert Bawara, avait eu à exercer différentes fonctions et responsabilités au sein du système des Nations Unies au siège de Genève et sur le terrain notamment au Rwanda et en R.D.C. etc

Faure Gnassingbé fléchit et réfléchit pour discerner le moins ambitieux des trois afin de lui donner son onction pour les prochaines élections présidentielles de 2015.
Tous les trois ont des atouts et qualités différents aussi bien les uns que les autres. Le choix sera certes difficile, mais la fumée blanche finira par en sortir.

Dans nos prochaines parutions, nous présenterons les chances des différents candidats à recevoir l’onction de Faure Gnassingbé.

Myrièm Astrid, Anderson Akué

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