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Culture

Ammy Coco artiste togolaise et ambassadrice de la paix

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Nommée ambassadrice de la paix, Ammy Coco, l’artiste chanteuse togolaise vient de sortir un nouvel album dénommé ’’Sweety Baby’’. Elle a accordé un entretien à Sika’a pour nous parler de ses nouvelles perspectives et nous faire quelques confidences.

Votre public espérait depuis un album de vous. Voilà c’est chose faite maintenant!

Vous avez raison. Je viens de sortir ’’Sweety Baby’’, mon dernier album. J’en ai fait le lancement depuis les Etats unis sur la chaine radio et télé américaine Voice of America. Je remercie Dieu, car sans lieu rien n’est possible.

Comment comptez-vous en faire la promotion au Togo étant donné que vous résidez aux Etats Unis?

La promotion a bel bien déjà commencé ici sur le sol américain. Et je tiens à vous remercier car vous êtes la première presse togolaise à s’intéresser à mon nouveau bébé. Au Togo certaines radios et télés ont commencé à jouer quelques uns des titres. Ce que je compte faire, c’est travailler avec les médias togolais audiovisuels, avec la presse écrite pour m’accompagner. Je pense qu’avec l’aide des médias c’est possible de relever ce défi. C’est d’ailleurs une opportunité pour faire la promotion de la culture togolaise aux Etats Unis. Nous nous armons de courage pour faire vivre la musique que nous aimons tant.

Présentez-nous un peu votre nouveau bébé?

Sur cet album, j’ai fait dix titres. Et ces titres parlent globalement de l’Afrique, du destin du continent, de l’amour. J’aborde en fait les questions de la vie de façon générale.

Votre nouvelle mission d’ambassadrice de la paix a-t-elle suscité une vision que vous voulez véhiculer par la musique?

Rires. Il y a plusieurs semaines que je suis déjà à fond dans ce rôle. Et il n’y a pas un instant où je ne suis pas sollicité pour défendre la paix. Pour cet album, le message vise juste pour conscientiser la jeunesse africaine en particulier sur les maux qui minent notre société aujourd’hui. J’ai essayé d’insister aussi sur les Droits de l’Homme, notamment sur les conditions de vie de la femme africaine.

Vous êtes plus en Europe, aux USA qu’au Togo. Pourquoi ce choix?

Vous savez, ce n’est pas un choix que j’ai fait. Je peux dire que c’est les circonstances qui m’y ont obligée. J’aurai préférer plus vivre en Afrique. Plus on voyage assez, plus on apprend de choses et plus on en découvre de bonnes à travers la planète. Et Dieu merci, c’est ce que je vis aujourd’hui.

Le Togo ne vous manque pas avec ses odeurs et ses réalités?

Le Togo me manque beaucoup malgré tout. Je suis triste toutes les fois que je me rappelle de mon cher pays. Je vous avoue que ce n’est pas facile à vivre la nostalgie des moments qu’on a vécu dans sa terre natale.

Quel souvenir gardez- vous alors du Togo?

J’ai pas mal de bons souvenirs de mon pays.

Il y a plusieurs mois que vous n’êtes plus revenue au pays et vos fans se plaignent que vous leur manqué beaucoup.

C’est vrai que j’ai été absente de la scène musicale il y a un bail. Mais, je compte retrouver mes fans très prochainement. Je préfère garder le surprise. Dès que ce serait officiel, Sika’a sera le premier informé.

Pensez-vous déjà à un concert pour lancer l’album au Togo?

Mon équipe sur place y travaille pour qu’à mon retour je puisse faire quelque chose pour émerveiller le public togolais que j’aime tant. Nous sommes en train de préparer un concert à l’institut Goethe.

Aujourd’hui la nouvelle tendance s’impose avec les concepts Obragada et Cool catché…Avez-vous les échos de tout ça en aux USA?

Je dirai qu’avec ces jeunes, c’est show, ça bouge, c’est émouvant et c’est super bien. Je dirai que par cette nouvelle génération la musique togolaise va de l’avant. Et j’encourage beaucoup cette jeunesse qui se bat beaucoup pour hisser notre culture plus haut qu’elle ne l’était il y a quelques années.

Ne pensez-vous quand même pas que la nouvelle génération a renversé l’ancienne?

Je ne dirai pas qu’il y a eu un renversement. C’est plutôt une continuité avec des créativités. Le tout, c’est que le public aura plus de variétés de sonorités et de rythmes pour son plaisir. C’est normal que cela arrive. Ce qu’ils sont en train de faire est de leur temps et c’est bien. La nouvelle génération doit marquer son passage tout comme l’ont fait ceux de l’ancienne école. Vous savez les réalités ne sont plus les mêmes. C’est le lieu de les encourager à aller de l’avant et c’est la musique togolaise qui grandira.

Les artistes se lancent de plus en plus dans des œuvres de développement ou de promotion de la culture. Avez-vous des projets dans ce sens?

J’ai un projet intitulé «Calebasse Africaine». J’y travaille dur et je prie fort pour que les sponsors puissent mettre la main à la patte afin que chaque année nous puissions organiser un grand concert au Togo avec la participation d’une star africaine ou américaine. L’idée est de faire la promotion de la musique togolaise avec la remise de trophées aux meilleurs artistes nationaux.

Venons-en à votre vie familiale. Amy Coco a un grand cœur. Vous aimez beaucoup les enfants à ce qu’il paraît.

C’est vrai, j’adore les enfants. Ils vous remplissent de bonheur. En attendant d’avoir les miens, j’en ai adoptés. J’espère que, par la grâce de Dieu, j’en aurai aussi au même venu.

Pourquoi tardez-vous vous-même à en avoir?

Rires.

Vous êtes alors un cœur à prendre?

Rires.

Parlez-nous de votre nouveau statut d’ambassadrice de la paix.

Cette nomination m’a été faite par une organisation des Nations Unies, «Grand Triangle», qui s’occupe de l’histoire et de la mémoire des peuples. Elle aborde aussi la question de l’esclavage. Grand triangle a pour objectif d’aider les victimes à assumer ce qui s’est passé même si parfois l’histoire nous rappelle des choses très difficiles à oublier.

En quoi consiste alors votre mission dans cette logique?

Ma mission, c’est d’apporter la paix dans les cœurs des familles qui ont été touchées par ce phénomène. C’est de leur dire que l’esclavage n’a pas apporté que du mal mais aussi du bien à l’Afrique. Je voyage dans le monde pour assister aux conférences pour parler de l’esclavage et de la paix. Je serai à Abidjan d’ici peu pour en parler. J’y ferais un concert pour l’apaisement des cœurs et la réconciliation dans ce pays.

Un mot à vos fans

Dites leur que je les adore beaucoup. Je leur envoie un gros coucou tout en leur promettant de les retrouver dans les jours à venir.

Réalisée par Emmanuel ATCHA

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