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REVUE DE PRESSE

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Les rebondissements dans le procès sur l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, les implications des audiences à la CVJR et le classement des pays les heureux du monde, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

De jour en jour, le procès sur l’affaire de tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat dont Kpatcha Gnassingbé et coaccusés sont présumés, connaît des rebondissements.

Abordant ce sujet, «Liberté, n° 1049 du 13 septembre 2011» titre en manchette : «Sixième journée du procès de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat : Des plaidoiries qui en disent long sur la volonté du pouvoir de faire condamner des innocents». Citant d’une part Kpatcha Gnassingbé selon qui «Les accusations contre ma personne sont fausses, si vous me condamnez, vous condamnez un innocent et d’autre part le Capitaine Dontéma selon que : «C’est le rôle de Judas Iscariote qu’a joué Essolissam Gnassingbé», le confrère écrit : «Il était 8 h 35 mn hier quand le président de la Cour et les accesseurs ont fait leur entrée dans la grande salle d’audience du Palais de Justice de Lomé. Et c’est le début des plaidoiries de la défense. Il fallait y être pour les vivre. Elles étaient aussi plaisantes les unes que les autres et pendant environ six heures d’horloge non stop, les avocats auront tenu tout le public en haleine. S’il avait été permis d’acclamer, plusieurs personnes s’en seraient sorties avec des hématomes ou ce qui s’y apparente dans la paume des mains… On aura en effet beaucoup appris durant ces huit jours de procès de la manière ubuesque dont le Togo est dirigé par le clan Gnassingbé qui s’entredéchire aujourd’hui pour avoir le contrôle du pouvoir. Après les réquisitions de l’Avocat Général et de la partie civile, ce fut le tour hier des avocats de la défense et des accusés de dire leurs derniers mots en attendant le verdict de la Chambre judiciaire de la Cour Suprême, présidée par le juge Abalo Pétchélébia. C’est aussi l’ultime occasion qu’ont choisie certains détenus pour mettre sur la place publique certains secrets».

S’intéressant au même sujet, «Forum de la Semaine, n° 1022 du 13 septembre 2011» qui titre en manchette : «Kpatchagate/La parole à la défense : Les brillantes plaidoiries des avocats mettent la cour dos au mur», note : «Les onze avocats de la défense étaient au front hier lundi dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Ils sont tous unanimes comme on pouvait s’y attendre ‘‘Les infractions reprochées à leurs clients ne sont pas «constituées’’».

Par rapport à ce procès, «L’Alternative, n°96 du 13 septembre 2011» titre en manchette : «Affaire Kpatcha : Une fiction écrite par Titikpina et Massina, mise en scène par Faure, avec la complicité de Patricia Hawkins». Indiquant que les juges Aworou Missité et Abalo Pétchélébia sont deux tocards au service d’une justice corrompue et aux ordres, le Commandant Abi Atti est victime de son amitié avec François Boko, le confrère précise : «Il faut reconnaître que le DG de l’ANR n’est pas l’unique auteur de cette fiction. Son comparse Titikpina a également apporté sa touche. La preuve en est que presque tous les prévenus ont déclaré avoir des problèmes personnels avec ce monsieur… Dans le procès Kpatcha Gnassingbé, deux avocats symbolisent tout le mal que les Togolais pensent de leur Justice. Le premier, c’est Abalo Pétchélébia. Il est connu pour son côté obscur, adepte des contorsions juridiques, il est le symbole des juges corrompus, de moralité douteuse aux services de tous les mauvais coups du pouvoir RPT. L’avocat général en la personne du juge Komlan Aworou Missité, son colistier est lui moins connu. Mais le procès en cours a aussi démontré qu’il n’a rien à envier à Pétchélébia en matière d’incongruité et d’interprétation hasardeuse du droit».

Révélant que Kpatcha est l’ennemi à abattre à tout prix, «Le Potentiel, n° 68 du 13 septembre 2011» qui titre en manchette : «Procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat : Faure peine à inquiéter Massina, Yark, Titikpina, Kadanga cités avec insistance» écrit : «Il suit son petit bonhomme de chemin, ce que l’on dénomme sans trop se torturer le cerveau, le procès du siècle. Le procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat ouvert depuis le 1er septembre dernier continue de livrer des révélations des plus croustillantes aux Togolais qui n’en demandaient pas tant. Alors qu’on présente Kpatcha comme l’assassin national qui veut tuer son frère, on se rend compte qu’il y a d’autres comploteurs parmi les forces armées togolaises qui se révèlent être directement dans l’entourage présidentiel ; des officiers que Faure et Pétchélébia peinent à inquiéter».

Pour «La Dépêche, n° 587 du 14 septembre 2011» qui s’inquiète que les secrets de la famille Gnassingbé soient étalés à la place publique, titre à la Une : «Procès d’atteinte contre la sûreté de l’Etat : L’héritage familial au sommet de l’Etat».

Approuvant la condamnation de Kpatcha Gnassingbé, «Chronique de la Semaine, n°162 du 15 septembre 2011 » titre en manchette : « Le verdict du procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat : Kpatcha Gnassingbé nie les faits mais demande pardon » et souligne : « Aujourd’hui, plus aucun doute ne subsiste, les déballages faits par les prévenus et les témoins montrent à suffisance l’évidence d’un complot visant à déstabiliser les institutions démocratiques établies. Mais le hic dans ce procès, c’est la volonté affichée du cerveau du coup d’Etat de dissimiler la vérité. Le plus curieux, c’est que l’homme ne semble pas reconnaître les faits, mais demande pardon. La stratégie de Kpatcha consiste donc à nier les faits malgré les preuves qui sautent aux yeux eu égard aux déclarations de ses coaccusés ». L’hebdomadaire a d’ailleurs publié in extenso les contenus des 03 communiqués de prise de pouvoir dûment élaborés pour lecture via radio-télé au public et informer l’opinion nationale et internationale de la nouvelle donne.

Révélant la sentence, «Le Changement, n°293 du 16 septembre 2011» titre à la Une : «Tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat : Kpatcha Gnassingbé, le Gal Tidjani,le chef d’Escadron Atti et Najar Bassam condamnés chacun à 20 ans de réclusion ferme».

Les audiences à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation se poursuivent à la clé des révélations troublantes. Mais dans le sphère médiatique togolaise, la crédibilité de la CVJR fait couler beaucoup d’encre.

S’intéressant à ce sujet : «Le Potentiel, n° 68 du 13 Septembre 2011» titre en couverture : «CVJR/Démarrage des audiences : Les togolais pas dupes, ne se sentent nullement concernés» et indique : «L’ouverture de la phase des audiences par la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) mandatée par l’exécutif togolais d’œuvrer à la réconciliation nationale en levant le voile sur les violations politiques entre 1958 et 2005. Mais fait marquant, si le procès Kpatcha draine des centaines de curieux depuis son ouverture, ce n’est nullement le cas des audiences de la CVJR qui n’ont majoritairement pour ne pas dire exclusivement pour spéculateurs que des journalistes. Cet état de chose démontre-t-il le peu d’intérêt que les togolais portent aux travaux de la Commission Barrigah ou n’est-ce pas que leur manière de dire, «on n’y croit pas de toute façon».

Abordant le même sujet, «L’Alternative, n° 96 du 13 septembre 2011» qui titre à la Une : «Audiences publiques à la CVJR : De faux témoignages pour une falsification de l’histoire» et souligne : «De tous les témoignages entendus depuis l’ouverture de ces assises, aucun ne semble fiable. Des gens sont expressément préparés pour donner des versions falsifiées de l’histoire».

Suite à la déclaration des Forces Armées Togolaises (FAT) à la CVJR, «Le Regard, n° 747 du 14 septembre 2011» titre en couverture : «Les FAT protègent les auteurs de massacres et menacent la réconciliation nationale». Indiquant que Titikpina qui est une terreur, règle ses comptes, le confrère écrit : «Suite à l’audition de certains témoins dont le Premier ministre Koffigoh sur les morts de la lagune de Bè en avril 1991 l’attaque de la Primature, le 03 décembre 1991 les vrais auteurs de la tragédie, assurés de leur impunité, commencent à sortir leurs griffes, pour signaler qu’ils ne sont pas disposés à avouer leurs crimes et à se faire pardonner. C’est ainsi que sous le prétexte du droit de réponses, des pauvres officiers des FAT ont été envoyés à la CVJR hier 13 septembre 2011 pour y lire une déclaration qui confirme que l’armée n’est pas disposée à favoriser la réconciliation nationale.»

Dans les journaux, il se révèle que l’Observatoire International du Bonheur a fait le classement des pays les plus heureux du monde.

Suite à ce classement, «Forum de la Semaine, n° 1022 du 13 septembre 2011» qui titre à la Une : «Premières assises de l’Observatoire Internationale du Bonheur : Le Bonheur a fui les 56.600 Km2 du Togo, selon l’Université Erasmus de Rotterdam», écrit : «Ce constat n’est que le résultat du dernier classement établi par les Services compétentes de l’Université de Rotterdam (Pays-Bas) et dévoilé les 9 et 10 septembre derniers lors des premières assises de l’Observatoire Internationale de Bonheur au Théâtre de la Mer de Sète (Sud-Est de la France). Selon ce résultat d’une étude dénommée World Database of Happiness et menée sous la direction de Sociologue neerlandais Ruul Veenhoven, le Togo, longiligne pays de la côte d’Afrique de l’Ouest avec une note de 2,6 se classe donc en dernière position derrière la Tanzanie (2,8) et le Burundi (2,9).».

S’intéressant au même sujet, «Liberté, n° 1049 du 13 septembre 2011» titre en couverture : «Classement des pays les plus heureux au monde : Le Togo bon dernier» et note : «Ce classement se base notamment sur des moyennes de sondages réalisés entre 2000 et 2009 auprès des populations des pays concernés. Enquêtes durant lesquelles les sondés ont exprimé leur degré de satisfaction par rapport à leur quotidien».

D.M.
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