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REVUE DE LA PRESSE

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Le procès dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, les révélations deWikileaks sur les relations diplomatiques entre le Togo et les USA et le lancement de la phase des audiences par la CVJR, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Le procès de Kpatcha Gnassingbé et coaccusés dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, ouvert officiellement le 1er septembre 2011 et renvoyé au 6 septembre 2011, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les prévenus, à la demande de leurs Conseils, ont été transférés à la prison civile de Lomé.

Abordant ce sujet, «Liberté, n° 1043 du 05 septembre 2011» titre en manchette : «Affaire de coup d’Etat ; Après le transfèrement de détenus, les hommes du Colonel Massina prennent d’assaut la prison civile de Lomé». Indiquant qu’il y a eu vive altercation entre le DG de l’ANR et Abass Kaboua dans l’enceinte de la prison, le confrère écrit : «En signant la décision de transfèrement de Kpatcha Gnassingbé et co-détenus à la prison civile, la Justice togolaise a de nouveau désavoué l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) dirigée par le Colonel Massina Yotroféi… Mais, ceux qui croyaient qu’avec ce transfèrement les conditions de détention allaient s’améliorer, ont commencé à déchanter. Des mesures draconiennes ont été prises à «Azitimé» et il est aujourd’hui difficile de rendre visite aux autres prisonniers. Et pour cause, le patron de l’ANR et ses hommes ont pris d’assaut ce lieu officiel de détention».

A propos du même dossier, le Journal titre en manchette : «Les Avocats de la défense mettent en garde Me Archange Gabriel Dossou contre ses conneries» et note : «La guerre est ouverte entre les avocats de la défense et ceux de l’Etat. Dans une déclaration rendue publique le 3 septembre dernier, les avocats de la défense s’insurgent contre les «conneries» de l’avocat béninois Archange Gabriel Dossou qui fait montre d’un zèle intempestif».

S’intéressant au même sujet, «L’Eveil de la nation, n° 241 du 06 septembre 2011» s’interroge : «2ème round du procès d’atteinte contre la sûreté de l’Etat : Les Avocats de la défense compliquent la situation de leurs clients. Et si Kpatcha faisait profil bas ?» et précise : «L’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans laquelle est impliqué Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du Chef de l’Etat, focalise les attentions et déchaîne les passions depuis plus d’une semaine dès l’annonce de l’ouverture du procès le jeudi 02 septembre dernier. Mais aussitôt ouvert très tôt reporté à ce jour 06 septembre. Du coup, le déballage tant annoncé par certains n’a pas été au rendez-vous. Cependant la surprise à l’ouverture de ce procès reste la sérénité et la joie affichées par le principal présumé cerveau de cette tentative de complot. Mais la question qui circule sur toutes les lèvres est de savoir ce qui milite en faveur de cette assurance et cet optimisme qui luisent sur le visage de Kpatcha Gnassingbé?».

Par rapport au procès, « Chronique de la Semaine, n°161 du 8 septembre 2011 » titre à la Une : « Kpatcha Gnassingbé et coaccusés à la barre : Des révélations qui confirment le putsch manqué, le cerveau du complot tente de nier les faits » et note : « Kpatcha prétend être tombé dans un traquenard tendu par le Général Titikpina à travers un certain Bawa qui travaille à l’Ambassade des USA au Togo. Et pourtant il avait reconnu les faits devant le juge enquêteur…des éléments accablants versés aux dossiers ne sont pas de nature à disculper Kpatcha Gnassingbé, notamment le plan d’attaque du coup d’Etat présenté par l’avocat général et autres documents compromettants » .

Suite à ce procès, «L’Indépendant Express, n° 180 du 06 septembre 2011» qui titre en manchette : «La face cachée d’une guerre sans merci : Kpatcha Gnassingbé probablement condamné, gracié et récupéré…», indique : «C’est dans la confusion légendaire et la peur au ventre au niveau des deux parties que le procès de Kpatcha Gnassingbé est attendu aujourd’hui. Plus de deux ans de bras de fer fratricide, avec des rebondissements inédits les uns que les autres sur l’Etat et la République, la pression nationale et internationale devraient permettre de savoir la vérité sur cette affaire : coup d’Etat planifié avec commencement d’exécution, annonce l’appel à prévenu, montage grotesque pour les plus sceptiques, parodie de procès en perspective pour les pessimistes : le jeu en vaut la chandelle de revenir sur ces relations tumultueuses entre les plus influents héritiers de Gnassingbé Eyadéma. Aujourd’hui donc, la Cour Suprême planche sur ce dossier qui est parti du 05 février 2005, date du décès du Général Eyadéma pour s’établir dans la méfiance mutuelle, les attaques successives, les neutralisations spirituelles, la force armée, la restauration et la détention, et aujourd’hui, le procès fatidique».

Dans sa rubrique Scoop Forumscopie, «Forum de la Semaine, n° 1016 du 05 septembre 2011» titre en manchette : «Vive dysfonction entre Kpatcha, le Gal Tidjani et leurs avocats. Le député de la Kozah refuse de s’alimenter».

Au moment où le procès sur l’atteinte à la sûreté de l’Etat est ouvert, Wikileaks dévoile des informations se trouvant sur les câbles diplomatiques de l’Ambassade des Etats-Uniques d’Amérique au Togo. Ces révélations font état des vérités et contre-vérités servies par Mme Hawkins Patricia.

Suite à ces révélations, «L’Indépendant Express, n° 180 du 06 septembre 2011» qui titre à la Une : «Togo-USA : Vérités et contre-vérités diplomatiques, Wikileaks dévoile tout : Coup d’Etat de Kpatcha, Patricia Hawkins, ANR, trafic de drogue, UFC, Agboyibo, etc.», écrit : «Au moment où l’actualité est marquée par le procès de Kpatcha Gnassingbé dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, le site Internet spécialisé dans les révélations des secrets diplomatiques vient de révéler les dessous de l’affaire du coup d’Etat, le rôle joué par l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, la réalité de l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé et les engagements du pouvoir togolais sur les questions de la drogue et de la corruption».

S’intéressant au même sujet, «Liberté, n° 1044 du 06 septembre 2011» titre en manchette : «Révélations de Wikileaks : Les câbles diplomatiques de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Togo dévoilés. Ce que pensent les Américains de Me Agboyibo, de Gilchrist Olympio, du trafic de drogue». Indiquant que ce sont les vérités et contre-vérités servies par Mme Patricia Hawkins, admirative du pouvoir de Faure, le confrère note : «Les autres acteurs de la vie politique togolaise ne sont pas épargnés dans ces câbles. Les rencontres avec l’ex-Premier Ministre et ex-Président du CAR, Yawovi Agboyibo sont relatées en le présentant déjà en 2006 comme un homme fatigué et qui a derrière lui ses meilleures années de politicien… Les américains notent également la victimisation excessive de l’UFC, car Gilchrist Olympio se présente sans cesse comme la seule victime du pouvoir. En 2009, il est présenté comme un fatigué, distrait et évasif qui a tendance à ne se préoccuper que des choses périphériques au détriment des problèmes de la politique togolaise».

Dans le même registre, «Le Potentiel, n° 067 du 06 septembre 2011» titre en manchette : «Affaire de tentative de coup d’Etat : Révélations accablantes de Wikileaks sur l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé, l’Ambassade des USA complice de la fusillade Pascale ; Kpatcha arrêté dans l’enceinte de l’Ambassade après y avoir passé 2 heures» et souligne : «Lorsque Kpatcha est arrivé à l’Ambassade, des gardes locaux lui ont permis d’accéder uniquement au principal CAC. Environ 20 minutes après son arrivée, une équipe de la gendarmerie est arrivée et s’est garée en face de l’entrée principale de l’Ambassade… Kpatcha a demandé asile contre son arrestation. Il a demandé à quitter le CAC mais cela lui a été refusé. L’Ambassadrice a parlé avec lui au téléphone et lui a demandé de quitter les lieux. Elle lui a expliqué que le gouvernement américain (USG) observe les lois du Togo et qu’il doit se conformer aux termes du mandat d’arrêt».

La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) a lancé le mardi 6 septembre 2011, la phase des audiences publiques aussi bien pour les victimes que pour les auteurs présumés de violences durant la période 1958 à 2005.

Abordant ce sujet, «Le Patriote, n° 159 du 05 septembre 2011» titre en couverture : «La CVJR lance officiellement les audiences» et écrit : «Tenu au siège de la CVJR à Lomé le vendredi 02 août dernier, l’atelier de formation des professionnels de la presse écrite a eu pour conséquence substantiellement de leur permettre de s’imbriquer davantage dans le moule de la justice transitionnelle afin d’assurer par une couverture responsable des audiences, leur responsabilité sociale dans le processus de réconciliation engagé dans notre pays».

S’intéressant au même sujet, «Le Regard, n° 746 du 07 septembre 2011» titre : «La CVJR lance les audiences sur fond de suspicion» et précise : «La réconciliation est-elle possible quand on sait que la CVJR a en son sein des individus qui ont une lourde responsabilité dans l’instauration de la dictature qui a consacré les violences massives des droits humains dans ce pays ? Comment peut-on promouvoir la réconciliation dans un contexte où les manifestations de protestation sont empêchées malgré l’adoption d’une loi censée les favoriser ?»

D.M.

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