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Politique

Les audiences publiques de la la CVJR, l’étape de Lomé bouclée

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C’est la fin de la première session des audiences publiques de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation qui vient de connaitre son épilogue hier à Lomé. Cette dernière journée de la 1ère étape des audiences, a été consacrée à 5 auditions portant sur les incidents de Kévé survenus en Avril 1991.

Lors des troubles socio-politiques marquant l’avènement du multipartisme en 1991 au Togo, plusieurs localités du pays ont connu des moments de fortes turbulences et de Il résulte des faits que suite à l’arrestation du gadien du CEG Maman N’Danida de Kévé, les élèves de la localité ont organisé des manifestations de protestation d’Assahoun jusqu’à Kévé, une localité se situant sur la route de Kpalimé à 60 Km de Lomé, ville située au sud-Togo.

Ils occupent la sous-Préfecture et le camp des gardiens de préfecture puis vandalisent les lieux. Les gardiens de préfecture lors du maintien de l’ordre font usage d’armes à feu. Bien des manifestants sont blessés.

Un cas mortel, celui du sieur Boniface Drovi, Notable du Chef de Kévé, qui a reçu une balle perdue alors qu’il était à son domicile avec ses enfants et a rendu l’âme sur le coup. Très remontés, les chasseurs traditionnels communément appelés «Abrafo» s’en prennent au brigadier Kpatcha Addi, gardien de préfecture en fonction dans la localité, qu’ils ont tué et décapité.

Quant à sa décapitation, la Commission dit ne pas ètre en mesure, au regard des auditions, d’en situer la responsabilité. La famille du Brigadier Addi demande à la CVJR d’entreprendre les démarches nécessaires afin que la tête de leur bien-aimé soit retrouvée en vue de leur permettre de faire le deuil.

L’audience de ce 13 Septembre met donc fin à la première session de Lomé. Et la Commission Vérité, Justice et Réconciliation dit avoir pu noter au cours de cette première étape, avec une vive préoccupation, les traumatismes engendrées par les violences politiques du pays. «Notre pays le Togo ne peut se construire si l’opportunité n’est pas donnée aux victimes de se faire entendre, aux témoins de partager avec notre peuple, la vraie version des faits, et aux auteurs, de s’engager dans une démarche sincère de contrition afin que nous évitions la répétition de ces actes que nous déplorons tous», ajoutent les Responsables de ladite Commission.

La CVJR poursuit ses audiences à l’intérieur du pays, avec une première escale à Dapaong ce 16 septembre.

Firmin Teko-Agbo

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