pub
Technologie

Le Dauphin n° 0118 du 14 septembre 2011 : Du boudè (Carburant frelaté) dans les cuves de la station Shell-Klikamè

Advertisement

Dans l’une de nos publications, l’information a été portée à l’endroit des internautes de Togoportail. Il s’agit des pratiques peu recommandables adoptées par certaines des stations services de Lomé, la capitale togolaise, qui se livreraient à la commercialisation de carburant frelaté communement appelé “Boudê”. Depuis quelques moments l’information devient de plus en plus persistante avec l’affaire de Shell Togo qui éclate au grand jour. En effet, cette opération consiste à injecter des molécules dans les citernes au départ de la Société Togolaise d’Entreposage (STE). Des contrôles sont ensuite menés dans les stations. Et si lesdits molécules sont retrouvées, on estime que l’exploitant ne s’est pas approvisionné sur un marché noir. Au cas contraire, il tombe sous le coup de la loi. Le Dauphin dans sa parution n° 0118 du 14 septembre 2011, revient sur l’affaire et titre à sa Une :
la STE fait du faux et rejette la responsabilité sur le gérant Roger DAIDE. Une mission d’inspection effectuée tout récemment a conclu sur la présence de carburant frelaté dans les cuves de la station service de Klikamé, un quartier de Lomé. Qui est le responsable de cette malveillante pratique, est-ce le gérant Roger DAIDE, ou certains mains noires de la STE qui ont posé cet acte dans l’intention de faire porter le chapeau au gérant qu’on voulait nuire? La toute dernière parution de l’hebdomadaire se prononce sur la question.

Affaire du carburant frelaté découvert dans les cuves de la station Shell-Klikamè

La STE fait du faux et rejette la responsabilité sur le gérant Roger DAIDE

L’affaire remonte au 22 août 2011. Ce jour, une équipe de la Société Générale de Surveillance (SGS), sise à Tokoin Soted, accompagnée des agents de la douane débarque à la station Shell- klikamé pour un contrôle habituel des marquages des produits pétroliers de la station. Naturellement les inspecteurs ont comme à leur habitude procédé à leur contrôle en présence du gérant de la station, le nommé Roger Amétowoyona DAIDE. Les résultats du contrôle sont immédiatement portés à la connaissance du gérant. Gasoil taux de concentration 100% ; Super 2 taux de concentration 96% ; Super 1 taux de concentration 75%. Si l’on considère que le taux de concentration minimum requis est de 90%, alors le problème se pose clairement au niveau du super 1 dont le taux est inférieur à 90%. La question reste donc posée. D’où provient le super 1 dont le taux de concentration pose problème ?

Deux hypothèses sont possibles. Soit le carburant provient d’une source autre que la Société Togolaise d’Entreposage, soit la STE a délibérément livré du carburant non marqué ou insuffisamment marqué à la station Shell-Klikamé. Dans ces conditions, la procédure recommande des réconciliations de stock afin de situer les responsabilités puisque contre toute attente, des accusations sans preuves sont portées contre le gérant de la station, un homme qui accumule déjà 16 ans d’expériences dans le domaine. Il est à noter que le système de réconciliation de stock est un contrôle interne de Shell, qui permet de déceler toutes les réceptions de produits autres que ceux livrés par elle par l’intermédiaire de la STE.

Ce contrôle interne a été effectivement fait dans la soirée du 22 aout par le nommé HEMOU Innocent, envoyé de Shell mais cela n’a pas empêché le zélé inspecteur ESSIEN de sceller les pompes à cuves de la station. Et pourtant les contrôles effectués par HEMOU Innocent, le contrôleur de Shell ont révélé qu’il n’y a pas eu de réception de produits en dehors de la STE. Autrement dit, c’est bel et bien la STE qui a livré le Super 1 à la station Shell-Klikamé et veut injustement faire porter le chapeau au pauvre Roger DAIDE.

Une fuite de responsabilité, pire une fuite en avant qui, remet en cause le système de marquage de la STE. Certes, ce système est une bonne chose mais il est nécessaire de placer des garde-fous pour éviter de telles situations et que des innocents ne soient injustement accusés.

De tout ce qui précède, une question retient quand même notre attention. Quel intérêt a le gérant de la station à verser du ‘’ boudè’’ dans les cuves? Un homme qui a au moins 16 ans d’expérience dans le domaine, est le Président de l’Association des Gérants de station Shell du Togo (AGEST) et qui a reçu de nombreuses distinctions notamment le diplôme du Meilleur gérant fuel en 1998; le diplôme du Meilleur gérant 2004, une récompense acquise au prix de mille sacrifices. Dans cette affaire l’inspecteur ESSIEN exige du gérant la somme de 17.776.000 FCFA comme amende à verser avant toute réouverture de la station.

Comme on le voit, c’est tout un acharnement monstre organisé contre le sieur Roger DAIDE pour tout simplement noyer ses activités. Encore un cas de ces genres d’injustice qui sont monnaies courantes dans notre petit lopin de terre. Une manœuvre d’individus mal intentionnés…

C’est fort de toutes ces raisons que nous interpellons vivement le Ministre en charge du commerce afin qu’il s’implique personnellement dans la recherche de la vérité dans cette affaire pour le bien de toutes les stations et la bonne image du secteur pétrolier au Togo.

Roger AZONDJAGNI

Source: Le Dauphin, n° 0118 du 14 septembre 2011

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement