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Jeudi à la Une de Chronique de la Semaine : Le verdict du procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat ce matin

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Kpatcha Gnassingbé nie les faits mais demande pardon

Quiconque demande pardon à celui qu’il a offensé devrait au préalable reconnaitre ses fautes. Ce qui n’est pas le cas dans le procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui a tenu en haleine les Togolais soucieux de découvrir la vérité sur ce putsch manqué orchestré par Kpatcha Gnassingbé et ses complices dans le but de renverser les institutions de la République.

Pendant près d’une semaine de débat et de déballage, les Togolais ont écouté des révélations qui ne laissent plus de doute, même dans les esprits dubitatifs. Ceux qui au début ne croyaient pas à la véracité de cette affaire, pensaient à un acharnement du président de la République contre son « saint » demi-frère, l’ancien ministre de la Défense et des anciens combattants, Kpatcha Gnassingbé. Aujourd’hui, plus aucun doute ne subsiste, les déballages faits par les prévenus et les témoins montrent à suffisance l’évidence d’un complot visant à déstabiliser les institutions démocratiquement établies.

Mais le hic dans ce procès, c’est la volonté affichée du cerveau du coup d’Etat de dissimuler la vérité. Le plus curieux, c’est que l’homme ne semble pas reconnaitre les faits mais demande pardon. « Si vous me condamnez, vous condamnez un innocent. Que Dieu touche le cœur de mon frère, il faut une réconciliation », a-t-il plaidé. En clair, le prévenu Kpatcha Gnassingbé se présente en victime innocente et demande la clémence de son frère, le président de la République.

Comment peut-on demander pardon à quelqu’un qu’on n’a pas offensé? La stratégie de Kpatcha consiste donc à nier les faits malgré les preuves qui sautent aux yeux eu égard aux déclarations de ses coaccusés. D’abord la lettre de fidélité retrouvée chez le commandant Atti qui, selon le plan des putschistes, était chargé de diriger la transition avant de remettre le pouvoir à Kpatcha Gnassingbé. Ce document manuscrit a été reconnu par les deux prévenus, en l’occurrence Kpatcha Gnassingbé et le commandant Atti mais tous continuent toujours de nier les faits. L’on se demande alors de quelle transition s’agissait-il si ce n’était après avoir renversé les institutions en place.

Ensuite la clé USB que Kpatcha lui-même a remise à son frère le colonel Rock Gnassingbé et sur laquelle on retrouve les déclarations de prise de pouvoir du commandant Atti, président du Comité National de Salut et de Réconciliation (CNSR) et celle de Kpatcha Gnassingbé. Si Kpatcha reconnaît la clé, il dit que c’est le général Tidjani Assani qui la lui a remise. Faux, rétorque le général, «Je n’ai jamais remis une quelconque clé à Kpatcha Gnassingbé ». Et pourtant ce général qui nie tout depuis son interpellation jusqu’au jugement, est l’homme qui a conçu le plan d’attaque de l’opération «Ceinture guerisseur». Kpatcha a-t-il été piégé par Bawa Zack? Le prévenu Kpatcha Gnassingbé clame haut et fort que c’est un certain Bawa Zack qui travaille à l’Ambassade des USA qui l’a piégé. « Cette affaire de coup d’Etat est une machination pure et simple. C’est plutôt Monsieur Bawa, un agent de l’ambassade des Etats-Unis à Lomé,…

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Source: Chronique de la Semaine n° 162 du 15 septembre 2011

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