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Jeudi à la Une de Chronique de la Semaine : Démarrage des travaux au sein du CPDC rénové

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Nicolas Lawson joue à la comédie

Remis à jour le 19 août dernier, le sujet de relance des discussions et d’échanges autour des questions de la vie socio-politique et économique du Togo, défini dans l’esprit d’un dialogue inclusif entre différents acteurs politiques de la Nation, est rentré dans sa phase de démarrage effectif avec la rénovation du Comité Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC), cadre réglementaire des discussions. Le sujet suscite de l’intérêt chez plusieurs confrères dont Chronique de la Semaine qui s’est intéressé dans sa nouvelle parution de ce jour, au sujet qu’il a traité sous un angle de critiques quelques acerbes à l’endroit de certains acteurs qui semblent se désolidarisés de la démarche de ce dialogue et qui ne cessent de poser des préalables pour conditionner leur participation au cadre des débats très importants pour lesquels ils sont invités pour permettre à la réussite de l’élan de cohésion et de compromis poursuivis pour les réformes au Togo.

Par un décret pris en conseil des ministres le 14 septembre 2011, le gouvernement a procédé à la relance du dialogue au sein d’un Comité Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) rénové avec à la clé la nomination de 12 personnalités. Ainsi, l’UFC, l’ANC et le CAR ont été conviés à se joindre aux partis qui siégeaient déjà dans l’ancien CPDC, en l’occurrence la CPP, la CDPA, le PDR et le RPT pour reprendre les discussions en vue d’accomplir les réformes énoncées dans l’Accord Politique Global (APG).

Si pour l’ANC l’intégration des 09 députés démissionnaires de l’UFC constitue un préalable à son entrée dans le CPDC, le CAR s’enlise dans le snobisme de la politique de «non» incarnée par les responsables de l’ANC en indiquant dans un communiqué laconique qu’il n’est pas inscrit dans les sujets à débattre la limitation du mandat présidentiel.

Et pourtant lorsqu’on parle de réformes constitutionnelles, cela suppose que tous les articles de la Constitution sont concernés et le CAR sait bien que la limitation du mandat présidentiel sera à l’ordre du jour des discussions. En clair, l’ANC et le CAR refusent de participer au dialogue qui, pourtant, était réclamé par eux en vue de la mise en œuvre des points restants de l’APG, notamment les réformes institutionnelles et constitutionnelles.

Au lieu de saisir cette opportunité pour procéder au toilettage de notre loi fondamentale, ces deux partis s’enlisent dans des revendications aussi ubuesques les unes que les autres. La République Togolaise doit-elle s’arrêter à cause de la démission de quelques députés ? Si les responsables de l’ANC n’avaient pas du plomb dans leur oreille, n’auraient-ils pas au moins écouté les sages conseils de l’ambassadeur des USA au Togo, Mme Hawkins Patricia qui leur a dit d’abandonner la politique de « non » pour celle de « oui ». Que gagnent le CAR et l’ANC en choisissant d’être en marge de ce dialogue qui aura la charge de revisiter nos textes fondamentaux pour permettre l’organisation des élections législatives dans de très bonnes conditions ?

Le cas le plus rigolo, c’est la comédie d’un certain Nicolas Lawson, l’homme qui avait escroqué une dame à Accra et qui n’a pu être sauvé des mains de la justice que grâce à l’intervention du pouvoir en place. N’eût été cette intervention, il croupirait actuellement en prison au Ghana.

Ce Monsieur qui, malgré ses casseroles, se passe pour un véritable donneur de leçons, est également nommé par décret pour intégrer le CPDC rénové. Après seulement deux réunions préliminaires et sans attendre le démarrage effectif des discussions proprement dites, il claque la porte et pond une déclaration insipide et pleine d’injures au président de la République.

L’homme qui pense être plus intelligent que tous les Togolais raconte dans sa déclaration des inepties.”Le salut national commande de restructurer, sans délai, le gouvernement comateux, de composer la CENI pour qu’elle s’attèle sans tarder à préparer les prochaines échéances. Vous devez assigner au CPDC rénové, l’unique objectif de préparer, dans un délai de trois mois, un texte fondamental à soumettre au vote du peuple par référendum pour doter le pays d’une nouvelle constitution“, a-t-il écrit.

A la lecture de cette déclaration, l’on se pose la question de savoir à qui Nicolas Lawson demande de préparer dans un délai de trois mois un texte fondamental alors que lui-même, il prend soin de boycotter le CPDC? Si les autres partis faisaient de même, qui sera alors chargé de rédiger ce texte fondamental pour le soumettre au référendum comme il le souhaite ? Il apparait clairement que l’homme aimant les coups d’éclat pour se faire voir, a accepté de participer aux travaux du CPDC rénové juste pour pouvoir faire des sorties fracassantes comme à son habitude.

Malheureusement pour lui, ses frasques n’ont ému personne, même pas ceux qu’il appelle camarades de l’opposition. Tous se sont moqués de lui. Comme l’avait dit l’ancien ministre Zarifou Ayéva, il y a des gens qui n’aiment pas prendre le train à la gare mais plutôt lorsque le train démarre. Sûrement que nos politiciens de l’ANC et du CAR attendent le démarrage du train avant de se décider à rejoindre le CPDC rénové. Au cas contraire, les autres partis travailleront à leur place.

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chronique_163.pdf

Aliziou Dominique
Source: Chronique de la Semaine n° 163 du 22 septembre 2011

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