International

GHANA : Samia Nkrumah prend les rênes du CPP et fait rêver tout un pays

Advertisement

Samia Nkrumah, la fille du père de l’indépendance du Ghana, Kwame Nkrumah a remporté la présidence du Parti de la Convention Populaire (CPP) au Ghana. Cette élection qui propulse Samia au devant de la scène politique ghanéenne, la place de facto dans l’histoire du pays comme la première femme à être élue présidente d’une formation politique. Avec le vent qu’elle a en poupe, Samia compte redéfinir la carte politique du Ghana lors des élections générales en 2012.

Le congrès électif tant attendu par les militants du CPP et héritiers de Kwame Nkrumah s’est tenu le week end dernier à Accra et le bureau exécutif du parti a été renouvelé dans sa totalité. Ainsi donc à l’issue du vote à la présidence du parti qui a opposé quatre candidats, Samia Nkrumah, a recueilli 1151 voix sur les 2000 voix exprimées par les délégués lesquels faisaient office d’électeurs.

Au regard de ces résultats publiés par la Commission Electorale du Ghana, Samia a donc battu les vieux barons du parti CPP dont son père est l’un des membres fondateurs en 1949. Ces candidats malheureux sont entre autres le président sortant du parti, Ladi Nylander, lequel voulait se succéder à lui-même mais qui n’a obtenu que 353 voix, ensuite un ancien président du parti, le professeur Edmund Delle avec 332 voix et enfin une nouvelle venue qui a osé se mesurer aux poids lourds mais n’a récolté qu’un maigre score de 10 voix. Outre l’élection du président du parti, les délégués ont aussi élus les autres membres du bureau.

L’idée de rajeunissement du CPP par Samia a séduit bon nombre de militants du parti et plus particulièrement les électeurs de la circonscription de Jomoro qui n’ont pas hésité à l’élire au Parlement Ghanéen en 2008 au détriment d’un candidat du parti au pouvoir, le Congres National Démocratique (NDC). Seule député du CPP au Parlement, elle n’a cessé de prendre l’ascendance sur l’échiquier politique national.

Née d’un père Ghanéen et d’une mère Egyptienne, Samia Nkrumah n’avait que cinq ans lorsque son père fut renversé par un coup d’Etat militaire en 1966. Après plusieurs années passées à l’étranger, période durant laquelle elle a servi en partie en tant que journaliste indépendante en Italie, Samia a décidé à la veille des élections de 2008 de rentrer dans son pays natal pour participer à son essor socio-politique.

Le cours de l’histoire la transformera t–elle un jour en la Mandela du Ghana ? Attendons l’issue des élections de 2012 pour savoir.

C.A. pour Togoportail

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement