Faits divers

GHANA : Les Camps de sorciers tombent sous le coup du droit

Advertisement

Le ministre Ghanéen en charge des Affaires Féminines et de l’Enfance, Mme Hajia Hawawu Boya Gariba, veut démanteler tous les camps de sorciers qui existent dans le pays. Ces camps sont devenus des endroits où les populations mettent en quarantaine ceux ou celles qu’elles taxent de sorciers. Pour réussir son pari, le ministre souhaite mettre à contribution l’Organisation Nationale Chargée des Désastres (NADMO) et aussi les leaders communautaires et les autorités traditionnelles afin qu’ils apportent un soutien à la réussite du projet.

Les personnes mises en marge de la société ou accusées à tort ou à raison d’avoir des pratiques douteuses sont en passe d’être secourues par les défenseurs des droits de l’Homme. La prise en compte officielle de ce problème a été soulevée lors d’une récente visite de Boya Gariba dans le Nord du Ghana. En effet lors d’une d’une escale à Ngani, le ministre déploré l’idée et l’existence des camps de sorciers dans le pays et surtout les mauvaises conditions dont les détenus, les femmes et les enfants, sont l’objet.

Le camp de Ngani en l’occurrence est habité par 188 femmes et 41 hommes. Pour certaines raisons, les occupants sont délaissés là par des membres de leurs familles ou de leurs communautés. Ils sont accusés de pratiquer de la sorcellerie ou de s’adonner à des actes ténébreux. Ayant été surpris par ces conceptions et pratiques sans preuves viables, l’hôte a demandé instamment aux populations de mettre un terme à leur pratique car l’existence de ces camps est une violation des droits des personnes humaine et au delà une catastrophe nationale.

Dans un communiqué publié à Accra le mardi dernier, le ministère des Affaires Féminines et de l’Enfance a statué que le confinement des femmes dans des camps par des membres de la société constitue non seulement une violation flagrante de leurs droits humains mais aussi un mépris contre la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

En attendant que des actions juridiques soient enclenchées par le ministère pour le compte des « campeurs », le NADMO leur apportera dans les prochains jours un soutien matériel en vue d’améliorer leurs conditions de la vie quotidienne.

CA

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement