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Société

GHANA : Brouille de la communication cellulaire en perspective pour les abonnés indélicats

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La nouvelle prorogation de trois mois accordée par l’Autorité Nationale de la Communication (NCA) aux abonnés des différents réseaux téléphoniques mobiles à enregistrer leurs numéros cellulaires au Ghana arrive à terme ce 30 septembre 2011. L’initiative de la NCA vise à identifier les utilisateurs des numéros qui seront fonctionnels et aussi à mettre fin à l’escroquerie qu’organisent certains individus ou qui créent des troubles chez d’autres abonnés. A en croire la NCA, passé ce délai de grâce, les abonnés qui n’auront pas enregistré leurs puces se verront dans l’incapacité d’émettre ou de recevoir des appels.

Après avoir accordé une première période de six mois qui s’était achevée en fin juin dernier aux abonnés cellulaires pour enregistrer leurs puces Subscriber Identity Module (SIM), la NCA a du, pour certaines raisons repousser sa menace de désactivation des numéros non enregistrés à une date ultérieure. Pour permettre aux retardataires de pouvoir se conformer à la nouvelle règle, un nouveau délai de trois (juillet à septembre) a été donné aux uns et aux autres.

Mais aujourd’hui à quelques jours de l’expiration de la date réglementaire, la NCA est remonté aux créneaux pour rappeler à ceux qui n’ont pas encore fait le pas vers les centres d’enregistrement à saisir l’opportunité qui est devant eux pour être à l’abris de toute déconvenue avec leur lignes téléphoniques. Pour le chef du service des affaires publiques à la NCA, Mawuko Zormelo, l’opération vise avant tout à démasquer les abonnés qui se livrent à des actes criminels avec leurs téléphones portables. En clair, une fois enregistré, chaque abonné aura ses données identitaires auprès du NCA pour servir de repère plus tard en cas de besoin.

Pour cette deuxième période, la NCA n’a pas encore donné un chiffre exact sur le nombre d’abonnés enregistres. Mais auparavant, au terme de la première échéance qui s’est achevée en juin 2011, l’autorité a déclaré avoir totalisé auprès des cinq operateurs téléphoniques actifs dans le pays, 15 millions de personnes mais malheureusement 5 millions ne sont pas enregistrées avec une pièce d’identité valable ou bien l’ont fait sous de fausses identités. Des défaillances même dans le système d’enregistrement avaient irrité certains citoyens, non des moindres, qui ont menacé publiquement de traduire la NCA devant les tribunaux si jamais elle désactive leur puce SIM car au moment de l’abonnement il n’y avait eu aucun contrat entre eux et l’operateur pour enregistrer leur numéro.

Rappelons que l’opération d’enregistrement des puces SIM a débuté dans le pays depuis la fin de l’année 2010. L’espace de la téléphonie mobile au Ghana est partagée entre cinq opérateurs lesquels sont MTN, Airtel, Vodafone, Expresso et Tigo. Un sixième, Glo, est en cours d’installation.

C.A.

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