Faits divers

Fait divers : L’excès de toute chose est nuisible

Voulant à tout prix sauver sa dignité, Alain, jeune cadre de son état, a fini sa journée sur un lit d’hôpital. Alain, 37 ans, fonctionnaire dans une administration à Lomé, a été en effet admis en urgence au CHU-Tokoin de Lomé suite à des malaises sévères ressentis au ventre. C’était le mardi 16 août 2011. Comme la plupart des fonctionnaires, il était branché à sa fidèle station de radio Kanal FM pour suivre les débats lorsque, contre toute attente, il s’écroula.

Fort heureusement, il avait auparavant accueilli son collègue de service. C’est ce dernier qui, avec le concours des autres collègues, l’a conduit au CHU. Les causes de ce malaise pourraient pourtant être évitées. Certes, il a la vie sauve mais il aurait pu mourir pour juste un acte de célébrité négative.

En effet, c’est au retour de l’hôpital que le « sauveur » apprend aux autres ce qui s’était réellement passé. « Aussitôt arrivé à l’hôpital, notre malade a été rapidement accueilli. Il a fallu attendre plus d’une heure d’horloge après les premiers soins pour qu’il sorte de son sommeil hypnotique », a expliqué le collègue avant d’ajouter : « Notre ami a surpris plus d’un, y compris le médecin, lorsqu’il a laissé entendre qu’il n’avait pas mangé depuis deux jours faute d’argent ». Il renchérit en ces termes : « Pourtant je suis entré dans son bureau avec un pain beurré. Je lui ai même proposé partager avec lui un plat chez la bonne femme mais il a refusé », et de conclure « Je comprends qu’il ne voulait pas que je sache qu’il souffre ». Pauvre Alain, la mort est un sens de non retour. On n’apprend aucune leçon après le décès. Il ne sert donc à rien de jouer à l’irréductibilité.

B. TALOM

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