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Enquêtes & Interviews

A la rencontre de Samuel Zimba Junior, jeune artiste togolais de la chanson Raggae

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Le Togo et l’Afrique entière ont amèrement pleuré sa mort prématurée. Mais avant de nous quitter, le Reggaeman Brigadier Zimba a eu le temps de planter un arbre merveilleux pour continuer sa musique. Cet arbre n’est autre que son fils, Samuel Zimba Junior. Le jeune homme nous a livré ses impressions dont voici le rendu.

Vous êtes encore très jeune. Dites-nous à quel âge vous avez commencé à suivre votre père dans sa carrière?

Tout petit encore, j’étais déjà à ses cotés et j’avoue que c’était un immense plaisir pour moi. Ma mère est elle aussi une mordue de la musique et ensemble, on le soutenait. Nous sommes deux à être aux cotés de Papa: ma petite sœur et moi.

Votre mère, vous-même et votre sœur, profitez-vous encore des œuvres de votre père?

Bien sûr. Et je dois dire merci au BUTODRA et à M’bolo Musique. Je n’oublie pas non plus tous ceux qui nous soutiennent.

Quel souvenir gardez-vous de votre père?

Je pense surtout aux chansons que nous exécutions ensemble lors des entraînements et même en studio. Il m’apprenait à jouer à la guitare et on faisait des répétitions avant les concerts. Je me rappelle aussi des conseils qu’il nous donnait chaque matin avant d’aller à ses affaires.

Avez-vous un manager ou un attaché de communication?

Je travaille actuellement avec le staff qui était avec mon père. Je me sens à l’aise en compagnie de ces gens.

Quel âge avez-vous maintenant?

14 ans.

Mais vous donnez l’impression d’en avoir 18! Croyez-vous en Jah?

(Rires…) Bien sûr que oui. Toute la famille Zimba croit en Dieu. Nous sommes de la religion catholique, tout comme notre père.

Allez-vous encore à l’école?

Je continue toujours mes études, malgré tout. J’ai eu mon BEPC l’année écoulée. Je ferai la seconde la rentrée prochaine.

Pourquoi avez-vous fait une chanson pour dénoncer la maltraitance des enfants?

Vous savez, aucun enfant n’a choisi de venir dans ce monde. Un enfant, c’est un innocent. C’est un don de Dieu. J’ai fait cette chanson pour amener les parents qui maltraitent leurs enfants à arrêter ce comportement. L’enfant qui est battu, battra. L’enfant qui a été maltraité, maltraitera à son tour.

Quel est l’artiste reggae que vous admirez au Togo?

J’adore tous les artistes togolais qui font du bon travail. Sur le plan international, j’adore Bob Marley. La preuve, c’est ce que j’écoutais quand vous étiez venu pour l’interview. J’admire aussi Tiken Jah Fakoly, Lucky Dube et plein d’autres.

A quand votre premier Album?

Je suis en pleine préparation pour la sortie de mon album. Je profite de votre canal pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés qui veulent m’aider.

Votre père ne fumait pas, et vous?

[Il rit longtemps et répond enfin]. Je ne fume pas. Il est vrai que beaucoup de personnes pensent que ceux qui font du reggae fument. Certains fument, mais d’autres non.

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