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Justice

Togo : Affaire Agba Bertin, une sulfureuse affaire d’escroquerie pour fléchir des poids lourds du sérail du pouvoir

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Le dossier Agba Bertin dans lequel on parle d’une escroquerie d’une somme de 25 milliards de F CFA soutirés à un richissime homme d’affaires Emirati du nom d’Abass Al Youssef aux fins de débloquer dans une certaine banque centrale du Togo, des centaines de milliards de francs CFA appartenant au feu Général Guéï, est rentré dans sa phase concrete avec à la clé, la présentation sur convocation, de l’homme d’affaire togolais Agba Bertin, devant la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Lomé, ce mardi.

Cette information est donnée hier par les Avocats du présumé accusé de cette escroquerie lors d’une rencontre avec la presse à Lomé. Cette sortie est intervenue quelques jours après une première confrontation à la justice entre prévenu et la victime. C’était le 22 juillet dernier.

Suite à cette confrontation du 22 juillet, les langues se sont déliées. Le patron de l’OPS sécurisé qui est arrêté aux premières minutes de cette affaire de grande arnaque, a reconnu les faits qui lui sont reprochés, mais a révélé que le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Pascal Bodjona n’est nullement impliqué dans cette affaire. Quant au plaignant, dans sa détermination, a avoué qu’il n’a rencontré qu’une seule fois le ministre justement à l’Aéroport au moment où celui-ci l’attendait pour accueillir le président Faure Gnassingbé : «le Ministre Pascal Bodjona n’est pas impliqué dans cette affaire», a-t-il avoué. Pour lui, Agba Bertin est sa cible et il entend lui faire payer la note.

Rappelons que dans ce fameux dossier, les mauvaises langues, ont fait circuler la rumeur selon laquelle le détenteur du portefeuille de l’Administration Territoriale est de pieds et des mains, impliqué dans cette affaire d’escroquerie. Ils ont, pour l’enfoncer auprès de Faure Gnassingbé, commandé des articles dans un magazine « Managers » qui n’est reconnu sur le plan national ni international. Ces articles dans lesquels Pascal Bodjona est taxé d’escroquerie, de quelqu’un qui ne fonctionne que pour l’argent et mûri par l’idée de renverser Faure Gnassingbé du pouvoir ne se révèlent, après audition de Agba Bertin et de Abass Youssef, comme un montage mis au point par ceux qui jalousent Pascal Bodjona.

En effet, après avoir fait preuve d’un activisme sans bornes pour soutenir le régime décadent de feu Eyadema Gnassingbé dans les périodes les plus troubles du processus démocratique, Pascal Bodjona va être le cheville ouvrière et le visage civil de l’installation de Faure Gnassigbé au pouvoir par les forces Armées Togolaises . Il sera dès lors de tous les combats pour faire asseoir et accepter l’autorité du jeune président, contrarié en début de son règne par les conditions de son accession et visiblement mal à l’aise dans la peau du Chef de l’Etat.

Et pour remplir cette mission, Pascal Bodjona s’est rapproché des médias et a su attirer certains partis politiques vers le régime en place. Ce qui lui confère un véritable poids sur la scène politique. Cet homme incontournable aussi bien dans les négociations que dans les dossiers brûlants du régime suscitera en ne point douter de l’envie auprès de ses détracteurs. Mais, il convient de se demander si la tête de ce poids politique peut tomber facilement.

De ses détracteurs, on cite des noms très craints dans l’entourage du Chef de l’Etat. Pour qui roulent-ils et pour quels objectifs? Ont-ils alors fait échec dans ce dossier? L’avenir nous le dira. Peut être l’audience de ce mardi dévoilera des non dits de cette affaire.

Selon Adama Ruben Deo-Bruce l’un des avocats de Bertin Agba, «Notre client doit comparaître devant la Chambre d’accusation demain, depuis la confrontation du 22 juillet dernier. Cette juridiction doit statuer sur l’appel interjeté le 5 août 2011, par nous-mêmes de l’ordonnance de refus de mise en liberté rendue par le juge d’instruction».

«Par ailleurs aucun élément nouveau n’est apporté dans ce dossier et nous sommes suspendus à la valorisation d’eventuels nouveaux éléments que la partie plaignante pourrait apporter pour prouver que notre client a usé de manœuvres frauduleuses à son encontre et que des sommes lui ont été versées consécutivement à ces manœuvres frauduleuse» renchérit-ils.

Rappelons que Les avocats de M. Agba avaient demandé le 27 juillet dernier lors d’une conférence de presse, la remise en “liberté provisoire” de leur client, brandissant l’article 18 de la constitution relative à la présomption d’innocence. Mais la suite n’a pas connu une satisfaction de cette doléance. Nous y reviendrons.

La Rédaction

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