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Médias

SOS Journalistes en Danger remet la pression

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Lors de la dernière marche pacifique pour la préservation de la Liberté de presse au Togo tenue le 06 Aout dernier à Lomé, SOS Journalistes en danger avait exigé l’ouverture d’une enquête sérieuse sur les allégations de menaces de l’ANR à l’encontre des journalistes et la démission du Colonel Yotroféi Massina de la tète de l’Agence Nationale de Renseignement dans les 72 heures à compter du Lundi 08 aout. L’organisation avait aussi exigé la réouverture sans conditions des radios privées fermées «illégalement par l’ARTP».

Mais cinq jours déjà, aucune satisfaction n’est obtenue, selon SOS Journaliste en Danger. Dans un communiqué rendu public ce jour, SOS Journaliste en Danger constate avec consternation « que 5 jours après, aucune des exigences n’est satisfaite jusqu’à présent et qu’un climat d’insécurité non propice au libre exercice de la profession de journalisme continue de prévaloir, faisant ainsi perdurer les mesures illégales de fermeture des radios qui constituent de graves atteintes à la liberté de presse».

Ainsi, l’organisation lance à nouveau un appel aux organisations de défense des Droits de l’Homme, aux partis politiques, aux syndicats, aux organisations de la société civile et à toutes les populations togolaises à rester mobilisées pour répondre massivement aux manifestations qui seront organisées dans les jours à venir en vue de la préservation de la liberté de presse.

Rappelons que le samedi dernier, une partie de journalistes togolais avaient sillonné les rues de la capitale pour dénoncer les menaces qui viendraient de l’Agence Nationale de Renseignement du Togo. Ils avaient obtenu le soutien de certains politiques dont l’ANC.

La question que se posent beaucoup d’observateurs face à un tel engouement de l’ANC dont les partisans s’en étaient pris vertement dans un passé récent à certains journalistes, est de savoir si la démarche de ce parti politique est-elle sincère. Simple récupération politique ou conviction profonde de prendre cause et partie pour le sort et la défense des journalistes? La très forte connotation politique que prend ce mouvement de Sos Journaliste en Danger, fait croire à certains acteurs que cette affaire de liste de journalistes à éliminer, ne serait finalement qu’une nouvelle trouvaille de quelques acteurs politiques de connivence avec certains journalistes pour parvenir à des fins politiciennes.

Rapellons que le 25 juillet dernier, des responsables de Sos Journalistes en Danger, ont annoncé publiquement être informée d’un plan d’élimination d’une dizaine de journalistes togolais jugé très critique envers le régime en place au Togo, plan en préparation par l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Depuis, des dénonciations et des cris d’alarme sont lancées par des journalistes pour attirer l’attention des autorités, des acteurs de défense de Droit de l’Homme,des syndicats et du public sur le sujet.

La Rédaction

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