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Société

Lomé: Risques et dangers de branchements électriques anarchiques.

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La gestion anarchique des installations électriques dans certains quartiers et banlieues de la capitale togolaise prend des ampleurs considérables et expose les populations à des risques d’incendie et d’électrocution. Face au silence éloquent des autorités locales et de la Compagnie d’Energie Electrique du Togo (CEET), les « installations araignées » deviennent un Business qui ne dit pas son nom. Togoportail n’est pas resté insensible à cette situation déplorable qui constitue un véritable danger pour la vie des citoyens et sonne l’alarme pour une solution idoine au problème.

Les nouveaux quartiers de Lomé ont en vain attendu l’arrivée de la Compagnie d’Energie Electrique du Togo (CEET). Depuis des années, certaines partie d’Adigomé, un quartier périphérique au Nord Ouest de la ville de Lomé, sont sans électricité. Pour pallier la carence de la CEET, fournisseur exclusif d’électricité au Togo, il a été développé il y a quelque années des branchements anarchiques communément appelé «araignée».

Ce système consiste à transporter de l’énergie électrique sur de longues distances avec des matériels d’amateur. L’énergie est généralement transportée par des fils réservés pour les installations téléphoniques. Certains utilisent des fils conducteurs des hauts parleurs. L’essentiel c’est d’avoir de la lumière dans sa maison.

Pas besoin de poteaux électriques, une branche d’arbre fait déjà l’affaire. Pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir ces branches d’arbre, il y a une autre solution; le transport sous-terrain de l’énergie. Cette image prise à Adigomé est une parfaite illustration des installations « araignée ».

Ces branchements anarchiques sont de véritables sources de revenu aux principaux fournisseurs. « Celui qui a accepté me faire le branchement, me facture le kilowattheure à 250 frs cfa. Je ne pouvais pas faire autrement. Mes enfants doivent étudier et il est le seul fournisseur du quartier. Voila un an que j’ai fait la demande à la CEET », nous a confié Monsieur Djondo d’un air désespéré. Il vient de construire à Amadahomé (Adidogomé) et croyait que c’était la fin de sa galère.

Selon certains habitants de ces quartiers oubliés, les « araignées » arrangent également la CEET. Cette dernière n’a pas besoin de faire des travaux d’installation avant d’avoir de nouveaux abonnés.

Les dangers de cette pratique sont nombreus. Il y a d’abord les risques d’électrocution, des incendies occasionnées par des court-circuits sans compter les fréquentes baisses de tension; ce qui endommage des appareils électroménagers. Ayant utilisé des conducteurs inadaptés, les utilisateurs de ces installations se plaignent souvent de leurs consommations sans cesse croissante.

Si ailleurs, c’est l’absence des installations qui est décriée, dans certains quartiers par contre c’est l’entretien de ces infrastructures qui cause des problèmes.

Il n’est pas rare de voir des poteaux électriques à même le sol pendant des semaines. Actuellement une partie de la population de wonyomé, risque de passer dans l’obscurité si rien n’est fait. Un poteau électrique écroulé depuis des semaines donne une sueur froide aux habitants.

La CEET après l’augmentation de ses tarifs doit penser à couvrir une grande partie de la population.

A bon entendeur salut!

La Rédaction

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