pub
Développement

JVE et ATTAC en action

Advertisement

L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement JVE et l’Association pour la Taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne ATTAC-Togo ont organisé mercredi 17 Aout 2011 à l’espace American Corner de la Bibliothèque universitaire de Lomé, une journée de réflexion sur la dette et l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE). Les travaux ont été ouverts par la Directrice de l’économie, Mme Johnson Josée représentant le ministre de l’Economie et des Finances. Plusieurs communications d’imminentes personnalités notamment les professeurs d’Université édifieront les participants sur l’impact de l’initiative PPTE.

En 1996, la Banque mondiale et le FMI ont dans le but d’alléger la dette des pays les plus pauvres, lancé l’initiative PPTE. Le Togo est arrivé au point d’achèvement de ce programme le 14 décembre 2010. Six mois après, quels ont été les acquis de l’initiative PPTE? Quel doit être le rôle de la société civile au regard de cette initiative? Autant de questions auxquelles les acteurs de la société civile vont tenter de trouver la solution au cours de la journée de réflexion tenue ce jour à l’espace American Corner de l’Université de Lomé.

1,2 milliards de pauvres dans le monde, seuls 15% et 3,2% de togolais ont respectivement accès à l’eau potable et à des toilettes respectant les normes d’hygiène. C’est avec ce constat amer que M Aluka Sena Directeur exécutif de l’ONG JVE à débuté son mot de bienvenue. Dans son intervention, il a dénoncé la mauvaise gestion des dettes contractées par les Etats Africains qui ne servent pas toujours à la construction des pays.

Il a souhaité qu’une réflexion soit menée afin que le Togo qui vient d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE puisse contrôler sa dette extérieure.

M. Aluka n’a pas manqué l’occasion de réveiller l’attention de l’assistance sur les nouvelles formes d’endettement qui se rencontrent de nos jours dans le domaine du réchauffement climatique.

Le président d’ATTAC-Togo M. Nouridine à quant à lui souhaité que cette journée de réflexion permette de situer la responsabilité de chacun (bailleurs, dirigeants, acteurs de la société civile) en matière de gestion de la dette extérieure qui pèse sur le Togo. Il a également invité la société civile togolaise à être forte afin de «que ses pressions puissent justifier les décisions des politiques devant les bailleurs».

Madame Johnson Josée Directrice de l’Economie a, avant d’ouvrir les travaux, salué l’initiative prise par JVE et ATTAC-Togo. Elle est revenue sur les répercutions du point d’achèvement. «Ce n’est pas de l’argent frais qui nous sera donné» a t-elle déclaré. Selon la directrice, cette décision devra conduire à un allègement de la dette du Togo pouvant aller jusqu’à 1,8 milliards, soit une réduction de 70% de la dette extérieure en valeur nominale.

Rappelons qu’au cours de cette journée de réflexion le prof. Sodokin de l’Université de Lomé a entretienu l’assistance sur la dette des pays du Tiers monde et l’initiative PPTE. Les organisations de la société civile de leur côté ont donné leurs points de vue sur l’initiative. Le département en charge de la dette du ministère de l’Economie et des Finances est également de la partie.

Roger Adzafo

Togoportail, toute l’actualité en temps réel

Advertisement