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GHANA : Un chef traditionnel encourage le toilettage de la Constitution

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Sa majesté Nana Kofi Ansah II, le Chef traditionnel de Npakadan et de Twafohene, localités situées dans la région Est du Ghana, a lancé un appel à la Commission de révision de la constitution pour qu’elle réécrive la Constitution de 1992 afin d’incorporer aux articles existants les valeurs traditionnelles du pays.

La Constitution de 1992 qui régit le Ghana est en passe de prouver ses limites pour certaines personnes dans le pays. Le texte constitutionnel qui est actuellement en vigueur dans le pays, présente des manquements à en croire le Chef Nana Kofi Ansah II. Selon ce représentant des us et coutumes, une révision de la constitution donnera une base légale aux autorités pour qu’elles punissent les gens qui ne respecteront pas les valeurs ou la discipline établies dans la société.

Très remonté non pas seulement contre les dérives dans la société mais aussi contre l’importation de certains modes de vie occidentale dans le pays, le Chef Ansah II déclare à qui veut l’entendre que la démocratie n’est pas synonyme de libertinage ni de dépravations des mœurs.

Pour essayer de donner plus de rebond à son idée de toilettage de la Constitution et aussi au respect des normes dans la société, le Chef appelle l’Association des Journalistes Ghanéens à sensibiliser ses membres sur les notions de l’éthique de la profession. Aussi convie t-il la Commission Nationale pour l’Education Civique à organiser des forums pour éduquer les gens sur leurs droits et responsabilités dans le système démocratique pour lequel le pays a opté.

En perspective à la présidentielle de 2012, le climat socio-politique se détériore en raison des attaques verbales sur les médias entre partisans et adversaires du président John Atta Mills. Outre ce dérapage, la question des homosexuels continue de diviser les diverses couches de la société. Si les leaders religieux toutes tendances confondues appellent à voter contre les hommes politiques qui essaieraient de soutenir la cause des homosexuels qualifiés de «personnes évoluant contre les lois de la nature», certains universitaires clament qu’au regard de la démocratie et des droits humains, personne n’a le monopole de dicter à autrui sa ligne de conduite.

C.A.

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